N°93
Mars 2000
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SPF Prix Littéraire Charles Brisset 99 Psychiatrie en Europe Les Classifications : Jubilé Juin 2000 |
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L'avenir
de la psychiatrie
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Même sils débutent mal, le vingt-et-unième siècle et le troisième millénaire seront lépoque de la lutte contre les maladies virales, les cancers et les troubles mentaux. Les hommes, ayant assuré leur survie, se préoccuperont de vivre mieux : il y a donc un bel avenir pour lensemble des "psychistes" comme les appelait le regretté Didier Anzieu (psychiatres, psychanalystes, psychologues, psychothérapeutes..).
Du cri de Paul Balvet dénonçant la famine dans les hôpitaux psychiatriques en 1942 jusquà lannée 1975, la psychiatrie française a été engagée dans un processus de progrès, inégal suivant les lieux, les moments et les équipes. Mais au-delà des clivages théoriques, il y avait un élan au travail et un humanisme qui entraînaient une amélioration de la situation des patients et de leurs familles. Quelles soient éclairées par la psychanalyse, la phénoménologie ou la militance chrétienne sociale ou socialiste, les démarches étaient fécondes ; critiquées pour leur caractère réformiste en 1968, elles sont venues bien davantage se briser sur les ravages du libéralisme économique mondial et sur la volonté de soumettre à la loi de largent la santé, léducation et la culture. Il faut organiser une nouvelle résistance en attendant que la lutte pour lépanouissement humain puisse reprendre son élan.
1968 a donné un statut convenable à la psychiatrie et aux psychiatres. Mais les malades mentaux attendent encore la considération : la majorité dentre eux ne sont plus internés ni même hospitalisés, mais ils sont loin dêtre convenablement soignés. Des locaux adaptés et entretenus, des équipes suffisantes en nombre et engagées dans un procès de formation permanente sont les conditions préalables à tout travail psychothérapique dans les structures publiques et associatives. Dans la pratique privée, il convient que lacte psychiatrique cesse dêtre dévalorisé comme si la relation humaine ne valait rien. Le travail des psychologues cliniciens, titulaires dun D.E.S.S. ou dun diplôme équivalent, devrait pouvoir bénéficier dune prise en charge. Mais il convient de laisser libre lexercice de la psychanalyse et des psychothérapies, car nous savons que de grands psychanalystes sont venus à sa pratique à partir de formations très diverses. A une époque où beaucoup de nos malades, mais aussi nos chefs dEtat, consultent des voyants et des astrologues plus nombreux que les psychothérapeutes, il est vain de légiférer : aucune loi ne pourra éliminer les charlatans dans tous les domaines !
En période de crise économique, tout coûte trop cher (en particulier, la santé), et cest dans ce contexte quon veut tout mesurer. Les évaluations proposées sont conçues pour des gestes techniques quantifiables, comme il en existe relativement en médecine et en chirurgie. Toutefois, elles poussent à un retour à linhumanité dans les hôpitaux puisque les temps de parole avec le patient à loccasion des soins nétant pas prévus, ils sont considérés comme du temps perdu. Elles méconnaissent limportance des relations humaines privilégiées que suppose lexercice de la psychiatrie, le fait que les soignants ne sont pas interchangeables auprès des divers patients et la nécessité de respecter les rythmes propres des soignants et des soignés si nous voulons un travail de qualité. Nous devons dire et répéter sans cesse que, en psychiatrie, le plateau technique, cest les personnes.
Les futurologues se trompent. Personne navait prévu les événements de 1968. Je pense quand même que notre société va se remettre en question plus ou moins brutalement ces années-ci. Pourquoi pas à loccasion du changement de millénaire ? Cela narrive quune fois tous les mille ans ! Pour la psychiatrie comme pour lhumanité, les aspirations de liberté, dégalité et de fraternité sont encore un programme neuf. Foin des décisions qui tombent den haut, loin des problèmes du terrain, et qui ne sont ouvertes à la concertation que pour leur application. Nous avons besoin de limagination de tous les personnels médicaux, paramédicaux, techniques et administratifs pour résoudre au mieux des problèmes difficiles : ceux-ci ne la déploieront que dans un climat vraiment républicain où ils ne craindront pas que les innovations venues de la base soient mal accueillies. Si, contrairement au slogan de 1968, limagination ne prend jamais le pouvoir, elle ne permet pas moins de contribuer à changer le monde.
