N°93

Mars 2000

Éditorial

Sur une note

Les flancs de l’Aventin

SPF
Actualité professionnelle
Unions Régionales
Psychothérapies
Évaluation

AFP
Prix Littéraire Charles Brisset 99
Psychiatrie en Europe
Les Classifications : Jubilé Juin 2000

Comité d'Action syndical de la psychiatrie

Stop la violence

Sur une note

Penser la psychose

Psychiatricus

Peine de mort aux USA

Chemins de la connaissance

 

 

 

 

 

 

L'avenir de la psychiatrie

Même s’ils débutent mal, le vingt-et-unième siècle et le troisième millénaire seront l’époque de la lutte contre les maladies virales, les cancers et les troubles mentaux. Les hommes, ayant assuré leur survie, se préoccuperont de vivre mieux : il y a donc un bel avenir pour l’ensemble des "psychistes" comme les appelait le regretté Didier Anzieu (psychiatres, psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes..).

Du cri de Paul Balvet dénonçant la famine dans les hôpitaux psychiatriques en 1942 jusqu’à l’année 1975, la psychiatrie française a été engagée dans un processus de progrès, inégal suivant les lieux, les moments et les équipes. Mais au-delà des clivages théoriques, il y avait un élan au travail et un humanisme qui entraînaient une amélioration de la situation des patients et de leurs familles. Qu’elles soient éclairées par la psychanalyse, la phénoménologie ou la militance chrétienne sociale ou socialiste, les démarches étaient fécondes ; critiquées pour leur caractère réformiste en 1968, elles sont venues bien davantage se briser sur les ravages du libéralisme économique mondial et sur la volonté de soumettre à la loi de l’argent la santé, l’éducation et la culture. Il faut organiser une nouvelle résistance en attendant que la lutte pour l’épanouissement humain puisse reprendre son élan.

1968 a donné un statut convenable à la psychiatrie et aux psychiatres. Mais les malades mentaux attendent encore la considération : la majorité d’entre eux ne sont plus internés ni même hospitalisés, mais ils sont loin d’être convenablement soignés. Des locaux adaptés et entretenus, des équipes suffisantes en nombre et engagées dans un procès de formation permanente sont les conditions préalables à tout travail psychothérapique dans les structures publiques et associatives. Dans la pratique privée, il convient que l’acte psychiatrique cesse d’être dévalorisé comme si la relation humaine ne valait rien. Le travail des psychologues cliniciens, titulaires d’un D.E.S.S. ou d’un diplôme équivalent, devrait pouvoir bénéficier d’une prise en charge. Mais il convient de laisser libre l’exercice de la psychanalyse et des psychothérapies, car nous savons que de grands psychanalystes sont venus à sa pratique à partir de formations très diverses. A une époque où beaucoup de nos malades, mais aussi nos chefs d’Etat, consultent des voyants et des astrologues plus nombreux que les psychothérapeutes, il est vain de légiférer : aucune loi ne pourra éliminer les charlatans dans tous les domaines !

En période de crise économique, tout coûte trop cher (en particulier, la santé), et c’est dans ce contexte qu’on veut tout mesurer. Les évaluations proposées sont conçues pour des gestes techniques quantifiables, comme il en existe relativement en médecine et en chirurgie. Toutefois, elles poussent à un retour à l’inhumanité dans les hôpitaux puisque les temps de parole avec le patient à l’occasion des soins n’étant pas prévus, ils sont considérés comme du temps perdu. Elles méconnaissent l’importance des relations humaines privilégiées que suppose l’exercice de la psychiatrie, le fait que les soignants ne sont pas interchangeables auprès des divers patients et la nécessité de respecter les rythmes propres des soignants et des soignés si nous voulons un travail de qualité. Nous devons dire et répéter sans cesse que, en psychiatrie, le plateau technique, c’est les personnes.

Les futurologues se trompent. Personne n’avait prévu les événements de 1968. Je pense quand même que notre société va se remettre en question plus ou moins brutalement ces années-ci. Pourquoi pas à l’occasion du changement de millénaire ? Cela n’arrive qu’une fois tous les mille ans ! Pour la psychiatrie comme pour l’humanité, les aspirations de liberté, d’égalité et de fraternité sont encore un programme neuf. Foin des décisions qui tombent d’en haut, loin des problèmes du terrain, et qui ne sont ouvertes à la concertation que pour leur application. Nous avons besoin de l’imagination de tous les personnels médicaux, paramédicaux, techniques et administratifs pour résoudre au mieux des problèmes difficiles : ceux-ci ne la déploieront que dans un climat vraiment républicain où ils ne craindront pas que les innovations venues de la base soient mal accueillies. Si, contrairement au slogan de 1968, l’imagination ne prend jamais le pouvoir, elle ne permet pas moins de contribuer à changer le monde.

Claude NACHIN
Amiens

 

 

 

 

 

Sur une note

Dans un précédent numéro, nous nous inquiétions de la mention de la raison médicale sur les arrêts de travail. Il nous paraît important de signaler que la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) et le collectif "Pour le droit des citoyens face à l’informatisation de l’action sociale" se sont, de leur côté, vigoureusement élevés contre cet article 18 du PLFSS, "en raison du risque manifeste d’atteinte au secret médical". Ils insistent sur le nombre élevé de personnes qui traitent les documents d’arrêt de travail, ce qui multiplie les risques de divulgation des éléments médicaux. De plus, pour les cinq millions de fonctionnaires, les trois volets de l’arrêt de travail sont adressés à l’employeur et parviennent aux services du personnel sans aucun filtrage médical. Ils observent également, à juste titre semble-t-il, qu’en utilisant pleinement les procédures existantes (convocation par le contrôle médical, prise de contact du médecin-conseil avec le praticien), les Caisses ont déjà les moyens de lutter contre d’éventuels abus (LDH-Info, déc. 1999, N° 84).

Un exemple récent ne peut qu’inciter à la plus grande vigilance : un employeur avait montré à tout son personnel l’arrêt de travail établi par un psychiatre pour l’une de ses employées, en l’assortissant de commentaires désobligeants. Fort heureusement, la patiente était alors suffisamment "solide" pour ne pas en être affectée outre mesure.

J-Y.F.

Dans la perspective d’un prochain dossier nous demandons aux collègues concernés quelle est leur expérience de l’obligation de soins, prescrite parfois par la justice pénale, qui conduit certaines personnes vers le cabinet des psychiatres : quelles sont leurs remarques et les éventuelles difficultés à l’usage.

La rédaction

 

 

 

 

Les flancs de l'Aventin

Au cours d’un colloque tenu le 25 février, la FNAPPsy* s’interroge sur la place du malade pour les professionnels de santé mentale.

Bien entendu, on pourrait donner une réponse démagogique, séductrice, humanitaire ou humaniste à cette question. Mais on peut surtout apporter une réponse technique : si la psychiatrie s’est officiellement créée (autonomisée) en 1968, c’est en fonction d’une certaine idée de la maladie, du malade et du soin, selon laquelle il existe des maladies et des dysfonctionnements psychiques (c’est donc une part de la médecine), qui eux-mêmes entament ou entravent la liberté de penser du patient, par le biais de l’angoisse, du refoulement, des mécanismes de défense, etc.

Mais il reste une marge de manœuvre vivante, même dans les situations de détresse ou de détérioration les plus spectaculaires. Et c’est avec cette part vivante que nous travaillons, cette part toujours présente d’appétence relationnelle.

Comme nous savons, en outre, que la gradation entre normal et pathologique est variable et labile, nous travaillons moins contre la part malade (il y a des instruments pour cela, pour la soulager ou la masquer : les médicaments) qu’avec la part vivante, saine, dynamique. Ce devrait être la cas pour tous les médecins. Mais, pour les psychiatres, c’est cette part avec qui est la plus importante, l’essentielle, l’incontournable.

Simon-Daniel KIPMAN
Paris

* Fédération Nationale des Associations de Patients et ex-Patients en Psychiatrie

 

 

 

 

 

 

Actualité professionnelle :
le point

 

Pour des raisons d’édition, cet article d’information rédigé fin février ne prend pas en compte l’actualité survenue ultérieurement.

1. Télétransmission

Les pressions des Caisses s’accentuent. Certaines commencent à réclamer le remboursement de la prime de 9.000 F, d’autres menacent de ne plus participer aux prises en charges des cotisations sociales des médecins du secteur 1, d’autres encore adressent aux médecins des menaces de déconventionnement à peine voilées. Le directeur de la CNAMTS évoque un paiement des feuilles de soins "papier" à partir du 1er juillet 2000, ce qui n’est pourtant pas prévu dans l’avenant conventionnel.

Nous rappelons que notre consigne est de retarder le plus possible la mise en route de la Télétransmission puisque les conditions actuelles sont inacceptables. Aussi, :

2. Enquête sur l’offre de soins en psychiatrie

Une enquête diligentée par le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, sur l’hospitalisation complète en psychiatrie montre, de 1990 à 1997, une diminution de 27,4 % du nombre de lits, soit une suppression de 27.000 lits qui n’ont été remplacés que par 5.000 places d’hospitalisation partielle. La psychiatrie est ainsi l’une des spécialités qui a le plus contribué, ces dernières années, à la restructuration du paysage hospitalier français. Mais de très importantes inégalités régionales demeurent qui demandent à être corrigées.

3. Les dépenses de soins en 1999

Les dépenses de soins remboursables à fin décembre 1999 pour les trois régimes :

 
HONORAIRES
Évolution 99/98
PRESCRIPTIONS
Évolution 99/98
Omnipraticiens
+ 0,8 %
+ 4,9 %
Spécialistes
+ 1,1 %
+ 6 %
Psychiatres
+ 0,8 %
+ 9,3 %
Neuro-psychiatres + psychiatres
- 0,2 %
+ 7,6 %


Si l’on constate pour 1999 une progression des honoraires plus faible pour les psychiatres que pour l’ensemble des spécialistes, l’ensemble neuropsychiatres et psychiatres accuse une baisse légère de 0,2 % ! Par contre, les prescriptions accusent une progression supérieure à celle de l’ensemble des spécialistes. L’interprétation de ces résultats reste à faire.

4. Rencontre entre la CNAMTS et les Syndicats horizontaux

La loi de financement de la Sécurité Sociale impose aux Caisses une négociation avec les syndicats médicaux afin de déterminer l’évolution des dépenses d’honoraires et le respect des objectifs de maîtrise :

Il n’y aura probablement aucune négociation en vue de l’établissement d’une convention pour les spécialistes car les syndicats refusent de négocier dans la logique actuelle d’une maîtrise comptable avec sanctions des professionnels, et les Caisses s’accommodent finalement très bien de cette situation qui leur permet de décider seules !

5. Modernisation du système de soins

Toujours le plus grand flou sur les projets. Trois volets semblent pour le moment retenus :

Le silence de notre nouvelle Secrétaire d’Etat à la Santé à ce sujet est toujours aussi assourdissant !

6. FMC : les projets de l’UNAFORMEC

L’Unaformec vient de rendre publique une "plate-forme FMC" (sur laquelle elle va demander à chaque centrale syndicale de s’engager avant les élections aux Unions Professionnelles) qui préconise une clarification du financement de la FMC en le détachant des conventions médicales et en séparant clairement le financement de la formation des cadres syndicaux à la vie conventionnelle de celui de la formation des médecins à leur exercice professionnel. Elle propose également de soumettre l’ensemble du système de formation au contrôle du "quadripartisme égalitaire" : l’Ordre des médecins, les Syndicats médicaux, l’Université et les Associations de formation continue. Enfin, elle milite pour des "procédures d’assurance qualité" reposant essentiellement sur les Associations régionales et non plus uniquement sur les grandsthèmes de santé publique déterminés nationalement.

7. Manifestations hospitalières franciliennes

L’intersyndicale des psychiatres publics de Paris et d’Ile de France a vivement manifesté pour dénoncer l’étranglement dont sont victimes les quatre hôpitaux psychiatriques et pour demander des attributions budgétaires adaptées.

8. Négociations statutaires hospitalières

Le SPF, comme tous les syndicats, est exclu des négociations en cours. Le Ministère ne reçoit plus les syndicats pour ce type de négociations, mais seulement les trois confédérations syndicales, dont deux se détachent plus particulièrement : la Confédération des Hôpitaux Généraux (CHG) et l’Intersyndicale nationale des PH (INPH). Nous envisageons d’adhérer à l’une d’elles afin d’avoir accès aux négociations en cours ou futures.

9. Rapport du Haut Comité Médical

Un rapport préparatoire à la Conférence Nationale de Santé préconise que la définition du "panier de biens et de services de santé" (le panier des soins remboursables) ne doit pas se baser, comme dans le cas de la CMU, sur une approche uniquement comptable mais qu’il doit reposer sur des critères scientifiquement reconnus et intégrant les besoins de prévention. Il estime par ailleurs que tous les soins ne peuvent pas être pris en charge par l’assurance maladie, que la couverture complémentaire doit jouer son rôle, et enfin que, dans un souci d’équité d’accès aux soins de base, une suppression progressive du ticket modérateur s’impose.

10. Assemblée générale du SPF.

Celle-ci aura lieu le 25 mars à Paris. Les membres du Bureau exposeront leurs réflexions et leurs actions réalisées de mars 99 à mars 2000.

Pierre STAËL
Secrétaire Général SPF

 

 

 

 

Unions régionales des médecins libéraux : VOTEZ !

 

La date des élections aux Unions régionales est fixée au 29 mai. Les résultats de ces élections auront une influence considérable sur l’évolution de la pratique médicale libérale dans les régions pour les six années à venir, mais aussi, au plan national, sur la représentativité des grands syndicats médicaux. Il est du devoir de chaque médecin de participer à ce vote pour défendre à la fois son mode d’exercice et ses idées sur l’évolution de la pratique médicale en France.

Les Unions régionales

Nous avons rappelé dans notre numéro de septembre 99 (N° 87, pp. 11-12) les rôles principaux de ces organismes créés par la loi Teulade en 1993, et encouragé les psychiatres à présenter leur candidature. Elles sont un outil au service

des médecins libéraux dans le domaine de l’évaluation et de l’abord médico-économique comme au niveau de leurs rapports avec les autorités sanitaires et les Unions régionales des Caisses d’assurance maladie. Leurs membres sont élus pour six ans sur des listes présentées par les syndicats médicaux reconnus comme représentatifs.

Des raisons régionales et générales de voter

  1. Des raisons régionales :

    La plupart des décisions concernant l’évolution future des pratiques médicales, tant hospitalières d’ailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons

    La plupart des décisions concernant l’évolution future des pratiques médicales, tant hospitalières d’ailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons

     

    La plupart des décisions concernant l’évolution future des pratiques médicales, tant hospitalières d’ailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons simplement le décret sur l’évaluation des pratiques médicales paru le 28.12.99 (cf. qualité des soins et évaluation) qui donne l’entière responsabilité de l’évaluation des médecins libéraux, à partir de critères fournis par l’ANAES, aux sections (soit généraliste, soit spécialiste) des Unions. La présence effective des psychiatres parmi les élus aux Unions régionales et le poids des syndicats respectifs qui les représentent le mieux, seront encore plus déterminants pour les psychiatres que pour d’autres spécialistes. En effet, d’une façon générale, certaines spécialités chirurgicales ou techniques peuvent facilement se représenter les unes les autres car leur mode de travail et leurs conditions économiques sont semblables. La spécificité du travail des psychiatres (prédominance de la clinique, nécessité du libre accès, actes répétitifs, suivi au long cours et pratique psychothérapique) ne peut se comparer avec aucune autre spécialité si ce n’est, peut-être, la médecine générale.

  2. Des raisons générales :

    La représentativité ultérieure des Syndicats médicaux nationaux dépendra du score qu’ils obtiendront à ces élections. Le syndicalisme médical en France n’est que relativement développé. Pourtant, l’influence des syndicats déborde largement le nombre même de leurs adhérents. Il en est de même, par exemple, pour les syndicats de salariés : leur véritable influence se mesure en général à leurs résultats lors des élections de leurs représentants à l’URSAFF ou aux ASSEDIC. On sait même que c’est une des raisons pour lesquelles ces élections sont si rares !... Les médecins, eux, ont la chance de pouvoir donner leur avis tous les six ans. Il est important qu’ils le fassent et qu’ils en profitent pour appuyer les organisations les plus proches de leurs idées. Les conséquences peuvent en être très concrètes. Prenons l’exemple du libre accès au spécialiste : il dépendra en grande partie des succès obtenus à ces élections par les défenseurs du médecin-référent (MG France) ou d’une médecine plus ouverte (UNOF, branche généraliste de la CSMF). De même, la représentation des spécialités cliniques, dont fait partie la psychiatrie, et la valorisation de leurs actes dépendront de l’équilibre des forces entre les syndicats de spécialistes.

Pour qui voter ?

S’agissant d’un scrutin de listes présentées par les syndicats représentatifs, il n’est pas possible de voter directement pour le candidat de son choix. On votera donc soit pour une liste présentant, en position éligible, le candidat que l’on veut soutenir, soit pour une liste défendant des idées dans lesquelles on peut se reconnaître, au moins partiellement.

Rappelons les forces en présence.

Cette présentation des grandes centrales syndicales est volontairement lapidaire. En fait, comme dans les partis politiques, les différences sont surtout caricaturales au niveau de leur représentation nationale. Sur le terrain, et les Unions régionales travaillent surtout à ce niveau, les nuances sont plus subtiles et dépendent souvent de la personnalité des élus. En dehors des blocages provoqués par MG France, elles n’empêchent pas la considération et le respect mutuels nécessaires à un travail en commun. Il n’est d’ailleurs pas certain que la multiplication des syndicats ait servi la cause générale de la médecine ni celle des médecins.

Au cours de sa réunion du 22 janvier 2000, le Conseil du SPF a proposé à ses adhérents
et au-delà, à tous les psychiatres, les priorités suivantes.

Il est impératif :

1. de voter :

l’abstention est fautive, comme toujours d’ailleurs, car elle entraîne une sur-représentation des positions minoritaires et radicales. La participation au vote renforcera les Unions et les représentants de la profession organisée ;

2. de voter pour les listes présentant un psychiatre en position éligible :

il ne s’agit pas simplement d’un vote corporatiste ; nous avons expliqué plus haut la difficulté pour le fait psychiatrique d’être représenté par d’autres spécialités ;

3. de voter, à défaut de candidat psychiatre, pour les listes CSMF-UMESPE :

les deux syndicats représentant les psychiatres libéraux, aussi bien nous, le SPF, que le SNPP, adhèrent en tant qu’"organisations verticales" à la CSMF et à l’UMESPE qui défendent à la fois :

Rappelons qu’aux dernières élections la quasi-totalité des psychiatres avaient été élus sur les listes CSMF-UMESPE et marginalement, sur celles du SML.

Michel EISELE
Vice-Président

 

 

 

 

 

Psychothérapies, Psychothérapeutes

 

Historique et développement de l’analyse du Syndicat

1. Depuis plus de vingt-cinq ans, le SPF, s’appuyant sur la circulaire Sournia, a toujours défendu l’assimilation de la pratique des psychothérapies à la consultation psychiatrique (CNPSY). Nous nous sommes toujours opposés à une différenciation d’un acte de psychothérapie qui aurait été, en tant qu’acte isolé, sous-coté par rapport à la consultation et qui aurait pu être considéré comme un acte technique autonome pouvant être pratiqué par des "auxiliaire " médicaux. Cette lettre-clé unique a en fait rendu possible des pratiques très diverses, sans grande contestation de la part des Caisses, et les rares problèmes rencontrés ont toujours pu être réglés rapidement après intervention syndicale. Globalement, en terme de nomenclature, le système donnait dans l’ensemble satisfaction (en dehors bien sûr du problème de la sous-valorisation financière constante de la lettre-clé).

2. Après que la première étape de la refonte de la nomenclature des actes techniques fut terminée, celle des des pratiques cliniques s’est engagée il y a maintenant un an. Les psychiatres, dont la pratique et la dimension psychothérapique de leur consultation étaient totalement ignorées (il n’était question que d’examen somatique), sont parvenus à faire reconnaître d’une part la dimension psychothérapique de la consultation psychiatrique et, d’autre part, l’indissociabilité entre psychothérapie et consultation elle-même, ainsi que la quasi-exclusivité de la pratique des psychothérapies par les psychiatres. Rien n’est encore définitivement acquis puisque ces négociations en sont à leurs débuts et doivent franchir beaucoup d’obstacles, mais nous sommes actuellement plutôt sur la bonne voie.

3. Prévoyant des difficultés pour la pratique des spécialités cliniques (et notamment pour la psychiatrie), nous avons au SPF constitué depuis plus de deux ans des groupes de travail et de réflexion qui ont publié différents textes, notamment sur :

Il s’agit de textes à usage syndical, écrits dans un langage accessible à des non-psychiatres ou à des non-médecins, et destinés à nos partenaires tant médicaux que gouvernementaux ou administratifs, que nous avons utilisés lorsque l’actualité en a imposé la nécessité.

4. La pression des psychothérapeutes non-médecins pour faire reconnaître un statut de psychothérapeute s’est brusquement accentuée avant l’été 99, de façon agressive à l’encontre des psychiatres, rabaissés au rang de "dinosaures prescripteurs". Les psychothérapeutes non-médecins n’hésitent pas à s’estimer les seuls psychothérapeutes valablement formés et compétents (mais ils se déclarent cependant prêts à labelliser les psychiatres qui accepteraient de suivre leur cursus) ! Leur but est d’obtenir une reconnaissance dans un quelconque pays européen pour l’étendre ensuite à l’ensemble de la Communauté. Dans le même temps, ils tentaient une démarche auprès de notre Ministre de la Santé.

5. C’est ainsi qu’en juillet 1999, à la demande du Ministère, sous l’égide de l’IGAS et à partir d’un travail de définition des psychothérapies confié à l’AFNOR par les psychothérapeutes non-médecins, se sont réunis un certain nombre de partenaires concernés, dont les syndicats horizontaux de médecins, l’Ordre national des Médecins, la FFP et le SNPP. Nous avions, au SPF, refusé de répondre à l’enquête de l’AFNOR en arguant du fait qu’il s’agissait d’unorganisme denormalisation industrielle, qui ne pouvait se prévaloir d’aucune compétence en matière de soins et de médecine, et que nous ne comprenions pas son intervention dans un domaine strictement médical (nous n’avons donc pas été invités à cette réunion à laquelle nous n’aurions d’ailleurs pas accepté de participer). La CSMF s’est rangée derrière la position de l’Ordre des Médecins qui a été claire et lapidaire, à savoir que les psychothérapies étant des soins médicaux, elles relèvent de la médecine et donc des seuls médecins ! Nous avons ensuite, avec le SNPP, demandé à la CSMF de confirmer cette position par écrit au Ministère.

6. Il nous a paru alors indispensable de nous positionner officiellement sur ce sujet de la pratique des psychothérapies et de le faire connaître tant au plan national qu’européen (via l’UEMS). C’est ainsi que le Conseil a (difficilement) rédigé le texte ci-dessous : il n’est pas parfait mais le résultat d’un choix politique. Nous avons abandonné la position pourtant confortable de l’Ordre afin de tenir compte de la réalité de la pratique hospitalière qui délègue volontiers, et depuis longtemps, la pratique des psychothérapies aux psychologues des services sur indication des praticiens et sous leur supervision. Il ne nous a pas échappé que cette " concession " risquait de se faire au détriment des libéraux qui auraient été "confortés" par la position plus simple de l’Ordre, mais nous sommes restés fidèles à notre vision globale et unitaire de la pratique psychiatrique.

Toutefois, il est devenu alors indispen-sable de différencier les psychothérapies du psychiatre dans leur dimension globale, médicale et psychiatrique (diagnostic psychiatrique et organique si besoin, possibilité d’examens complémentaires et de prescriptions) s’inscrivant dans le cadre de la consultation médicale spécialisée (CNPSY), de celles pouvant être pratiquées par d’autres (tels les psychologues, par exemple) qui n’ont pas cette dimension ; les unes et les autres ne peuvent ni ne doivent être confondues, ni dans les faits ni dans leurs cotations éventuelles, afin qu’une éventuelle reconnaissance (même si elle paraît peu probable) d’un acte psychothérapique (et sa sous-cotation inéluctable) ne puisse se confondre avec les psychothérapies pratiquées par les psychiatres dans le cadre de leur CNPSY. Il en va du devenir des psychiatres libéraux !

7. C’est en octobre 1999 que nous avons appris, par Christian Vasseur, Secrétaire général AFP, le dépôt de la proposition de loi sur l’usage du titre de psychothérapeute par le député Bernard Accoyer. Ce projet, dont nous ne sommes pas demandeurs, est probablement dû à l’instigation des psychologues, puisqu’il prône ce titre uniquement pour les psychiatres et pour eux. Notons que le député initiateur s’est bien gardé de nous consulter malgré le fait que nous lui ayons écrit à deux reprises à la même période (au sujet du PLFFS et de l’obligation de mention de la raison médicale des arrêts de travail) : il nous avait alors répondu sur ces sujets, confirmant ainsi qu’il n’ignorait pas notre existence ! Cette proposition de loi ne nous gêne pas puisqu’elle va dans le sens que nous défendons (à condition que la formation des psychologues concernés réponde à une véritable formation clinique). Mais on peut craindre que cette proposition ne soit combattue par les psychothérapeutes non-médecins, et rien ne dit qu’elle sera adoptée en l’état puisqu’elle émane de l’opposition parlementaire(1).