Claude NACHIN
Amiens
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Sur
une note
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Dans un précédent numéro, nous nous inquiétions de la mention de la raison médicale sur les arrêts de travail. Il nous paraît important de signaler que la LDH (Ligue des Droits de lHomme) et le collectif "Pour le droit des citoyens face à linformatisation de laction sociale" se sont, de leur côté, vigoureusement élevés contre cet article 18 du PLFSS, "en raison du risque manifeste datteinte au secret médical". Ils insistent sur le nombre élevé de personnes qui traitent les documents darrêt de travail, ce qui multiplie les risques de divulgation des éléments médicaux. De plus, pour les cinq millions de fonctionnaires, les trois volets de larrêt de travail sont adressés à lemployeur et parviennent aux services du personnel sans aucun filtrage médical. Ils observent également, à juste titre semble-t-il, quen utilisant pleinement les procédures existantes (convocation par le contrôle médical, prise de contact du médecin-conseil avec le praticien), les Caisses ont déjà les moyens de lutter contre déventuels abus (LDH-Info, déc. 1999, N° 84).
Un exemple récent ne peut quinciter à la plus grande vigilance : un employeur avait montré à tout son personnel larrêt de travail établi par un psychiatre pour lune de ses employées, en lassortissant de commentaires désobligeants. Fort heureusement, la patiente était alors suffisamment "solide" pour ne pas en être affectée outre mesure.
J-Y.F.
Dans la perspective dun prochain dossier nous demandons aux collègues concernés quelle est leur expérience de lobligation de soins, prescrite parfois par la justice pénale, qui conduit certaines personnes vers le cabinet des psychiatres : quelles sont leurs remarques et les éventuelles difficultés à lusage.
La rédaction
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Les
flancs de l'Aventin
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Au cours dun colloque tenu le 25 février, la FNAPPsy* sinterroge sur la place du malade pour les professionnels de santé mentale.
Bien entendu, on pourrait donner une réponse démagogique, séductrice, humanitaire ou humaniste à cette question. Mais on peut surtout apporter une réponse technique : si la psychiatrie sest officiellement créée (autonomisée) en 1968, cest en fonction dune certaine idée de la maladie, du malade et du soin, selon laquelle il existe des maladies et des dysfonctionnements psychiques (cest donc une part de la médecine), qui eux-mêmes entament ou entravent la liberté de penser du patient, par le biais de langoisse, du refoulement, des mécanismes de défense, etc.
Mais il reste une marge de manuvre vivante, même dans les situations de détresse ou de détérioration les plus spectaculaires. Et cest avec cette part vivante que nous travaillons, cette part toujours présente dappétence relationnelle.
Comme nous savons, en outre, que la gradation entre normal et pathologique est variable et labile, nous travaillons moins contre la part malade (il y a des instruments pour cela, pour la soulager ou la masquer : les médicaments) quavec la part vivante, saine, dynamique. Ce devrait être la cas pour tous les médecins. Mais, pour les psychiatres, cest cette part avec qui est la plus importante, lessentielle, lincontournable.
Simon-Daniel
KIPMAN
Paris
* Fédération Nationale des Associations de Patients et ex-Patients en Psychiatrie
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Actualité
professionnelle :
le point |
Pour des raisons dédition, cet article dinformation rédigé fin février ne prend pas en compte lactualité survenue ultérieurement.
1. Télétransmission
Les pressions des Caisses saccentuent. Certaines commencent à réclamer le remboursement de la prime de 9.000 F, dautres menacent de ne plus participer aux prises en charges des cotisations sociales des médecins du secteur 1, dautres encore adressent aux médecins des menaces de déconventionnement à peine voilées. Le directeur de la CNAMTS évoque un paiement des feuilles de soins "papier" à partir du 1er juillet 2000, ce qui nest pourtant pas prévu dans lavenant conventionnel.
Nous rappelons que notre consigne est de retarder le plus possible la mise en route de la Télétransmission puisque les conditions actuelles sont inacceptables. Aussi, :
- ne pas céder à la pression de la CPAM ;
- nous adresser rapidement copie de ses courriers afin que nous lui répondions directement (avec copie pour vous) ;
- en cas de demande de remboursement de la prime de 9.000 F, répondre que le contrat stipule, dans son article 7, que la récupération individuelle de cette somme nécessite dêtre préalablement soumise pour avis à la CCPL qui a deux mois pour se prononcer, et que ce nest quaprès son accord éventuel ou une fois ce délai expiré que la CPAM peut engager une procédure de recouvrement : donc, refuser de rembourser cette somme dans ces conditions dillégalité et nous en cas de "harcèlement" par votre Caisse, nous proposons à nos adhérents la démarche suivanteadresser copie de léchange de courriers à ce sujet.