8. Notre position officielle au SPF sur la pratique des psychothérapies suscite de nombreuses réactions, souvent passionnelles, de la part de confrères qui n’hésitent pas, sous prétexte de purisme ou de dogmatisme, à défendre des positions valables sous certains aspects mais qui iraient au détriment direct des psychiatres eux-mêmes et de leur pratique.

Un syndicat de psychiatres se doit de promouvoir et de défendre les conditions d’exercice spécifiques aux psychiatres et, parce qu’il est aussi un Syndicat de médecins, de veiller à la santé publique et à la qualité des soins, et donc à la qualification de ses collaborateurs. Mais il n’a pas, par contre, à se substituer aux autres Syndicats de professionnels. C’est pour cette raison que, dans notre prise de position sur l’exercice des psychothérapies, comme dans le courrier adressé au député B. Accoyer (cf. Prise de position du SPF), nous avons insisté sur les deux points qui nous paraissent fondamentaux :

9. Un dernier point : il faut améliorer encore puis garantir la formation des psychiatres aux psychothérapies, tant initiale que continue, en relation avec les Universitaires, les Sociétés savantes et en harmonisation avec les instances européennes. Il s’agit pour nous, au SPF, d’une question prioritaire. Non pas qu’il nous appartienne de la formaliser (ce n’est pas dans les attributions d’un syndicat), mais nous devons en susciter la réflexion et la démarche auprès des différentes instances dont c’est la compétence et la responsabilité.

Pierre STAËL
Michel EISELE

Nous attendons avec intérêt les résultats du Colloque mis en place à ce sujet par l’AFP, à l’Assemblée Nationale, le 23 mars.

     

     

Position du SPF sur l'exercice des psychothérapies

     

    L’EXERCICE DES PSYCHOTHÉRAPIES EST UN ACTE MÉDICAL QUI NE PEUT ÊTRE PRATIQUÉ QUE SUR PRESCRIPTION ET SUPERVISION PSYCHIATRIQUES. C’est la condition indispensable pour garantir à la population la qualité des soins.

    Par ailleurs, il nous paraît important que soit très clairement différencié ce qui a à voir avec le psychopathologique et le thérapeutique, et qui seuls renvoient à la notion de psychothérapies, des multiples méthodes qui visent à l’épanouissement personnel et qui ne sont en rien thérapeutiques ou psychothérapiques.

    La prescription des psychothérapies

    C’est au spécialiste qu’est le psychiatre que revient le rôle, de par sa formation et sa compétence médicale globale et psychiatrique, de poser les indications de traitements psychothérapiques structurés en intégrant la psychothérapie proposée dans la meilleure stratégie thérapeutique possible dans un but curatif et préventif. Sa qualification, qu’il est de surcroît seul à offrir, constitue par ailleurs la recon-naissance de sa compétence dans ce domaine et représente précisément la garantie de qualité recherchée.

    La pratique des psychothérapies

    1) Par les psychiatres.

    L’exercice du psychiatre repose sur une reconnaissance universitaire et légale de sa compétence.

    Si la spécificité de la consultation du psychiatre est sa dimension d’emblée psychothérapique, la psychothérapie du psychiatre est, de même, indissociable de la consultation psychiatrique dont elle fait partie intégrante. Elle tient sa spécificité d’une part des aspects particuliers de la Maladie Mentale et de leur approche indirecte par le biais relationnel et, d’autre part, de la place, de la fonction et de la nature de la formation et des connaissances du psychiatre, à savoir :

    2) Par d’autres, non-psychiatres, sur prescription psychiatrique. Elles n’ont pas la dimension médicale et globale de celles du psychiatre et ne sauraient donc se confondre avec elles. Il s’agit de techniques psychothérapiques qui peuvent être pratiquées par des personnes qualifiées dans le cadre d’une indication et d’un suivi, voire d’une prise en charge conjointe, avec un psychiatre responsable qui assurerait la supervision médicale dans une structure adaptée (travail en institution ou en réseau) et à condition que ne leurs soient pas confiées les pathologies particulières et lourdes qui relèvent spécifiquement de la prise en charge spécialisée des psychiatres.

    Ces auxiliaires médicaux devraient pouvoir justifier d’une formation universitaire et clinique jugées comme adéquates.

    Le Bureau

     

    Courrier au député
    B. Accoyer, le 08.12.99

    Monsieur le Député et Cher Confrère,

    Nous vous remercions vivement de nous avoir communiqué le texte de la proposition de loi relative à l’usage du titre de psychothérapeute que vous venez de déposer sur le Bureau de l’Assemblée Nationale.

    Nous souhaiterions faire deux remarques à ce sujet :

    Nous vous prions ...

    Simon-Daniel KIPMAN
    Président SPF

     

     

     

     

Qualité des soins et évaluation

    La qualité des soins est devenue le seul argument opposable tant à la population qu’à nos partenaires institutionnels. C’est elle aussi qui peut, juridiquement et médiatiquement, protéger le corps médical des attaques de plus en plus nombreuses dont il est l’objet. Mais la qualité doit se prouver. Son objectivation a pour corollaire incontournable son évaluation. Plusieurs projets d’évaluation ont vu récemment le jour, dont trois nous paraissent importants :

Devant l’importance pour la profession de participer à la définition de son évaluation plutôt que de la subir passivement, et le fait que toute demande de moyens nouveaux (ne serait-ce qu’une augmentation d’honoraires) doit être désormais justifiée par une augmentation des exigences de qualité, comme la médecine hospitalière en fait quotidiennement l’expérience, voici l’analyse critique faite par le SPF du décret n° 99-1130 du 28.12.99 relatif à l’évaluation des pratiques professionnelles et à l’analyse de l’évolution des dépenses médicales.

Ce décret organise :

  1. l’évaluation individuelle des pratiques professionnelles,
  2. l’évaluation collective,
  3. l’analyse de l’évolution des dépenses.

On note d’emblée que l’évolution des dépenses est mise sur le même plan que l’évaluation des pratiques. Si l’on prend en compte que ce décret a été publié par la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité et que l’analyse des chiffres est toujours plus facile que celle des pratiques, on perçoit que le facteur économique est son véritable objet. Pour le gouvernement, il remplace sans doute avantageusement tous les projets avortés d’organisation de la Formation médicale continue. L’organisation pratique de cette évaluation est confiée aux Unions régionales des médecins libéraux. De ce fait, elle remet en selle ces organismes, leur donne une nouvelle légitimité et résout le problème du financement de cette évaluation puisqu’il sera assuré, via les Unions, par les cotisations des médecins. Le décret est formulé assez habilement pour dépasser les blocages récents des Unions, en précisant à chaque paragraphe que ce sont les sections constituant les Unions, c’est-à-dire soit les sections de généralistes, soit les sections de spécialistes, qui organiseront l’évaluation.

L’aspect scientifique de l’évaluation est confié à l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES), organisme rodé en matière de références médicales et d’accréditation.

1. L’évaluation individuelle des pratiques professionnelles

Chaque médecin pourra, à sa demande, être évalué et disposer ainsi d’une appréciation et de recommandations formulées par ses pairs sur la qualité de ses pratiques en matière de prévention, de diagnostic et de thérapeutique. Cette évaluation se fera à son cabinet par des médecins habilités, à partir de guides d’évaluation professionnelle élaborés par l’ANAES. Elle prendra en compte les recommandations de bonne pratique, les référentiels de pratiques, et les références médicales. Elle sera organisée localement par la section del’Union. Le (ou les) médecin(s) habilité(s) pourra(ont) consulter les dossiers médicaux rendus anonymes. Après une phase contradictoire, ils formuleront par écrit au médecin concerné leurs conclusions et leurs recommandations visant à l’amélioration de ses pratiques. Lorsque le cycle de l’évaluation sera terminé, l’Union informera le Conseil départemental de l’Ordre. Lorsque l’évaluation aura été satisfaisante sans réserve, l’Union adressera à ce médecin et au Conseil départemental une attestation qui pourra être utilisée par le médecin dans les limites du Code de déontologie. Lorsque l’évaluation aura mis en évidence des faits mettant en jeu la sécurité des patients, les médecins évaluateurs le signaleront au médecin et proposeront des mesures correctrices. En cas de refus par le médecin, les médecins évaluateurs seront tenus de transmettre immédiatement un constat circonstancié à l’Ordre des médecins.

Remarques :

2. L’évaluation collective des pratiques

Beaucoup plus facile à organiser par les Unions, l’évaluation collective vise à permettre à chaque praticien de confronter ses pratiques à celles de ses confrères ou à des référentiels validés par l’ANAES. Elle peut se faire sous forme de réunions associant des médecins d’activité similaire en vue de l’analyse de cas cliniques ou de l’analyse des écarts entre l’activité de ces médecins et les références. Cette forme de réunion, de type " cercle de qualité ", existe dans de nombreuses professions (en particulier dans l’industrie), mais aussi pour les médecins dans certains pays (la Suisse, par exemple, où les assurances paient les médecins pour se réunir, estimant que cette dépense est largement compensée par les gains résultant de leur pratique, sans autre mesure coercitive). Ces réunions seront, elles aussi, conduites par les médecins évaluateurs cités précédemment.

3. L’analyse de l’évolution des dépenses

L’analyse de l’évolution des dépenses doit être réalisée trimestriellement par les sections des Unions à partir des données transmises par les Unions régionales des Caisses d’Assurance maladie. Cette fonction de présentation et de comparaison de l’activité et des prescriptions, spécialité par spécialité, reprend ce qui se faisait dans les Commissions conventionnelles paritaires locales des Caisses primaires, commissions ne se réunissant plus en raison du vide conventionnel. Ces réunions devraient permettre d’expliquer aux Caisses l’origine de l’évolution ou du dérapage de certaines dépenses, mais serviront surtout de justification aux lettres-clé flottantes. Globalement, les membres de la commission portent un regard nuancé sur ce décret : il est intéressant puisqu’il essaie de formaliser une évaluation des soins ; par contre, il est nettement orienté vers une évaluation quantitative et formelle. Même dans l’évaluation individuelle des médecins, c’est davantage le respect des textes réglementaires qui est observé plus que l’efficacité des soins, la qualité du geste thérapeutique ou celle de la relation médecin-malade. On peut craindre davantage l’utilisation tendancieuse de ce décret que son application "à la lettre" : la hiérarchisation des médecins et le fait de détourner leur activité thérapeutique vers une attention exagérée aux pratiques référentielles, risquent de nuire à leurs qualités d’écoute et d’adaptation aux besoins des patients.

Le décret risque aussi de convenir à d’éventuels assureurs privés en leur préparant des médecins "évalués". Pour la petite histoire, on pourra noter la rémunération des médecins habilités : elle sera au maximum de 3 C par heure de travail. Serait-ce un repère pour de futures négociations tarifaires ?

Ce décret impose dans l’immédiat une action syndicale dans deux directions :

Michel EISELE
Vice-Président

 

 

 

 

 

Le Prix Charles Brisset 1999 :

Le Trou du Rat
de Jacques TEPHANY
Edition Buchet Chastel

 

TÉPHANY est un conteur...

... celui qu’on aimerait entendre sous les platanes d’un village du Vaucluse quand " le soleil brille fort et donne à notre pénombre une sorte de lumière intérieure ";

... celui qui par courtoisie nous parle en français gardant du provençal, à demi-cachées, ses ailes d’oiseau chanteur et coloré.

Sur la place, il y a un conteur et peut-être sur le mur "une vieille affichette, image de deux clowns qui se tapent sur le ventre"..., mais les clowns sont morts tous les deux à Auschwitz.

Sur la place, il y a un conteur. Après les massacres et la terreur et la trahison, plus de clowns, plus de bateleur. Reste le récit d’une épopée brève et d’une longue nostalgie. De mille morts le conteur recrée la vie. De ses paroles, de ses gestes s’élève un vol d’oiseaux poètes qui narguent les corbeaux, les prédateurs, les " esthètes de la terreur ".

TÉPHANY est un conteur...

O lecteur homme de cabinet et de bibliothèque, tu ne sais plus lire avec ta voix..., tu l’as désappris depuis bien longtemps et tu n’entends plus la voix du texte entre les lignes.

Pourtant Le Trou du Rat ça parle, ça dit à qui veut l’entendre qu’il ne s’agit plus d’un récit de " styliste " : " Ce n’était ni Stendhal ni Chateaubriand qui m’enchantaient, c’était le plaisir de Berguier à m’en entretenir ", et le plaisir de relire ensemble quand tout paraît s’être apaisé, une phrase de Céline (il faut s’en méfier comme de la peste) : " et puis il s’est passé des choses et encore des choses qu’il n’est pas facile de raconter à présent à cause que ceux d’aujourd’hui ne les comprendraient déjà plus ".

Louis Gassin évoque un tout autre Voyage au bout de la nuit, son voyage au Trou du rat et ce n’est certes pas un rat de bibliothèque.

Ami lecteur, lisons ensemble à voix haute ou, comme à la veillée, à mi-voix. Cela commence par " Nous "... et s’achève, 150 pages plus loin : "Nous nous sommes toujours vouvoyé avec Berguier".

Vous découvrez, lecteur, la brutalité..., l’absurdité d’une rafle et tout de suite les personnages sont en place :

ceux qui cognent, cravachent,
frappent, s’affairent à torturer,
et ceux qui souffrent, subissent,
hurlent de douleur,
et la chair est à vif,
et le texte parlé, de ses phrases courtes revêt les corps, se moule sur les mouvements violents qui les agite, enveloppe de noir, d’armes et de casques les lourds automates de la mort.

Ici et là, les pointillés du texte, son halètement -c’est à couper le souffle- exhibent les déchirures, les plaies, les labours des corps suppliciés. Sombre archange, le traite Lamblard officier des Waffen SS règle ces atrocités sous les fresques d’un plafond de bordel peint d’anges nus, de chairs d’amour, roses, blondes.

Tout ira sous terre..., ils sont faits comme des rats..., psalmodie le chœur.. qu’on imagine autour du conteur.

L’auteur, s’il sait presser la parole, hâter le pas des bourreaux, bousculer le récit, sait encore "carder", tisser sa trame. Ainsi le Rat nous fait signe d’une étape à l’autre tandis que le soleil...

"la bâche est fermée, il fait sombre mais de courts rayons de soleil se posent sur des visages, des mains comme d’infatigables oiseaux".

Le soleil... et la métaphore, le symbole vivifient le second acte du conte où l’on ira, comme une initiation, jusque sous terre dans le royaume des morts.

Que les bourreaux manquent de peu leur cible et voici Gassin, seul, habitant d’un corps en ruine.

Sujet d’un monde en perdition, d’une Apocalypse, il s’enfouit dans la fange, s’enterre dans un cimetière de campagne, rampe au creux d’une faille géologique "le Trou du rat".

"Le Corps, la mère, la Terre sont les racines de la conscience", écrivait Hüsser. Le corps défait se blottit dans une matrice d’où surnagent le rêve, les souvenirs d’enfance, la tendresse maternelle. Entre mort et vie, les "limbes" du Lubéron évoquent un certain Robinson qui, dans les entrailles de son île, redécouvrait l’originaire.

Mais Michel Tournier griffe et gratte sa page dans la tradition du "styliste", Jacques TEPHANY "conte"... et si les phrases s’allongent elles gardent la mesure du souffle et l’inflexion du geste qui les courbe.

Cependant, dans cette histoire de nuit, de forêts, de montagnes, les phrases se regroupent en bouquets de petits bonheurs et de grands élans du verbe qui se fait fougères, lune ou chevreuil.

"Deux yeux sont dans la nuit couronnés de branches et d’étoiles comme un masque cloué au ciel avec deux naseaux palpitants
Un chevreuil veille sur moi ",

Et puis tout à coup cela déboule en staccato :

" Oublié...
Tant de souffrances et de peurs...
Tout oublié...
C’est incroyable...
Oublié...
Tout.
Mais maintenant je me souviens ".

Le rat s’arrache au plus profond de son histoire. Il se hisse vers le soleil qui s’écoule à grands jets droit dans la gorge. Né de la terre, sorti de ses entrailles, il émet des cris d’enfant.

Le versant du salut, c’est l’image de cette femme sous le grand platane d’une terrasse, une maison... et puis le galop de la belle Delage, celui de la locomotive Haut-le-pied, les coursiers de la délivrance.

"Nous avons dit "je" tout du long... jusqu’au moment où les événements par chance nous ont reliés les uns aux autres".

Le conteur nous ramène à l’amitié du chirurgien qui guérit Gassin de ses blessures. C’est encore la guerre, les corps déchirés : médecin, ou presque, Gassin aide Zuccharelli : c’est le monde du "nous", du soin, de la compassion... de la vengeance aussi : non pas "ma" vengeance mais bien plutôt "Notre vengeance".

Cinquante ans plus tard, ils parlent, ils se parlent, Berguier et lui, des vies ... des rencontres, des amours, des morts.

Le conteur prolonge d’une coda le temps du récit et Berguier prend ici toute... sa stature.

Il est là... toujours là, il était "déjà là", comme l’analyste de Lacan..., comme le peintre dans le tableau des Ménines : "Un dernier détail idiot : nous noussommes toujours vouvoyé avec Berguier". Un moment, vous écartez les livres des "stylistes" ; le conteur, dites-vous, a su vous toucher !

Nous remercions l’Alliance Solvay Pharma et Pharmacia & Upjohn qui soutient le Prix depuis huit ans et qui a fait réaliser une édition spéciale de 8.000 exemplaires du Trou du Rat, remise par leurs collaborateurs à chaque psychiatre qui leur en fera la demande.

Michel DEMANGEAT
Président du Jury

Les membres du jury 1999 étaient Jacques-David Beigbeder, Jean-Louis Brenot, Claire Brisset, Rossella Castro, Michel Demangeat, Serge Frajerman, Jean-Louis Griguer, Simon-Daniel Kipman, Jean-Pierre Rumen, Annie Triniac, Christian Vasseur, Florence Depery (Solvay Pharma), Véronique Jamagne (Pharmacia & Upjohn).

LA DÉCOMPOSITION

"Oui !"(1)

Oui, c’est bien, comme tous s’y attendaient, c’est bien "La décomposition" de Anne F. Garréta(2) qui n’a pas obtenu le Brisset.

Je dis "le" Brisset, comme on dit "le" Goncourt, parce que si nous voulons un peu d’écho dans les gazettes(3) il faut commencer par y croire nous-mêmes : il faut "se croire". Et nous avons, nous les jurés du Brisset, fait de ce point de vue un effort méritoire : nous avons fréquenté la même cantine que les Goncourt.

Seul des livres en compétition "La décomposition" aura déchaîné les passions, seul il aura entraîné cette " hainamoration " si particulière qui auréole certaines œuvres. Et que seraient, ô mânes de Hugo, de Gauthier, d’Artaud, une littérature, un théâtre sans tumulte, consensuels ? Un grand défi pour le troisième millénaire ? Ici, le scandale c’est de pourfendre à nouveau cet increvable : le Roman, de tenter d’achever ce que Proust a si bien entamé, et de l’achever précisément sur le texte de "A la recherche du temps perdu".

II s’agira, pour cela, d’éradiquer les personnages, de trucider des tenants lieu de Swann, de Mme de Saint-Loup, de Françoise, de Bergotte après qu’ils sont baptisés au terme d’un subtil comput. C’est une mise en acte de la nomination comme mort de la chose, du baptême comme promesse de mort.

De Quincey et les Beaux-Arts, Breton et la Folie sont apostrophés pour avoir craint de poursuivre jusqu’à l’immotivation. Immotivation psychologique du meurtre qui aura à référer au seul signe et à son immotivation linguistique. La littératuerie n’épargne rien. Surtout pas nos illusions, nos explications psychologiques, romanesques, cette inflation du Moi dans laquelle nous nous leurrons comme se leurrera Françoise qui, à ce seul Sésame : "C’est moi , ouvre la porte à son assassin.

Nous voici donc amenés à "quelque manière nouvelle d’appréhender l’intimité, le mystère des êtres", comme le souhaitait le Président du Jury pour notre prix : prix littéraire de psychiatres qui peuvent bien rêver à un acte d’écriture qui passerait "là où les discours philosophiques et psychologiques ne passent pas", comme Michel Serres l’affirmait quelque jour, et qui conférerait un caractère d’évidence à notre constitution par ce nouage de signifiant, d’image et de viande appelé dans son ensemble et en chacun de ses constituants, à la décomposition.

La mort infligée aux supports de l’identification proustienne ne prendrait pas toute sa valeur sans la possibilité nouvelle d’effacement radical qu’offre l’enregistrement des textes sur Internet. Là, on touche au fantasme sadien d’anéantissement, de seconde mort, de celle qu’on tenta d’infliger à Heine qui figure ici anonymement comme on le fit figurer dans les manuels de l’ère de la peste brune. Mais la vieille chanson de la Lorelei, tapie dans les mémoires (vives?) revient et annule ce projet. La réminiscence contredit à l’installation de la mort comme maître, de la même façon qu’obsession et hystérie se contredisent, en faisant couple, pour aboutir à cette unification sexuée que nous présente l’auteur en son apparence, comme en son expression : au neutre.

Sa splendide et diabolique adresse d’écriture permet enfin à Garréta de convoquer à son sabbat toute la littérature, d’emprunter tous les styles, tous les masques comme on évoque les esprits pour les contraindre à répondre.

Et à moi Desnos souffle que Rrose Sélavy admire "La décomposition" mais ne sait si elle admirera la position dès qu’on la lui fera valoir...

Jean Pierre RUMEN
Ajaccio

(1) Racine (J.) : Athalie, Acte 1, Scène 1, Paris, 1691.
(2) Bernard Grasset, Paris, 1999.
(3) NdT : impact médiatique.

 

 

 

 

Liste des associations nationales de psychiatres de l'Union Européenne et des pays associés

Listing of the National Associations of Psychiatrists from the European Union and from Associate members

L’Association Française de Psychiatrie (AFP) et le Syndicat des Psychiatres Français (SPF) ont le plaisir de vous présenter la première liste des Associations Nationales de Psychiatres dans l’Union Européenne, avec leur nom officiel, leurs dirigeants et leurs adresses. Cette liste n’est exhaustive que pour les pays de l’Union Européenne, car de nombreux autres pays européens ne nous ont pas répondu ou n’ont pas les structures nécessaires. Cette liste constitue un moyen d’échange et de communication indispensable dans une Europe de plus en plus communautaire. Elle demandera à être mise à jour régulièrement et nous espérons pouvoir le faire grâce à l’aide de tous ceux qui y ont déjà contribué et que nous remercions ici. Nous espérons qu’elle correspondra à vos attentes.

The "Association Française de Psychiatrie" and the "Syndicat des Psychiatres Français" are very glad to present you the first listing of the National Associations of Psychiatrists in the European Union, with their official name, addresses and leaders names. This listing is not limited, excepted for the countries of the European Union, because many others countries did not answer or did not have similar structures. This listing constitutes an indispensable way of communication and exchange in a more communitary Europe. It will demand to be up-dated and we hope to have the possibility to do it with the collaboration of all of you who participated in the work of this first listing. Thank you to all of you and we wish that this listing will be useful to each other.

Harald SONTAG
Strasbourg
Chargé de mission Europe
SPF

COUNTRIES OF THE EUROPEAN UNION

PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE

1 AUSTRIA AUTRICHE   9 ITALY ITALIE
2 BELGIUM BELGIQUE   10 LUXEMBURG LUXEMBOURG
3 DANMARK DANEMARK   11 NETHERLAND PAYS-BAS
4 FINLAND FINLANDE   12 PORTUGAL PORTUGAL
5 FRANCE FRANCE   13 SPAIN ESPAGNE
6 GERMANY ALLEMAGNE   14 SWEDEN SUÈDE
7 GREECE GRÈCE 15 UNITED KINGDOM ROYAUME-UNI
8 IRELAND IRLANDE          

 

COUNTRIES OUT OF THE EUROPEAN UNION

PAYS HORS UNION EUROPÉENE

 

 

1 CROATIEN CROATIE   6 NORWAY NORVÈGE
2 CYPRUS CHYPRE 7 POLEN POLOGNE
3 CZECH REPUBLIC TCHÉQUIE 8 SLOVENIA SLOVÉNIE
4 HUNGARY HONGRIE 9
SWITZERLAND
SUISSE
5 MALTA MALTE          

 

 

UNION EUROPÉENNE

EUROPEAN UNION

1. AUSTRIA — AUTRICHE

• ÖSTERREICHISCHE GESELLSCHAFT FÜR NEUROPSYCHIATRIE DES KINDES UND JUGENDALTERS
• ASSOCIATION AUTRICHIENNE DE NEUROPSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Landeskrankenhaus - Klagenfurt, Abteilung f. Neuropsychiatrie d. Kindes u. Jugendalters, St. Veiter Strasse 47, A - 9020 KLAGENFURT Tel : 00 43 46 35 38 22 510 - Fax : 00 43 46 35 38 23 019 - e.mail : gspiel@edu.uni-klu.ac.at
President : Prof. Ernst BERGER - Secretary : Prof. Georg SPIEL

• ÖSTERREICHISCHE GESELLSCHAFT FÜR NEUROLOGIE UND PSYCHIATRIE
• ASSOCIATION AUTRICHIENNE DE NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE
Maria Theresien Schloessl, Z-H- Fr. Mag. Holter, A - 1190 WIEN - Tel : 00 43 1 368 34 55 330 - e.mail : ognp@ins.at
President : Prof. Dr H-G. ZAPOTOCKY - Secretary : Doz. Dr W. SCHOENY