2. Enquête sur loffre de soins en psychiatrie
Une enquête diligentée par le Ministère de lEmploi et de la Solidarité, sur lhospitalisation complète en psychiatrie montre, de 1990 à 1997, une diminution de 27,4 % du nombre de lits, soit une suppression de 27.000 lits qui nont été remplacés que par 5.000 places dhospitalisation partielle. La psychiatrie est ainsi lune des spécialités qui a le plus contribué, ces dernières années, à la restructuration du paysage hospitalier français. Mais de très importantes inégalités régionales demeurent qui demandent à être corrigées.
3. Les dépenses de soins en 1999
Les dépenses de soins remboursables à fin décembre 1999 pour les trois régimes :
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HONORAIRES
Évolution 99/98 |
PRESCRIPTIONS
Évolution 99/98 |
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| Omnipraticiens |
+
0,8 %
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+
4,9 %
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| Spécialistes |
+
1,1 %
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+
6 %
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| Psychiatres |
+
0,8 %
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+
9,3 %
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| Neuro-psychiatres + psychiatres |
-
0,2 %
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+
7,6 %
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Si lon constate pour 1999 une progression des honoraires plus faible pour les psychiatres que pour lensemble des spécialistes, lensemble neuropsychiatres et psychiatres accuse une baisse légère de 0,2 % ! Par contre, les prescriptions accusent une progression supérieure à celle de lensemble des spécialistes. Linterprétation de ces résultats reste à faire.4. Rencontre entre la CNAMTS et les Syndicats horizontaux
La loi de financement de la Sécurité Sociale impose aux Caisses une négociation avec les syndicats médicaux afin de déterminer lévolution des dépenses dhonoraires et le respect des objectifs de maîtrise :
- pour les généralistes, signataires dune convention, il reviendra à MG France de négocier un avenant tarifaire ;
- pour les spécialistes, soumis au règlement conventionnel minimal, il ne sagira que dune simple consultation afin que la Caisse détermine seule du contenu de lavenant tarifaire ! À la suite immédiate de la rencontre du 15 février, la Caisse na fait aucune proposition. Pour le 22 février et comme convenu, elle a annoncé la revalorisation de quelques lettres-clé concernant les dentistes, les sages-femmes, les kinés et dautres paramédicaux, ainsi que celle de la rémunération du médecin-référent et celle de la visite du généraliste au domicile des personnes âgées. Dans ce cadre, il est également prévu pour les spécialistes une provision de 250 millions F destinée à déventuelles revalorisations tarifaires "ciblées", à compter du 1er juillet, qui pourraient concerner les chirurgiens, les pédiatres, les radiologues et les gynécologues, après propositions faites à la CNAMTS par les syndicats des spécialités correspondantes. Il devrait sagir de "revalorisations structurantes" qui, cependant, seraient rabaissées en cas de "dérapage" par rapport à lobjectif prévu. Quid des psychiatres ? Le SPF réfléchit aux propositions quil pourrait faire dans ce domaine (et pour lesquelles il ne manque pas didées).
Il ny aura probablement aucune négociation en vue de létablissement dune convention pour les spécialistes car les syndicats refusent de négocier dans la logique actuelle dune maîtrise comptable avec sanctions des professionnels, et les Caisses saccommodent finalement très bien de cette situation qui leur permet de décider seules !
5. Modernisation du système de soins
Toujours le plus grand flou sur les projets. Trois volets semblent pour le moment retenus :
- le droit des malades,
- le dossier médical,
- le statut du médecin.
Le silence de notre nouvelle Secrétaire dEtat à la Santé à ce sujet est toujours aussi assourdissant !
6. FMC : les projets de lUNAFORMEC
LUnaformec vient de rendre publique une "plate-forme FMC" (sur laquelle elle va demander à chaque centrale syndicale de sengager avant les élections aux Unions Professionnelles) qui préconise une clarification du financement de la FMC en le détachant des conventions médicales et en séparant clairement le financement de la formation des cadres syndicaux à la vie conventionnelle de celui de la formation des médecins à leur exercice professionnel. Elle propose également de soumettre lensemble du système de formation au contrôle du "quadripartisme égalitaire" : lOrdre des médecins, les Syndicats médicaux, lUniversité et les Associations de formation continue. Enfin, elle milite pour des "procédures dassurance qualité" reposant essentiellement sur les Associations régionales et non plus uniquement sur les grandsthèmes de santé publique déterminés nationalement.
7. Manifestations hospitalières franciliennes
Lintersyndicale des psychiatres publics de Paris et dIle de France a vivement manifesté pour dénoncer létranglement dont sont victimes les quatre hôpitaux psychiatriques et pour demander des attributions budgétaires adaptées.