 

2. BELGIUM - BELGIQUE

• BELGISCHE BEROEFSVERENIGING VOOR NEUROLOGEN EN PSYCHIATERS
• ASSOCIATION PROFESSIONNELLE BELGE DES NEUROLOGUES ET DES PSYCHIATRES
Avenue de la Couronne 20, B 1050 BRUXELLES - Kroon Laan 20, B 1050 BRUXELLES - Tel : 00 322 649 2147 - Fax : 00 322 649 2690 - e.mail : INFO@GBS-VBS.ORG - ANN@GBS-VBS.ORG
President : Prof. Dr Paul LIEVENS - Secretary : Dr Vincent MARTIN

3. DANMARK - DANEMARK

• DANSK PSYKIATRISK SELSKAB
• ASSOCIATION DANOISE DE PSYCHIATRIE
Psykiatrisk Hospital, i Aarhus, Skovagervej 2, DK-8240 RISSKOV - Bispebjerg Hospital, Bispebjerg Bakke 23, DK-2400 KØBENHAVN NV - Tel : 00 45 8617 7777, 00 45 8617 2760, 00 45 3531 6199 - Fax : 00 45 8617 7342, 00 45 3531 6179 -
e.mail : Ph.Ph.1.br@aaa.dk - naylor@dadlnet.dk
President : Dr Bent ROSENBAUM - Secretary : Dr Anne Stub NAYLOR

• DANSK BØRNE - OG UNGDOMSPYKIATRI SELSKAB
• ASSOCIATION DANOISE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Skolepsykiatrisk Center, Gl. Kalkbraenderivej 13, DK-2100 KØBENHAVN Ø - Tel : 00 45 3526 9850 - Fax : 00 45 3526 9852 - e.mail : jens.buchhave@dadlnet.dk
President : Dr Jens BUCHHAVE - Secretary : Dr Anne Stub NAYLOR

4. FINLAND - FINLANDE

• SUOMEN PSYKIATRIYHDISTYS
• ASSOCIATION FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE
• FINNISH PSYCHIATRIC ASSOCIATION
Address : Arkadiankatu 21 B 20, FIN 00100 HELSINKI - Tel : 00 358 9 494050 - Fax : 00 358 9 409663 - e.mail : psy@psy.fi - internet : http://www.psy.fi
President : Prof. Johannes LEHTONEN - Secretary : Dr Antti HEMMI

• SUOMEN LÄÄKÄRILIITON VALTAKUNNALLINEN ALAOSASTO SUOMEN LASTENPSYKIATRIT
• SOCIETE FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
c/o Suomen Lääkäriliiton, Mäkelänkatu 2 PL 49, FIN 00501 HELSINKI - Tél : 00 358 9 393091 - Fax : 00 358 9 3930794 - e.mail : hannu.westerinen@sll.fimnet.fi - terhi.pajunen@soster.hel.fi
President : Dr Hannu WESTERINEN - Secretary : Dr Terhi PAJUNEN

• SUOMEN LASTENPSYKIATRIYHDISTYS - BARNPSYKIATERFÖRENINGEN i FINLAND
• ASSOCIATION FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Address : Lastenpsykiatrias, Klinikka Oys, FIN 90220 OULU - Tel : 00 358 08 315 5121 - e.mail : irma.moilanen@oulu.fi
President : Dr Irma MOILANEN - Secretary : Dr Anne KUNELIUS

5. FRANCE - FRANCE

• ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE (AFP)
• SYNDICAT DES PSYCHIATRES FRANÇAIS (SPF)
147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tel : 00331 42 71 41 11 - Fax : 00331 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
President : Dr Simon-Daniel KIPMAN - Secretary : Dr Christian VASSEUR (AFP) - Dr Pierre STAËL (SPF)

• ASSOCIATION FRANÇAISE DES PSYCHIATRES PRIVÉS
• SYNDICAT NATIONAL DES PSYCHIATRES PRIVÉS
141 rue de Charenton, 75011 PARIS -Tel : 00331 43 46 25 55 - Fax : 00331 43 46 25 56 - e.mail : info@afpep-snpp.org
President : Dr Gérard BLES - Secretary : Dr Jean-Jacques LABOUTIERE

• ÉVOLUTION PSYCHIATRIQUE
Institut Marcel Rivière, CHS La Verrière, 78321 LE MESNIL ST DENIS - Tel : 00331 39 38 78 01 - Fax : 00331 39 38 77 04 - e.mail : Evolution.Psychiatrique@wanadoo.fr
President : Dr Jean GARRABE - Secretary : Dr Richard RECHTMAN

• FÉDÉRATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
9 rue Brantôme, 75003 PARIS - el : 01 48 04 73 41 - Fax : 01 48 04 73 15 - e.mail : ffp@internet-medical.com
President : Prof. Jean-François ALLILAIRE - Secretary : Dr Michaël ROBIN

• SOCIÉTÉ L’INFO PSY
• SYNDICAT DES PSYCHIATRES DES HÔPITAUX
CH, 33410 CADILLAC - Tel : 00335 56 76 52 94 - Fax : 00335 56 76 54 89 - e.mail : Nicole.Garret@wanadoo.fr
President : Dr Pierre FARAGGI - Secretary : Dr Nicole GARRET GLOANEC

• SOCIÉTÉ MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE
Hôpital de la Salpétrière, Service Psychiatrique, 47 boulevard de l’hôpital, 75013 PARIS - Tel : 00331 46 05 57 25 - Fax : 00331 46 04 92 72 - e.mail : j.f.allilaire@PSL.AP-HOP-PARIS.fr
President : Prof. Daniel WIDLÖCHER - Secretary : Prof. Jean-François ALLILAIRE

6. GERMANY - ALLEMAGNE

• DEUTSCHE GESELLSCHAFT FÜR PSYCHIATRIE, PSYCHOTHERAPIE UND NERVENHEILKUNDE
• ASSOCIATION ALLEMANDE DE PSYCHIATRIE, DE PSYCHOTHÉRAPIE ET DE NEUROLOGIE
c/o Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie, Pauwelsstraße 30, D-52074 AACHEN - Tel : 00 49 241 80 896 33 - Fax : 00 49 241 88 884 01 - e.mail : Psychiatrie@post.klinikum.rwth.aachen.de
President : Prof. Dr med. H. SASS - Secretary : Prof. Dr med. phil. P. Hoff

• BERUFSVERBAND DEUTSCHER NERVENÄRZTE
• ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES NEURO-PSYCHIATRES ALLEMANDS
Hammer Land Str. 1a, D-41460 NEUSS - Tel : 00 49 2131 22 099 20 - Fax : 00 49 2131 22 099 22
President : Dr Günther CARL - Secretary Dr Roland URBAN

• BERUFSVERBAND DER ÄRZTE FÜR KINDER UND JUGEND PSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE IN DEUTSCHLAND
• ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES PSYCHIATRES D’ENFANTS ET D’ADOLESCENTS ALLEMANDS
Lütticher Str. 512a, D-52074 AACHEN - Tel : 00 49 241 739 60 - Fax : 00 49 241 794 19 - e.mail : CKDMOIK@aol.com
President : Dr med. Christa SCHAFF

• DEUTSCHE GESELLSCHAFT FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
• ASSOCIATION ALLEMANDE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie des Kindes und Jugendalters der Phillips-Universität, Hans-Sachs-Str. 6, D-35033 MARBURG - Tel : 00 49 6421 28 62 58 - Fax : 00 49 6421 28 89 75 - e.mail : dgkjp@pots.med.uni-marburg.de
President : Prof. Dr med. Bernhard BLANZ -
Secretary : Prof. Dr med. Andreas WARNKE

• BUNDES ARBEITSGEMEINSCHAFT DER LEITENDEN KLINIKÄRTZE FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
• SOCIÉTÉ PROFESSIONNELLE FÉDÉRALE DES CHEFS DECLINIQUE EN PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Psychiatrische Klinik, D-74189 WEINSBURG - Tel : 00 49 7134 752 17 - Fax : 00 49 7134 755 00
President :Dr J. JUNGMANN - Secretary : Dr B. BLOCHMANN

7. GREECE - GRÈCE

• HELLENIC PSYCHIATRIC ASSOCIATION (ELLINIKI PSYCHIATRIKI ETAIRIA)
• ASSOCIATION PSYCHIATRIQUE GRECQUE
Athens University, Vasilissis Sophias 52, GR-11528 ATHENS - Tel : 00 30 172 89408 / 172 91389 / 172 36710 - Fax : 00 30 172 42032 - e.mail : gnchrist@compulink.qy
President : Prof. George CHRISTODOULOU - Secretary : Prof. George TRIKKAS

8. IRELAND - IRLANDE

• IRISH DIVISION OF THE ROYAL COLLEGE OF PSYCHIATRISTS
• SECTION IRLANDAISE DU COLLÈGE ROYAL DES PSYCHIATRES
123 St Stephen’s Green, IR-DUBLIN 2 - Tel : 00 353 1 4022346 - Fax : 00 353 1 4022344 - e.mail : irishdiv@eircom.net
President : Dr G-J. CALVERT - Secretary : Dr D. O’ROURKE

9. ITALY - ITALIE

• SOCIETA ITALIANA DI PSICHIATRIA
• SOCIÉTÉ ITALIENNE DE PSYCHIATRIE
Pier Maria Furlan, Dipartimento Di Salute Mentale, Ospedale San Luigi Gonzaga, Regione Gonzole, I-10043 ORBASSANO (TO), Plazza Donatori Del Sangue 3, I-10155 TORINO - Tel : 00 39 11 9026504, 00 39 11 9026505, 00 39 11 201044 - Fax : 00 39 11 9026595, 00 39 11 2426846 - e.mail : psic@cisi.unito.it
President : Prof. Gaspare VELLA - Secretary : Dr Carmine MUNIZZA

10. LUXEMBURG - LUXEMBOURG

• SOCIÉTÉ LUXEMBOURGEOISE DE PSYCHIATRIE, NEUROLOGIE ET PSYCHOTHERAPIE
Dr. Paul RAUCHS, 42 rue Tony Neuman, L-4221 LUXEMBOURG - Tel : 00 352 46 63 33 - Fax : 00 352 46 63 33 - e.mail : eprauchs@pt.lu
President : Dr Chrétien JACOBY - Secretary : Dr Patrick GONDOIN

11. NETHERLAND - PAYS-BAS

• DUTCH NATIONAL ASSOCIATION FOR PSYCHIATRY
• ASSOCIATION NEERLANDAISE DE PSYCHIATRIE
Nederlandse Vereniging voor Psychiatrie, Postbus (PO-box) 20062, NL-3502 LB UTRECHT - Tel : 00 31 30 2823 303 - Fax : 00 31 30 2888 400 - e.mail : nvvp@xs4all.nl
President : Prof. Dr W van TILBURG - Secretary : Dr D. VANDENBERGHE

• SEKTIE KINDER-EN JEUGDPSYCHIATRIE VAN DE NEDERLANDSE VERENIGING VOOR PSYCHIATRIE
• SECTION DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT DE L’ASSOCIATION NÉERLANDAISE DE PSYCHIATRIE
c/o Paedologish Instituut, P.O. Box : 303, NL-1115 ZG DUIVENDRECHT - Tel : 00 31 20 698 21 31 - Fax : 00 31 20 695 25 41 - e.mail : Harry@psy.vu.nl
President : Prof. Dr Frits BOER - Secretary : Dr Harrie van LEEUWEN

12. PORTUGAL - PORTUGAL

• COLÉGIO DE PSIQUíTRIÁ DE ORDEM DOS MEDICOS
• COLLÈGE DE PSYCHIATRIE DE L’ORDRE DES MÉDECINS
Ordem dos Medicos, Avenida Almirante Gago Countinho 151, P-1700 LISBOA - Tel : 00 351 21 84 27 100 - Fax : 00 351 21 84 27 101
President : Dr João Amilcar DE BENGASA CARDOSO TEIXEIRA

13. SPAIN - ESPAGNE

• ASOCIACIÓN ESPAÑOLA DE NEUROPSIQUIATRIA
• ASSOCIATION ESPAGNOLE DE NEUROPSYCHIATRIE
Address : Villanueva 11,E-28001 MADRID - Tel : 00 34 91 431 49 11 - Fax : 00 34 91 431 49 11 - e.mail : aen@pulso.com
President : Dr Mariano HERNÁNDEZ - Secretary : Dr José VAZ

• SOCIEDAD ESPAÑOLA DE PSIQUIATRIA
• SOCIÉTÉ ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE
Aptdo de correos (PO Box) 36.137, E-28080 MADRID - Tel : 00 34 91 73 46 335 - Fax : 00 34 91 33 45 142 - e.mail : ebg@intersep.org
President : Dr Salvador CERVERA-ENGUIX - Secretary : Dr Jeronimo SAIZ-RUIZ