8. Négociations statutaires hospitalières
Le SPF, comme tous les syndicats, est exclu des négociations en cours. Le Ministère ne reçoit plus les syndicats pour ce type de négociations, mais seulement les trois confédérations syndicales, dont deux se détachent plus particulièrement : la Confédération des Hôpitaux Généraux (CHG) et lIntersyndicale nationale des PH (INPH). Nous envisageons dadhérer à lune delles afin davoir accès aux négociations en cours ou futures.
9. Rapport du Haut Comité Médical
Un rapport préparatoire à la Conférence Nationale de Santé préconise que la définition du "panier de biens et de services de santé" (le panier des soins remboursables) ne doit pas se baser, comme dans le cas de la CMU, sur une approche uniquement comptable mais quil doit reposer sur des critères scientifiquement reconnus et intégrant les besoins de prévention. Il estime par ailleurs que tous les soins ne peuvent pas être pris en charge par lassurance maladie, que la couverture complémentaire doit jouer son rôle, et enfin que, dans un souci déquité daccès aux soins de base, une suppression progressive du ticket modérateur simpose.
10. Assemblée générale du SPF.
Celle-ci aura lieu le 25 mars à Paris. Les membres du Bureau exposeront leurs réflexions et leurs actions réalisées de mars 99 à mars 2000.
Pierre
STAËL
Secrétaire
Général SPF
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Unions
régionales des médecins libéraux : VOTEZ !
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La date des élections aux Unions régionales est fixée au 29 mai. Les résultats de ces élections auront une influence considérable sur lévolution de la pratique médicale libérale dans les régions pour les six années à venir, mais aussi, au plan national, sur la représentativité des grands syndicats médicaux. Il est du devoir de chaque médecin de participer à ce vote pour défendre à la fois son mode dexercice et ses idées sur lévolution de la pratique médicale en France.
Les Unions régionales
Nous avons rappelé dans notre numéro de septembre 99 (N° 87, pp. 11-12) les rôles principaux de ces organismes créés par la loi Teulade en 1993, et encouragé les psychiatres à présenter leur candidature. Elles sont un outil au service
des médecins libéraux dans le domaine de lévaluation et de labord médico-économique comme au niveau de leurs rapports avec les autorités sanitaires et les Unions régionales des Caisses dassurance maladie. Leurs membres sont élus pour six ans sur des listes présentées par les syndicats médicaux reconnus comme représentatifs.
Des raisons régionales et générales de voter
- Des raisons régionales :
La plupart des décisions concernant lévolution future des pratiques médicales, tant hospitalières dailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons
La plupart des décisions concernant lévolution future des pratiques médicales, tant hospitalières dailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons
La plupart des décisions concernant lévolution future des pratiques médicales, tant hospitalières dailleurs que libérales, se prendront probablement au plan régional : accréditation, évaluation, expériences diverses (dont le travail en réseau), rénovation des systèmes de garde et de soins urgents, voire mise en concurrence des divers organismes assureurs... Les Unions régionales auront un rôle primordial à y jouer. Rappelons simplement le décret sur lévaluation des pratiques médicales paru le 28.12.99 (cf. qualité des soins et évaluation) qui donne lentière responsabilité de lévaluation des médecins libéraux, à partir de critères fournis par lANAES, aux sections (soit généraliste, soit spécialiste) des Unions. La présence effective des psychiatres parmi les élus aux Unions régionales et le poids des syndicats respectifs qui les représentent le mieux, seront encore plus déterminants pour les psychiatres que pour dautres spécialistes. En effet, dune façon générale, certaines spécialités chirurgicales ou techniques peuvent facilement se représenter les unes les autres car leur mode de travail et leurs conditions économiques sont semblables. La spécificité du travail des psychiatres (prédominance de la clinique, nécessité du libre accès, actes répétitifs, suivi au long cours et pratique psychothérapique) ne peut se comparer avec aucune autre spécialité si ce nest, peut-être, la médecine générale.
- Des raisons générales :
La représentativité ultérieure des Syndicats médicaux nationaux dépendra du score quils obtiendront à ces élections. Le syndicalisme médical en France nest que relativement développé. Pourtant, linfluence des syndicats déborde largement le nombre même de leurs adhérents. Il en est de même, par exemple, pour les syndicats de salariés : leur véritable influence se mesure en général à leurs résultats lors des élections de leurs représentants à lURSAFF ou aux ASSEDIC. On sait même que cest une des raisons pour lesquelles ces élections sont si rares !... Les médecins, eux, ont la chance de pouvoir donner leur avis tous les six ans. Il est important quils le fassent et quils en profitent pour appuyer les organisations les plus proches de leurs idées. Les conséquences peuvent en être très concrètes. Prenons lexemple du libre accès au spécialiste : il dépendra en grande partie des succès obtenus à ces élections par les défenseurs du médecin-référent (MG France) ou dune médecine plus ouverte (UNOF, branche généraliste de la CSMF). De même, la représentation des spécialités cliniques, dont fait partie la psychiatrie, et la valorisation de leurs actes dépendront de léquilibre des forces entre les syndicats de spécialistes.
Pour qui voter ?
Sagissant dun scrutin de listes présentées par les syndicats représentatifs, il nest pas possible de voter directement pour le candidat de son choix. On votera donc soit pour une liste présentant, en position éligible, le candidat que lon veut soutenir, soit pour une liste défendant des idées dans lesquelles on peut se reconnaître, au moins partiellement.
Rappelons les forces en présence.
- La CSMF : la Confédération des syndicats médicaux français est le plus ancien organisme représentatif des médecins. De par sa structure confédérale, elle réunit aussi bien les syndicats départementaux que des syndicats nationaux, tels ceux des spécialistes (dont le nôtre). Sétant toujours définie comme "libérale et sociale", elle a été le moteur de la politique conventionnelle jusquau plan Juppé qui la fait entrer dans une opposition rigoureuse. La Confédération représente à la fois les médecins généralistes et les médecins spécialistes. Aux élections de 94 lUNOF avait recueilli 26 % des voix des généralistes (59 % pour MG France), et lUMESPE 55 % des voix des spécialistes. De la scission de la CSMF sont nés dautres syndicats soit par désaccord idéologique, soit par querelles de personnes, soit pour défendre des intérêts plus particuliers. Nous ninsisterons pas sur MG France qui ne représente que les médecins généralistes qui se sentaient mal défendus dans le cadre confédéral.
- La FMF : la Fédération des médecins de France, créée pour défendre les intérêts des titulaires du DP est bien représentée dans quelques grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille. Elle a recueilli 10 % des voix des spécialistes, en 1994.
- Le SML : le Syndicat des médecins libéraux a été fondé pour défendre la liberté des honoraires et en particulier celle des médecins qui avaient choisi les honoraires libres. Il milite toujours pour la réouverture de ce droit et il est actuellement assez proche de la CSMF depuis que celle-ci refuse obstinément la maîtrise comptable des dépenses de santé. Il avait recueilli 20 % des voix, en 1994.
- LUCCSF : lUnion des chirurgiens et spécialistes de France, de création récente (elle a été créée de toutes pièces pour soutenir le plan Juppé), représente surtout des chirurgiens et spécialistes apparentés. Son projet prioritaire est la revalorisation du KC. Elle avait obtenu 13 % des voix des spécialistes, en 1994.
Cette présentation des grandes centrales syndicales est volontairement lapidaire. En fait, comme dans les partis politiques, les différences sont surtout caricaturales au niveau de leur représentation nationale. Sur le terrain, et les Unions régionales travaillent surtout à ce niveau, les nuances sont plus subtiles et dépendent souvent de la personnalité des élus. En dehors des blocages provoqués par MG France, elles nempêchent pas la considération et le respect mutuels nécessaires à un travail en commun. Il nest dailleurs pas certain que la multiplication des syndicats ait servi la cause générale de la médecine ni celle des médecins.
Au cours de sa réunion du 22 janvier 2000, le Conseil du SPF a proposé à ses adhérents
et au-delà, à tous les psychiatres, les priorités suivantes.Il est impératif :
1. de voter :
labstention est fautive, comme toujours dailleurs, car elle entraîne une sur-représentation des positions minoritaires et radicales. La participation au vote renforcera les Unions et les représentants de la profession organisée ;
2. de voter pour les listes présentant un psychiatre en position éligible :
il ne sagit pas simplement dun vote corporatiste ; nous avons expliqué plus haut la difficulté pour le fait psychiatrique dêtre représenté par dautres spécialités ;
3. de voter, à défaut de candidat psychiatre, pour les listes CSMF-UMESPE :
les deux syndicats représentant les psychiatres libéraux, aussi bien nous, le SPF, que le SNPP, adhèrent en tant qu"organisations verticales" à la CSMF et à lUMESPE qui défendent à la fois :
- le maintien du libre accès aux spécialités,
- la revalorisation des actes cliniques,
- ladaptation des impératifs économiques aux nécessités de la santé.
Rappelons quaux dernières élections la quasi-totalité des psychiatres avaient été élus sur les listes CSMF-UMESPE et marginalement, sur celles du SML.