• SOCIEDAD ESPAÑOLA DE PSIQUÍATRIA Y PSICOTÉRAPIA DEL NIÑO Y DEL ADOLESCENTE
• SOCIÉTÉ ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Plaza De La Noguerola 7, E-25007 LLEIDA - Tel : 00 34 973 24 44 83 / 00 34 94 424 8371 - Tel : 00 34 973 24 44 83 / 00 34 94 460 0835 - e.mail : alasa@fica.deusto.es
President : Dr Alberto LASA - Secretary : Dr J. BARO

• ASOCIACION ESPAÑOLA DE PSIQUIATRÍA INFANTO-JUVENÍL
• ASSOCIATION ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE INFANTO-JUVÉNILE
Calle Guadiana 17, E-28002 MADRID - Tel : 00 34 98 536 16 13 - Fax : 00 34 98 554 06 29
President : Dr José Luis ALCÁZAR - Secretary : Dr Majura PALANCA

• ASOCIACION ESPAÑOLA DE PSICOTERAPÍA
• ASSOCIATION ESPAGNOLE DE PSYCHOTHÉRAPIE
Calle Islas Filipinas 52-8°, E-28003 MADRID - Tel : 00 34 98 536 16 13 - Fax : 00 34 98 554 06 29
President : Dr José Luis GONZÁLEZ DE RIVERA -
Secretary : Dr José Luis PEDREIRA-MASSA

14. SWEDEN - SUÈDE

• SVENSKA PSYKIATRISKA FÖRENINGEN
• ASSOCIATION SUÉDOISE DE PSYCHIATRIE
Psykiatriska Kliniken, Jakobsbergs Sjukhus, S-17731 JÄRFÄLLA - Tel : 00 46 708 29 44 82 - Fax : 00 46 858 01 01 19 - e.mail : henrikn@psyk.ks.se
President : Dr Henrik NYBÄCK - Secretary : Dr Åsa BJÖRKMAN

• SVENSKA FÖRENINGEN FÖR BARN - OCH UNGDOMS PSYKIATRI
• ASSOCIATION SUÉDOISE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Bup-Kliniken, Centrallasarettet, S-72189 VÄSTERÅS - Tel : 00 46 21 173141 - Fax : 00 46 21 174141 - e.mail : Gunilla.Ljungman@ltvastmanland.se
President : Dr Gunilla LJUNGMAN - Secretary : Dr Bruno HÅGGLÖF - Dr Monika OLSSON

15. UNITED KINGDOM - ROYAUME UNI

• ROYAL COLLEGE OF PSYCHIATRISTS
• COLLÈGE ROYAL DE PSYCHIATRIE
17 Belgrave Square, UK-LONDON SWI - Tel : 00 44 171 235 2351 - Fax : 00 44 171 245 1231
President : Prof. John COX - Secretary : Mrs Vanessa CAMERON

PAYS HORS UNION EUROPÉENE OU ASSOCIÉS

COUNTRIES OUT OF THE EUROPEAN UNION

1. CROATIEN - CROATIE

• HRVATSKI LIJECNICKI ZBOR
• HRVATSKO DRUSRVO ZAKLINICKU PSIHIJATRIJU
• ASSOCIATION CROATE DE PSYCHIATRIE
Subiceva 9, HR-10000 ZAGREB - Tel : 00 385 1 4655 066, 00385 1 3780 666 - Fax : 00 385 1 3780 622
President : Prof. Dr sc Vera Folnegovic Smalc - Secretary : Dr sc Sladana Ivezic

 

2. CYPRUS - CHYPRE

• CYPRUS PSYCHIATRIC ASSOCIATION
• PSYCHIATRIKI ETAIRIA KYPROU
• ASSOCIATION CHYPRIOTE DE PSYCHIATRIE
Limassol Hospital, Limassol, CY-CYPRUS - Tel : 00 357 9 672285, 00357 5 725223 - Fax : 00 357 5 725290, 00357 5 305783
President : Dr Argyriou ARGYRIS - Secretary : Dr Yiannis KALAKOUTAS

 

3. CZECH REPUBLIC - TCHEQUIE

• PSYCHIATRICKA SPOLECNOST CESKÉ LÉKARSKÉ SPOLECNOST JEP
• ASSOCIATION PSYCHIATRIQUE TCHÈQUE DES MÉDECINS SPÉCIALISTES
Ke Karlovu 11, CZ-12.821 PRAHA 2 - Tel : 00 420 2 29 31 31 - Fax : 00 420 2 29 75 19
President : Prof. Jirí RABOCH - Secretary : Dr Pavel BAUDIS

4. HUNGARY - HONGRIE

• HUNGARIAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION
• ASSOCIATION HONGROISE DE PSYCHIATRIE
Hüvösvölgyi 116, H-1021 BUDAPEST II - Tel : 00 36 1 2750000 - e.mail : furediprof@mail.matqv.hu
President : Prof. Istvan BITTER - Secretary : Dr Janós HARMATTA

5. MALTA - MALTE

• ASSOCIATION OF MALTESE PSYCHIATRISTS
• ASSOCIATION MALTAISE DES PSYCHIATRES
Medical School, University of Malta, M-GWARDAMANGIA - Tel : 00 356 239783 - Fax : 00 356 235638
President : Dr Joe VELLA BALDACCHINO - Secretary : Dr David CASSAR

6. NORWAY - NORVÈGE

• NORSK PSYCHIATRISK FÖRENING
• ASSOCIATION NORVÉGIENNE DE PSYCHIATRIE
Sognsvannsveien 21, N-0320 OSLO - Tel : 00 47 23 08 22 52 - Fax : 00 47 23 08 22 53 - e.mail : ho-psyk@online.no
President : Dr Bjarte STUBHAUG - Secretary : Dr Brit NORDGREEN

• NORSK BARNE - OG UNGDOMSPSYKIATRISK FÖRENING
• ASSOCIATION NORVÉGIENNE DE PSYCHIATRIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
Akuttenhet For Ungdom, Ullevål Sykehus, Sognsveien 9B, N-0407 OSLO - Tel : 00 47 22 11 7700 - Fax : 00 47 22 11 7701
President : Dr Jannike ENGELSTAD SNOEK - Secretary : Dr Trond DISETH

7. POLEN - POLOGNE

• POLSKIE TOWARZYSTWO PSYCHIATRYCZNE
• ASSOCIATION POLONAISE DE PSYCHIATRIE
Al. Sobieskiego 1/9, PL-02-957 WARSZAWA - Tel : 00 48 22 842 4087 - Fax : 00 48 22 842 4087
President : Prof. Janusz RYBAKOWSKI - Secretary : Prof. Marek JAREMA

 

8. SLOVENIA - SLOVÉNIE

• SLOVENIAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION
• ASSOCIATION SLOVÈNE DE PSYCHIATRIE
University Psychiatric Hospital, Studenec 48, SLO-1260 LJUBLJANA - Tel : 00 386 61 485 932 - Fax : 00 386 61 482 869 / 00 386 41 668 586
President : Prof. Slavko ZIHERL

 

9. SWITZERLAND - SUISSE

• SCHWEIZERISCHE GESELLSCHAFT FÜR PSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
• SOCIÉTÉ SUISSE DE PSYCHIATRIE ET DE PSYCHOTHÉRAPIE
Neuengass-Passage 3, Postfach 895, CH-3000 BERN 7 - Tel : 00 41 31 311 0687 - Fax : 00 41 31 311 0688
President : Prof. Tedy HUBSCHMID - Secretary : Mme EGGIMANN

• SCHWEIZERISCHE GESELLSCHAFT FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE - PSYCHOTHERAPIE
• SOCIÉTÉ SUISSE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT
c/o Studio Legale Juri & Celio, CH-6775 AMBRI - Tél : 00 41 91 966 2654
President : Dr med. Christian FÄH

 

 

 

 

 

 

Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ

 

du 26 au 30 JUIN 2000,
au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS

l’ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE propose,

sur le thème des CLASSIFICATIONS

Argument :

Depuis leur origine, les psychiatres cherchent à construire un langage commun qui pourrait donner à leur discipline une garantie de scientificité. Un tel langage s’avérerait utile dans certains domaines comme l’épidémiologie, les sciences fondamentales, les applications psychopharmacologiques. Cette recherche d’un langage commun s’est organisée autour des classifications. L’objectif consensuel de cette démarche aboutit à un parti-pris d’éviter les différences conceptuelles et culturelles, d’aplanir les controverses théoriques et, au fond, d’expurger la clinique d’une compréhension intime de la folie. Ces limites inhérentes à la recherche d’un langage réduit à ce qui serait admis par tous sont-elles pertinentes ? Peuvent-elles être dépassées ? Des classifications peuvent-elles aller au-delà du symptôme pour s’amarrer à la psychopathologie ?

 

SEPT SYMPOSIA

Ouverture : C. Vasseur, Secrétaire Général AFP. J-M. Havet, Secrétaire Scientifique.

1. Science et conscience :
Présidents : S-D. Kipman, J. Mezzich, Coordonnateur : C. Vasseur, Intervenants : M. Czermak, B. Durand, J. Garrabé.

2. Catégories et dimensions : pertinence et non-pertinence :
Présidents : C. Berganza, J-J. Kress, Coordonnateur : J-P. Thevenot, Intervenants : J-D. Guelfi, N. Sartorius, L. Waintraub.

3. Évolution des classifications en psychiatrie générale :
Présidents : J-M. Havet, A.Okasha, Coordonnateur : J-Y. Cozic, Intervenants : F. Chapireau, B. Saraceno.

4. Évolution des classifications en psychiatrie de l’enfant :
Présidents : B. Martindale, R. Misès, Coordonnateur : A. Plantade, Intervenants : E. Belfort, B. Golse, C. Portelli, M. Rutter.

5. Convergence et divergence autour de deux grands cadres nosographiques :
Présidents : P. Ferrari, M-C. Kastrup, Coordonnateur : C. Bursztejn, Intervenants : D. Cohen, J. Hochmann, S. Tordjman.

6. Culture et psychopathologie :
Présidents : C. Berganza, G. Schmit. Coordonnateur : S. Villasenor, Intervenants : R. Cousin, M-R. Jorge, D. Moussaoui.

7. Unité et diversité des classifications :
Présidents : M. Botbol, S. Villasenor, Coordonnateur : C. Berganza, Intervenants : M. Levent (SR), P. Smolik (SR), S. Lee (SR).

QUATRE ATELIERS :

1. Fantasmes originaires, psychosomatique…, et théories sexuelles classifiantes :
Président : C. Vasseur, Intervenant : F. Duparc, Discutant : C. Smadja.

2. Les classifications entre interrogatoire et écoute, entre symptôme et structure :
Président : B. Jolivet, Intervenant : M. Demangeat, Discutant : J-P. Rumen.

3. PMSI, l’ordre gestionnaire à l’épreuve de la clinique :
Président : J-J. Kress, Intervenant : A. Amar, Discutant : C. Lamothe.

4. Pathologies-limites de l’enfant :
Président : S-D. Kipman, Intervenant : R. Misès, Discutant : M. Botbol.

TABLE RONDE :
sous la présidence d’A. Ksensee
avec les quatre Intervenants : A. Amar, M. Demangeat, F. Duparc, R. Misès.

Clôture : S-D. Kipman, Président de l’AFP.

Renseignements AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 — Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

Inscriptions, hébergements :
MTV Congrès du Jubilé International AMP
BP 38, 92502 Rueil Malmaison
Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85
E-mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr

 

Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ
du 26 au 30 JUIN 2000,
au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS

l’ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE et
LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE PSYCHIATRIE DE L'ADOLESCENT,
co-organisent un Symposium sur
LES CONDUITES À RISQUE À L’ADOLESCENCE

L’adolescence est un moment de grande vulnérabilité au cours duquel c’est souvent dans la réalité concrète que s’exprime en acte une souffrance psychique déniée dans ses composantes internes. Les conduites à risque, qui peuvent prendre des formes très variables, constituent un des modes d’expression les plus fréquents à cet âge.

Ce symposium se propose d’envisager par ce biais la psychopathologie de l’adolescence et ses spécificités préventives et thérapeutiques.

Présidents : Alain Braconnier (Paris), Simon-Daniel Kipman (Paris),
Coordonnateur : Michel Botbol (Paris),
Intervenants : Daniel Bailly (Lille), Philippe Jeammet (Paris), Per-Anders Rydelius (Stockholm), Enrico de Vito (Milan).