Michel
EISELE
Vice-Président
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Psychothérapies,
Psychothérapeutes
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Historique et développement de lanalyse du Syndicat
1. Depuis plus de vingt-cinq ans, le SPF, sappuyant sur la circulaire Sournia, a toujours défendu lassimilation de la pratique des psychothérapies à la consultation psychiatrique (CNPSY). Nous nous sommes toujours opposés à une différenciation dun acte de psychothérapie qui aurait été, en tant quacte isolé, sous-coté par rapport à la consultation et qui aurait pu être considéré comme un acte technique autonome pouvant être pratiqué par des "auxiliaire " médicaux. Cette lettre-clé unique a en fait rendu possible des pratiques très diverses, sans grande contestation de la part des Caisses, et les rares problèmes rencontrés ont toujours pu être réglés rapidement après intervention syndicale. Globalement, en terme de nomenclature, le système donnait dans lensemble satisfaction (en dehors bien sûr du problème de la sous-valorisation financière constante de la lettre-clé).
2. Après que la première étape de la refonte de la nomenclature des actes techniques fut terminée, celle des des pratiques cliniques sest engagée il y a maintenant un an. Les psychiatres, dont la pratique et la dimension psychothérapique de leur consultation étaient totalement ignorées (il nétait question que dexamen somatique), sont parvenus à faire reconnaître dune part la dimension psychothérapique de la consultation psychiatrique et, dautre part, lindissociabilité entre psychothérapie et consultation elle-même, ainsi que la quasi-exclusivité de la pratique des psychothérapies par les psychiatres. Rien nest encore définitivement acquis puisque ces négociations en sont à leurs débuts et doivent franchir beaucoup dobstacles, mais nous sommes actuellement plutôt sur la bonne voie.
3. Prévoyant des difficultés pour la pratique des spécialités cliniques (et notamment pour la psychiatrie), nous avons au SPF constitué depuis plus de deux ans des groupes de travail et de réflexion qui ont publié différents textes, notamment sur :
- la spécificité de la consultation psychiatrique,
- les psychothérapies du psychiatre,
- le champ de compétence de la psychiatrie.
Il sagit de textes à usage syndical, écrits dans un langage accessible à des non-psychiatres ou à des non-médecins, et destinés à nos partenaires tant médicaux que gouvernementaux ou administratifs, que nous avons utilisés lorsque lactualité en a imposé la nécessité.
4. La pression des psychothérapeutes non-médecins pour faire reconnaître un statut de psychothérapeute sest brusquement accentuée avant lété 99, de façon agressive à lencontre des psychiatres, rabaissés au rang de "dinosaures prescripteurs". Les psychothérapeutes non-médecins nhésitent pas à sestimer les seuls psychothérapeutes valablement formés et compétents (mais ils se déclarent cependant prêts à labelliser les psychiatres qui accepteraient de suivre leur cursus) ! Leur but est dobtenir une reconnaissance dans un quelconque pays européen pour létendre ensuite à lensemble de la Communauté. Dans le même temps, ils tentaient une démarche auprès de notre Ministre de la Santé.
5. Cest ainsi quen juillet 1999, à la demande du Ministère, sous légide de lIGAS et à partir dun travail de définition des psychothérapies confié à lAFNOR par les psychothérapeutes non-médecins, se sont réunis un certain nombre de partenaires concernés, dont les syndicats horizontaux de médecins, lOrdre national des Médecins, la FFP et le SNPP. Nous avions, au SPF, refusé de répondre à lenquête de lAFNOR en arguant du fait quil sagissait dunorganisme denormalisation industrielle, qui ne pouvait se prévaloir daucune compétence en matière de soins et de médecine, et que nous ne comprenions pas son intervention dans un domaine strictement médical (nous navons donc pas été invités à cette réunion à laquelle nous naurions dailleurs pas accepté de participer). La CSMF sest rangée derrière la position de lOrdre des Médecins qui a été claire et lapidaire, à savoir que les psychothérapies étant des soins médicaux, elles relèvent de la médecine et donc des seuls médecins ! Nous avons ensuite, avec le SNPP, demandé à la CSMF de confirmer cette position par écrit au Ministère.
6. Il nous a paru alors indispensable de nous positionner officiellement sur ce sujet de la pratique des psychothérapies et de le faire connaître tant au plan national queuropéen (via lUEMS). Cest ainsi que le Conseil a (difficilement) rédigé le texte ci-dessous : il nest pas parfait mais le résultat dun choix politique. Nous avons abandonné la position pourtant confortable de lOrdre afin de tenir compte de la réalité de la pratique hospitalière qui délègue volontiers, et depuis longtemps, la pratique des psychothérapies aux psychologues des services sur indication des praticiens et sous leur supervision. Il ne nous a pas échappé que cette " concession " risquait de se faire au détriment des libéraux qui auraient été "confortés" par la position plus simple de lOrdre, mais nous sommes restés fidèles à notre vision globale et unitaire de la pratique psychiatrique.
Toutefois, il est devenu alors indispen-sable de différencier les psychothérapies du psychiatre dans leur dimension globale, médicale et psychiatrique (diagnostic psychiatrique et organique si besoin, possibilité dexamens complémentaires et de prescriptions) sinscrivant dans le cadre de la consultation médicale spécialisée (CNPSY), de celles pouvant être pratiquées par dautres (tels les psychologues, par exemple) qui nont pas cette dimension ; les unes et les autres ne peuvent ni ne doivent être confondues, ni dans les faits ni dans leurs cotations éventuelles, afin quune éventuelle reconnaissance (même si elle paraît peu probable) dun acte psychothérapique (et sa sous-cotation inéluctable) ne puisse se confondre avec les psychothérapies pratiquées par les psychiatres dans le cadre de leur CNPSY. Il en va du devenir des psychiatres libéraux !
7. Cest en octobre 1999 que nous avons appris, par Christian Vasseur, Secrétaire général AFP, le dépôt de la proposition de loi sur lusage du titre de psychothérapeute par le député Bernard Accoyer. Ce projet, dont nous ne sommes pas demandeurs, est probablement dû à linstigation des psychologues, puisquil prône ce titre uniquement pour les psychiatres et pour eux. Notons que le député initiateur sest bien gardé de nous consulter malgré le fait que nous lui ayons écrit à deux reprises à la même période (au sujet du PLFFS et de lobligation de mention de la raison médicale des arrêts de travail) : il nous avait alors répondu sur ces sujets, confirmant ainsi quil nignorait pas notre existence ! Cette proposition de loi ne nous gêne pas puisquelle va dans le sens que nous défendons (à condition que la formation des psychologues concernés réponde à une véritable formation clinique). Mais on peut craindre que cette proposition ne soit combattue par les psychothérapeutes non-médecins, et rien ne dit quelle sera adoptée en létat puisquelle émane de lopposition parlementaire(1).
8. Notre position officielle au SPF sur la pratique des psychothérapies suscite de nombreuses réactions, souvent passionnelles, de la part de confrères qui nhésitent pas, sous prétexte de purisme ou de dogmatisme, à défendre des positions valables sous certains aspects mais qui iraient au détriment direct des psychiatres eux-mêmes et de leur pratique.
Un syndicat de psychiatres se doit de promouvoir et de défendre les conditions dexercice spécifiques aux psychiatres et, parce quil est aussi un Syndicat de médecins, de veiller à la santé publique et à la qualité des soins, et donc à la qualification de ses collaborateurs. Mais il na pas, par contre, à se substituer aux autres Syndicats de professionnels. Cest pour cette raison que, dans notre prise de position sur lexercice des psychothérapies, comme dans le courrier adressé au député B. Accoyer (cf. Prise de position du SPF), nous avons insisté sur les deux points qui nous paraissent fondamentaux :
- lincontournable nécessité préalable dun diagnostic médical et psychiatrique, puis létablissement de lindication des traitements psychothérapiques par un psychiatre,
- une formation universitaire et surtout clinique de la part des seuls autres professionnels susceptibles dune pratique des psychothérapies, les psychologues, et à la condition dune prise en charge conjointe avec un psychiatre responsable ou superviseur.
9. Un dernier point : il faut améliorer encore puis garantir la formation des psychiatres aux psychothérapies, tant initiale que continue, en relation avec les Universitaires, les Sociétés savantes et en harmonisation avec les instances européennes. Il sagit pour nous, au SPF, dune question prioritaire. Non pas quil nous appartienne de la formaliser (ce nest pas dans les attributions dun syndicat), mais nous devons en susciter la réflexion et la démarche auprès des différentes instances dont cest la compétence et la responsabilité.
Pierre
STAËL
Michel EISELE
Nous attendons avec intérêt les résultats du Colloque mis en place à ce sujet par lAFP, à lAssemblée Nationale, le 23 mars.
LEXERCICE DES PSYCHOTHÉRAPIES EST UN ACTE MÉDICAL QUI NE PEUT ÊTRE PRATIQUÉ QUE SUR PRESCRIPTION ET SUPERVISION PSYCHIATRIQUES. Cest la condition indispensable pour garantir à la population la qualité des soins.
Par ailleurs, il nous paraît important que soit très clairement différencié ce qui a à voir avec le psychopathologique et le thérapeutique, et qui seuls renvoient à la notion de psychothérapies, des multiples méthodes qui visent à lépanouissement personnel et qui ne sont en rien thérapeutiques ou psychothérapiques.