Renseignements AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 — Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

Inscriptions, hébergements :
MTV Congrès du Jubilé International AMP
BP 38, 92502 Rueil Malmaison
Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85
E-mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr

 

Comité d'Action Syndical
de la Psychiatrie

COMMUNIQUÉ

Le Comité d’Action Syndical de la Psychiatrie qui rassemble les principales organisations de psychiatres de tous modes d’exercice, public, associatif, libéral a désigné ce lundi 21 février 2000 son porte-parole :

Le Docteur Olivier BOITARD
Psychiatre des Hôpitaux au C.H.I Clermont de l’Oise

Le C.A.S.P. à la mesure de sa représentativité entend être présent sur tous les dossiers sensibles de la discipline : démographie des psychiatres, moyens du service public, loi de modernisation de la santé, droit et information du patient, révision de la loi de 90, réforme de la loi de 75, conditions d’exercice en pratique libérale, place des psychiatres dans les institutions médico-sociales, statut et carrière des praticiens hospitaliers... Sur tous ces dossiers ainsi que sur l’ensemble du champ de la psychiatrie et de la santé mentale, le C.A.S.P. entend être reconnu comme l’interlocuteur légitime des pouvoirs publics.

Il rappelle son attachement à l’hôpital public, à l’évolution de la politique de secteur, à la complémentarité en réseau des soins publics, libéraux et associatifs ainsi qu’à l’organisation actuelle de notre système de protection sociale fondée sur la solidarité nationale.

Le 22 février 2000
Union Syndicale de la Psychiatrie :
Syndicat National des Psychiatres Privés
Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux
Syndicat des Psychiatres Français
Syndicat des Médecins Psychiatres des organismes Publics, Semi-publics et Privés

 

 

Stop la violence

 

Le 14 janvier 1999, Stéphane Coulibaly est tué sur le quai de la gare de Bouffémont (Val-d’Oise), en essayant de séparer les protagonistes d’une bagarre. Dès le lendemain, les jeunes de la ville se réunissent, et en février 1999 se constitue un collectif. Depuis un an, cette association n’a pas ménagé ses efforts sur le terrain, et nous avons rencontré à son siège parisien* Eva, Badri et Nicolas, qui en sont les permanents. Permanents dans l’action avant tout, et dans la recherche de contacts aussi bien avec les jeunes des villes et quartiers qu’ils visitent, qu’avec des professionnels (justice, enseignement, police) et d’autres associations. C’est à ce titre qu’il nous a semblé important de les présenter à nos lecteurs, la violence et ses conséquences psychiques, individuelles et sociales, étant depuis longtemps au cœur de nos préoccupations.

Il s’agit en premier lieu de lutter contre "l’autodestruction des jeunes", celle-ci se faisant largement par l’automobile et la drogue, conduite suicidaire, ivresses toxiques et bagarres.

Pour y parvenir, le moyen préconisé est la parole, ce qui ne surprendra, je l’espère, aucun d’entre nous... Il y a aussi un souci de prévention, qui s’attache à démonter tous les mécanismes qui débouchent sur la violence ou l’entretiennent. Parmi ceux-ci, le racket en milieu scolaire est particulièrement dénoncé, avec la spirale du silence imposé aux victimes sous peine de représailles, qui manquent rarement de se produire. Les élèves victimes de racket savent que s’ils parlent à un de leurs profs, ils s’exposent à subir de nouvelles violences, et c’est l’infirmière scolaire qui découvrira brûlures de cigarettes, bras "tordus" et coups de lame. Mais là aussi, les élèves seront traités de "balance". Très souvent, l’école est vécue comme un lieu de peur et d’angoisse, et c’est l’escalade des certificats médicaux pour justifier les absences. Parmi les personnes venues contribuer à l’action de Stop la violence, on nous a signalé un "bled man" venu d’Algérie(1) et membre d’un groupe de raï, qui a pu témoigner de la situation dans son pays : dans l’enchevêtrement des histoires familiales, religieuses et politiques, on ne sait plus qui tue. Et cet homme de rappeler à quel point l’équilibre et la paix d’une société sont fragiles.

L’association s’en prend aussi au culte de la prétention à être violent, tel qu’il s’exprime dans les clichés de notre société : ils montrent que les bandits et les criminels y ont leur place, souvent " honorable ", ce qui conduit à une perte de confiance totale de nombreux jeunes envers ladite société. "A quoi bon se casser le cul pour la justice, si seuls les salauds sont heureux ?"

De leurs très nombreuses rencontres avec des jeunes de toutes les régions de France (plus de 200 en moins d’un an...), les animateurs ont tiré une sorte de méthodologie : il s’agit d’établir un dialogue, même s’il est parfois difficile à amorcer, de pratiquer un "diagnostic local", et de proposer des solutions sur mesure, ce que l’installation d’un permanent local (un emploi-jeune) facilite grandement. Des contacts sont pris avec les représentants syndicaux de l’EDF comme de la police (SNPT), avec des avocats, des établissements scolaires, des travailleurs sociaux... La philosophie pratique de Stop la violence est de (faire) bouger depuis la base, sans attendre d’hypothétiques appuis et crédits, en raison de l’urgence à apporter des réponses, même avec de petits moyens.

On l’aura compris, cette jeune association ne cherche pas à se faire mousser devant les caméras, elle souhaite avant tout répondre à toutes les personnes qui en ont assez de subir toute une gamme de violences, publiques et privées, en particulier les plus jeunes vivant en zone urbaine(2). Il ne s’agit pas davantage de faire du " jeunisme démagogico-branché ", mais de proposer les modalités d’un dialogue, jusque-là presque inexistant, entre habitants d’un même lieu, pour qu’un respect basé sur la crainte et la jalousie cède la place à un respect selon l’étymologie, " regard en arrière ", " considération ". Souhaitons que dès cette année, des sympathisants de Stop la violence puissent se reconnaître dans certains aspects de notre bonne vieille SISM.

Jean-Yves FEBEREY
Nice

* Stop la violence, 67-69, rue de la Fontaine-au-Roi, 75011 Paris, Tél : 01 43 38 57 13 - Fax : 01 43 38 57 10.
(1) A quoi rêvent les loups ? Yasmina Khadra, Juillard, 1999.
(2) Jours tranquilles à Belleville, Thierry Jonquet, Méréal, 1999.

 

Sur une note

Lorsque le Canard Enchaîné se penche sur la santé

En écho au salutaire cri d’alerte de Jean-Yves Cozic sur les hôpitaux (N° 92, p. 3), nous voudrions rapidement citer un article paru dans l’édition du 9 février du journal satirique, et consacré à la santé. A partir de diverses interviews, un tableau accablant se dessinait : nouveaux traitements trop coûteux alors même que les recherches sont faites dans les services hospitalo-universitaires, fermetures de laboratoires, diminution des effectifs avec augmentation des infections nosocomiales, limitation de l’activité, autocensure thérapeutique et refus d’implanter des appareils au-delà d’un certain âge en cardiologie... Le cynisme des bureaucrates n’est par ailleurs jamais démenti, puisqu’un chef de service parisien s’est vu répondre par la direction de l’Assistance Publique, à propos des vacations bénévoles, que "si les médecins venaient à l’hôpital et qu’ils étaient bénévoles, c’est que cela les intéressait".

Et pour finir, cette autre perle du Canard Enchaîné du 5 janvier : pour la "veille ministérielle" anti-bogue de l’an 2000, il était prévu que les volontaires, retenus au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité auraient un supplément forfaitaire de 1.200 F pour une vacation de jour et de 1.600 F pour une vacation de nuit. En revanche, pour les personnels hospitaliers et les praticiens présents au cours de cette nuit déjà bien oubliée du 31 décembre, l’indemnité forfaitaire, évidemment "non reconductible les années suivantes", était de 400 F. "C’est la Solidarité qui se moque de la Pitié-Salpêtrière", concluait l’article.

J-Y. F.

 

 

 

 

 

Penser la psychose

L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES LIBÉRAUX STÉPHANOIS
et L'ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
Numéro d’agrément FMC : 11.75.25040.75
co-organisent le Samedi 20 Mai 2000, à Saint-Etienne
Penser la psychose, avec Francis Pasche, Le bouclier de Persée

Confrontés aux problématiques psychotiques dès notre formation de psychiatre à l'hôpital, c'est avec cette souffrance particulière que nous avons fait nos premières armes. Mais nous sentons-nous réellement armés ? Dans la mythologie grecque, Athena a armé le bras de Persée pour lui permettre de venir à bout de la Gorgone Méduse sans se laisser pétrifier.

Nous ferons appel aux concepts théoriques psychanalytiques développés par Francis Pasche, en particulier ceux du "Bouclier de Persée" et de l'"antinarcissisme" pour nous aider à traiter avec une perspective psychodynamique les souffrances psychotiques qui, précisément, mettent à mal notre appareil à penser. Ces concepts ont pour nous fonction de tiers symboliques. Marie-Lise Roux, psychanalyste, nous offrira son concours tant à travers l'héritage de Francis Pasche qu'à travers sa propre pratique et son expérience de l'approche corporelle chez le patient psychotique.

Cette journée, ouverte aux professionnels de la santé mentale, a pour objectif de stimuler la réflexion et l'échange clinique entre les praticiens qui ont en charge le soin des patients psychotiques.

9 H : Accueil des participants, Danièle Guillaume, Présidente de l'APLS.

9 H 15 :Introduction, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP, Président de séance.

9 H 30 : Projection de film : L'interview de Francis Pasche, par Jacqueline Schaeffer, Marianne Persine.

10 H : Conférence : La psychose et la psychanalyse, à propos de l'œuvre de F. Pasche : Marie-Lise Roux. Modérateur : Christine Lamothe.

11 H : Pause

11 H 30 : Discussion avec la salle.

12 H 30 : Déjeuner sur place.

14 H : Trois exposés cliniques :

  • Romain, l'histoire dérobée : Céline d'Hondt,
  • Un patient psychotique à l'Urgence Psychiatrique : Christophe Cellier, Pierre Dufeal, Pascale Gallon, Monique Zancanaro,
  • Le rêve, appareil à songer : Catherine Deleage, Michel Marcon suivis chacun par une discussion avec Marie-Lise Roux et la salle. Modérateur : Christine Lamothe.

16 H 15 : Clôture des travaux, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP.


Comité d'Organisation : Chantal Artinian , Catherine Déléage, Catherine Gauthey, Danièle Guillaume, Michel Marcon, Philippe Merley

 

 

 

 

 

Grains de sel psychiatrique

Une fois n’est pas coutume, ce grain s’inspire du dernier bulletin de l’Ordre des médecins qui a recueilli une série d’entretiens sur une médecine pour le XXIe siècle.

La première attente de nos contemporains vis-à-vis de la médecine actuelle, c’est que celle-ci leur évite des souffrances inutiles et qu’elle ne s’acharne pas à les maintenir en vie en mauvais état car :

Tandis que d’aucuns accusent les médecins, le grand patron convié à donner son point de vue accuse la population d’abus de consommation médicale : il se déclare pour la création d’un système de sécurité sociale privé, car il pense que la qualité des soins n’en sera que meilleure et il compte sur le marché et sur la concurrence pour faire progresser le système. On voit bien qu’il n’a pas lu le livre du grand journaliste américain victime d’une hémiplégie : rapidement tombé d’une prise en charge de luxe à presque rien, celui-ci n’a dû son salut qu’à une aide-soignante qui ne l’a pas abandonné quand il s’est trouvé sans le sou.

Une députée socialiste interrogée parle de démocratisation, mais en commençant par un long laïus sur l’éthique ; elle parle d’associer les usagers, ce qui est mieux, mais n’en donne pas les modalités ; enfin, se penchant sur les pays du sud, elle évoque les "industries pharmaceutiques dont on est en droit d’espérer un engagement vers une plus grande solidarité"... Compte là-dessus, et bois de l’eau !

Psychiatricus
Nice

 

 

 

 

 

Peine de mort aux USA

Dans son édition du 18 février 2000, Le Monde rend compte de la visite de Jack Lang à un condamné à mort aux Etats-Unis, Odell Barnes, qui devrait être exécuté le 1er mars à Huntsville, "capitale de la mort" du Texas. Le dossier de ce condamné comporterait de nombreuses failles, l’instruction aurait été bâclée et la défense incompétente (ce qui est souvent le cas pour les détenus les plus pauvres), et c’est l’Association française Lutte pour la justice qui a sollicité J. Lang. Celui-ci a déclaré que "les droits de l’individu sont placés sous la protection universelle", pour expliquer son "ingérence", qu’il convient de saluer ici-même avec son aspect "médiaticobenettonien" dénoncé par Philippe Val (Charlie-Hebdo du 23 février 2000), au milieu de tant de lâchetés récentes du monde politique français (on pense à la Tchétchénie).

L’article rappelait que le Texas détenait le sinistre record du nombre d’exécutions (206 depuis 1976, neuf en janvier et février 2000 dont celle d’une grand-mère de 62 ans, et celle imminente(1) d’Odell Barnes) qui sont actuellement pratiquées par injection, la chaise électrique "Old Sparky" ayant été reléguée comme pièce maîtresse du musée de la prison. Si le gouverneur de l’Illinois a récemment suspendu les exécutions par peur de l’erreur judiciaire, George W. Bush, gouverneur du Texas et candidat à la présidence, rétorque : "La culpabilité de chaque détenu exécuté ne fait aucun doute dans mon esprit".

De plus, l’avocat Patrick Baudouin cite les exemples d’un condamné qui avait vu son exécution différée de plusieurs mois, afin qu’on puisse s’assurer qu’il était suffisamment sain d’esprit pour comprendre son châtiment, et d’un autre à qui la dernière cigarette avait été refusée parce que le règlement intérieur de la prison interdisait de fumer... Il en appelait à nos amis Américains, pour que cesse dans leur pays l’application de ce châtiment cruel et dégradant, soulevant au passage la contradiction qu’il y avait pour les Etats-Unis entre leur " interventionnisme humanitaire " à l’étranger, et leurs pratiques " domestiques " en justice pénale.

Jean-Yves FEBEREY
Nice

(1) dont la presse nous a depuis appris qu'elle a malheureusement eu lieu.

 

 

Les chemins de la connaissance vous conduiront...

REUNIONS ET COLLOQUES

EN FRANCE

EN AVRIL 2000

à PARIS, le 1er : Colloque de PIMED sur L’amélioration de la qualité des dons de médicaments. Renseignements : PIMED - Tél : 01 42 41 29 22 - Fax : 01 42 41 80 60 Site internet : http://www.drugdonations.org

à PARIS, du 7 au 9 : Congrès 2000 sur Le corps, la thérapie, la vie. Renseignements : Dr. W. Zaruchas, 7 av. Frémiet, 75016 PARIS - Tél : 01 45 20 95 06 - Fax : 01 30 42 16 36

à NARBONNE, du 22 au 29 : L’Association Psy - Via domitia organise une formation sur L’hypnose éricksonienne. Renseignements : Psivia, 520 bis rue de Jonquières, 11000 NARBONNE - Tél : 06 84 51 55 19

à PARIS, le 27 : Conférence sur La psychanalyse dans le processus civilisateur : une question freudienne. Renseignements : APF, 24 place Dauphine, 75001 PARIS Tél : 01 43 29 85 11 - Fax : 01 43 26 13 46

à PARIS, du 27 au 29 : Psychodrame en petits groupes organisé par le CEFFRAP sur Approche clinique en groupe de travail en psychiatrie. Renseignements : CEFFRAP, 3 place Edouard Renard, 75012 PARIS - Tél & Fax :01 43 40 16 09

MAI 2000

à MONTPELLIER, les 5 et 6 : Congrès de l’Association Languedoc-Roussillon de Thérapie Cognitive et Comportementale sur Trouble panique, agoraphobie et troubles anxieux : évolution des concepts et des thérapeutiques. Renseignements : ALRTCC, Dr. N. Duchesne - Tél : 04 67 52 73 01

à PARIS, du 7 au 10 : VIIe Congrès de l’Association Mondiale pour la Réhabilitation Psychosociale sur La Réhabilitation psychosociale : encourager la diversité et préserver

l’équité. Renseignements : R. Onteniente, NHA Communication, 3 rue de la Boétie, 75008 PARIS - Tél : 01 42 66 46 46 - Fax : 01 42 66 45 45 - e.mail : nha.com@wanadoo.fr

à STRASBOURG, les 12 et 13 : ARCANES organise une formation sur La Paranoïa. Renseignements : Sté APERTURA, 9 place Kléber, 67000 STRASBOURG - Tél & Fax : 03 88 61 78 42 - e.mail : apertarc@club-internet.fr

à REIMS, les 12 et 13 : Journées Nationales de la SFPEA sur Crise(s) et pédopsychiatrie. Renseignements : Pr. G. Schmit, CHU de Reims, Serv. de pédopsy., Hôp. Robert Debré, av. Gal Koenig, 51092 REIMS - Tél : 03 26 78 72 24

à PARIS, le 13 : Journée d’étude du Ctre Alfred Binet sur L’autisme infantile. Renseignements : Ctre A. Binet, 76 av. Edison, 75013 PARIS - Tél : 01 40 77 43 40 - Fax : 01 40 77 43 55

à STRASBOURG, du 19 au 21 : Congrès Mondial de la Féd. Fr. de Psychomotricité sur Psychomotricité et bouleversements de la société à l’aube du IIIe millénaire. Renseignements : F.F.P., 5 rue Copernic, 75116 PARIS - Tél & Fax : 01 45 05 12 77 - e.mail : congres@psychomotricite.com

à SAINT ETIENNE, le 20 : Journée AFP/Ass. des Psychiatres Libéraux Stéphanois sur Penser la psychose, avec Francis Pasche. Renseignements : AFP, 147 rue Saint-Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr (cf. penser la psychose)

à CHARTRES, du 25 au 27 : XVIe Journées Nationales de l’API sur Variations sur Motifs Scolaires. Renseignements : Dr. J. Constant, 1 rue Saint Martin au Val, 28000 CHARTRES - Tél : 02 37 30 30 93

à MARSEILLE, les 26 et 27 : XIe Colloque de l’Ass. Scientifique d’Etudes et de Recherches en Psychiatrie sur Nouvelles stratégies thérapeutiques dans les psychoses : psychotropes et psychothérapies. Renseignements : Mme Rolando, Clinique de Psychiatrie, CHU Timone, 13385 MARSEILLE Cedex 5 - Tél : 04 91 38 47 21 - Fax : 04 91 38 47 22

à FONTEVRAUD, le 27 : 15e Journée psychiatrique du Val-de-Loire sur Le secret et la transparence. Renseignements : Secr. Dr Lhuillier, Sect. 7, Cesame - Ste Gemmes sur Loire, BP 89, 49137 LES PONTS DE CE Cedex Tél : 02 41 80 79 93 - Fax : 02 41 80 79 63 - e.mail : secteur7@ch-cesame-Angers.fr

EN JUIN 2000

à ANNECY, du 31 mai au 4 juin : 29e Journées franco-suisses pour médecins et soignants sur Formation à la relation soignant-soigné. Renseignements : Dr M. Sapir, 6 rue de l’Arrivée, 75015 PARIS

à PARIS, le 5 : Groupe du lundi de l’AFP. Renseignements : AFP, 147 rue Saint-Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

à PARIS, les 15 et 16 : Colloque International de l’ASCISM sur Quelles compétences infirmières en psychiatrie en Europe ? Renseignements : M. Livet - Tél : 01 48 87 67 22 Fax : 01 69 05 97 13 - e.mail : Livet.ascism@wanadoo.fr

à PARIS, les 16 et 17 : Journées scientifiques de la Revue Adolescence, du Cedrate et de l’ARAPS sur Adolescence sous la guerre. Renseignements : GREUPP, Mme C. Martin, 9 rue Vaneau, 75007 PARIS - Tél & Fax : 01 45 51 60 03

à REIMS, les 23 et 24 : VIIe Rencontres de la CRIEE sur Actualité du trauma. Renseignements : G. Rodriguez, Ctre du Jour A. Artaud, 45 rue Jeanne d’Arc, 51100 REIMS - Tél : 03 26 40 01 23 - Fax : 03 26 77 93 14

à METZ, du 23 au 25 : 4e Congrès international de l’ARPPE sur Le rêve cent ans après. Renseignements : CMP Winnicott, 11 av. Leclerc-de-Hauteclocque, 57000 METZ Tél : 03 87 30 00 75 - Fax : 03 87 62 19 28

à CHALON-SUR-SAONE, le 24 : 3e Journée de Pédo-psychiatrie de Saône et Loire sur Parents, Enfants, Institutions. Renseignements : Mme Lanaud, Secr. de pédopsy., CHS Sevrey - Tél : 03 85 32 82 07 - Fax : 03 85 92 82 27

à PARIS, les 26 et 30 : Congrès international du Jubilé de l’Association Mondiale de Psychiatrie sur De la clinique à la recherche : Penser la psychiatrie. Renseignements : Fédération Française de Psychiatrie, 9 rue Brantôme, 75003 PARIS. MTV Congrès du Jubilé Int. AMP, BP 38, 92502 REUIL MALMAISON - Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85 - e.mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr

à PARIS, du 27 au 29 : Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de langue française. Renseignements : Dr J.-P. Chabannes, Sect. 38G07, Ctre Hospitalier, BP 100, 38521 ST-EGREVE Cedex - Tél : 04 76 56 43 70 - Fax : 04 76 56 45 65

À L’ÉTRANGER

EN AVRIL 2000

à DAMAS (Syrie), les 2 et 3 : l’AEPEA organise Les Journées francophones proche-orientales de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Renseignements : Mme C. Briot, SOCFI, 14, rue Mandar, 75002 PARIS - Tél : 01 44 88 25 25 - Fax : 01 40 26 04 44

à LONDRES (Royaume Uni), du 3 au 7 : 6e Congrès Mondial sur Innovations en psychiatrie 2000. Renseignements : 6th World Congress Secretariat, P.O. Box B135, Huddersfield HD1 1YG, United Kingdom - Tél : 01484 532102 - Fax : 01484 425699 - e.mail : worldforum@aol.com

à LAUSANNE (Suisse), du 6 au 8 : 43e Congrès de la Société Suisse de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent sur Sens et non-sens de la violence. Nouvelles expressions, nouvelles approches. Renseignements : Mme F. Evrard, SUPEA, rue de Bugnon 23A, CH-1005 LAUSANNE - Tél : 0041 21 314 19 60 - Fax : 0041 21 314 19 61 - e.mail : françoise.evrard@inst.hospvd.ch

à HO CHI MINH VILLE (Vietnam), les 13 et 14 : Colloque Franco-Vietnamien sur " Qualité de vie, Dépression, Suicide... ", deux périodes de séjours sont possibles : du 10 au 15 avril ou du 7 au 17 avril. Renseignements : Dr Luong - Tél : 01 45 85 63 63 - Fax : 01 45 85 58 00

EN MAI 2000

à CHICAGO (USA), du 10 au 12 : 5e Atelier du Ctre Int. de Politique et Economie en S. Mentale sur 2000, la valeur de la psychiatrie. Renseignements : ICMPE, Via Daniele Cresp 7, 20123 Milano Italy - Tél & Fax : 39-02-5810 6901 - e.mail : info@icmpe.org

à CHICAGO (USA), du 13 au 18 : 51e Congrès annuel de l’APA. Renseignements : American Psychiatric Association, Office of International Affairs, 1400 K St., NW, Washington, DC 20005 - Tél : 202 682 6286 - Fax : 202 789

à TORONTO (Canada), du 28 au 31 : 6e Conférence de l’Ass. Int. Pour le Traitement des Délinquants Sexuels sur Regarde en arrière/Regarde en avant : Evaluation, Traitement et Résultats des recherches. Renseignements : Site internet : http://www.medacad.org/iatso/toronto.htm

EN JUIN 2000

à MONTREAL (Canada), du 1er au 4 : 60e Congrès des Psychanalystes de langue française sur L’idéal transmis. Renseignements : SPP, 187 rue Saint Jacques, 75005 PARIS - Tél : 33 1 43 29 66 70 - Fax : 33 1 43 29 10 77 - e.mail : congres.spp@infonie.fr

à SANTIAGO DE COMPOSTELA (Espagne), du 8 au 10 : 21e Congrès de l’Association Espagnole de neuro-

psychiatrie sur Le savoir en Santé Mentale : certitudes, incertitudes et perspectives devant un nouveau siècle. Renseignements : Servicio de Psiquiatria, Hospital Xeral de Galicia, c/ Galeras, s/n. - Tél & Fax : 981 586 077 - e.mail : secreaen@xxicongresoaen.com

à LINZ (Autriche), du 15 au 17 : 19e Congrès de l’Association psychiatrique Danubienne sur Perspectives pour les patients psychiatriques dans le nouveau millénaire. Renseignements : c/o pro mente Upper Austria, Ms Donabauer, Figulistraze 32, A-4020 Linz, Austria - Tél : 0043 732 656103 - Fax : 0043 732 651321 - e.mail : donausymposion@promenteooe.at

à BASSANO DEL GRAPPA (Italie), le 23 : 3e Exposition internationale sur Les bandes vidéos traitant des questions psychiatriques. Renseignements : Dr. Ricardo Bianco, CRT di Luino - Tél : 0332 539500 - Fax : 0332 539210

à MADRID (Espagne), du 23 au 27 : Réunion thématique de l’Ass. Mondiale de Psychiatrie sur La psychiatrie légale. Renseignements : Tilesa Opc, SL, Londres 17, 28028 MADRID - Tél : 34 91 361 26 00 - Fax : 34 91 355 92 08 e.mail : forensic@tilesa.es

La Lettre de PSYCHIATRIE FRANCAISE
147 rue Saint-Martin - 75003 Paris - Tél. : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr

Editeur : Association Française de Psychiatrie / Syndicat des Psychiatres Français (A.F.P. / S.P.F.)

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