La prescription des psychothérapies
Cest au spécialiste quest le psychiatre que revient le rôle, de par sa formation et sa compétence médicale globale et psychiatrique, de poser les indications de traitements psychothérapiques structurés en intégrant la psychothérapie proposée dans la meilleure stratégie thérapeutique possible dans un but curatif et préventif. Sa qualification, quil est de surcroît seul à offrir, constitue par ailleurs la recon-naissance de sa compétence dans ce domaine et représente précisément la garantie de qualité recherchée.
La pratique des psychothérapies
1) Par les psychiatres.
Lexercice du psychiatre repose sur une reconnaissance universitaire et légale de sa compétence.
Si la spécificité de la consultation du psychiatre est sa dimension demblée psychothérapique, la psychothérapie du psychiatre est, de même, indissociable de la consultation psychiatrique dont elle fait partie intégrante. Elle tient sa spécificité dune part des aspects particuliers de la Maladie Mentale et de leur approche indirecte par le biais relationnel et, dautre part, de la place, de la fonction et de la nature de la formation et des connaissances du psychiatre, à savoir :
2) Par dautres, non-psychiatres, sur prescription psychiatrique. Elles nont pas la dimension médicale et globale de celles du psychiatre et ne sauraient donc se confondre avec elles. Il sagit de techniques psychothérapiques qui peuvent être pratiquées par des personnes qualifiées dans le cadre dune indication et dun suivi, voire dune prise en charge conjointe, avec un psychiatre responsable qui assurerait la supervision médicale dans une structure adaptée (travail en institution ou en réseau) et à condition que ne leurs soient pas confiées les pathologies particulières et lourdes qui relèvent spécifiquement de la prise en charge spécialisée des psychiatres.
Ces auxiliaires médicaux devraient pouvoir justifier dune formation universitaire et clinique jugées comme adéquates.
Le Bureau
Courrier
au député
B.
Accoyer, le 08.12.99
Monsieur le Député et Cher Confrère,
Nous vous remercions vivement de nous avoir communiqué le texte de la proposition de loi relative à lusage du titre de psychothérapeute que vous venez de déposer sur le Bureau de lAssemblée Nationale.
Nous souhaiterions faire deux remarques à ce sujet :
Nous vous prions ...
Simon-Daniel
KIPMAN
Président
SPF
|
Qualité
des soins et évaluation
|
La qualité des soins est devenue le seul argument opposable tant à la population quà nos partenaires institutionnels. Cest elle aussi qui peut, juridiquement et médiatiquement, protéger le corps médical des attaques de plus en plus nombreuses dont il est lobjet. Mais la qualité doit se prouver. Son objectivation a pour corollaire incontournable son évaluation. Plusieurs projets dévaluation ont vu récemment le jour, dont trois nous paraissent importants :
Devant limportance pour la profession de participer à la définition de son évaluation plutôt que de la subir passivement, et le fait que toute demande de moyens nouveaux (ne serait-ce quune augmentation dhonoraires) doit être désormais justifiée par une augmentation des exigences de qualité, comme la médecine hospitalière en fait quotidiennement lexpérience, voici lanalyse critique faite par le SPF du décret n° 99-1130 du 28.12.99 relatif à lévaluation des pratiques professionnelles et à lanalyse de lévolution des dépenses médicales.
Ce décret organise :
- lévaluation individuelle des pratiques professionnelles,
- lévaluation collective,
- lanalyse de lévolution des dépenses.
On note demblée que lévolution des dépenses est mise sur le même plan que lévaluation des pratiques. Si lon prend en compte que ce décret a été publié par la Ministre de lEmploi et de la Solidarité et que lanalyse des chiffres est toujours plus facile que celle des pratiques, on perçoit que le facteur économique est son véritable objet. Pour le gouvernement, il remplace sans doute avantageusement tous les projets avortés dorganisation de la Formation médicale continue. Lorganisation pratique de cette évaluation est confiée aux Unions régionales des médecins libéraux. De ce fait, elle remet en selle ces organismes, leur donne une nouvelle légitimité et résout le problème du financement de cette évaluation puisquil sera assuré, via les Unions, par les cotisations des médecins. Le décret est formulé assez habilement pour dépasser les blocages récents des Unions, en précisant à chaque paragraphe que ce sont les sections constituant les Unions, cest-à-dire soit les sections de généralistes, soit les sections de spécialistes, qui organiseront lévaluation.
Laspect scientifique de lévaluation est confié à lAgence nationale daccréditation et dévaluation en santé (ANAES), organisme rodé en matière de références médicales et daccréditation.
1. Lévaluation individuelle des pratiques professionnelles
Chaque médecin pourra, à sa demande, être évalué et disposer ainsi dune appréciation et de recommandations formulées par ses pairs sur la qualité de ses pratiques en matière de prévention, de diagnostic et de thérapeutique. Cette évaluation se fera à son cabinet par des médecins habilités, à partir de guides dévaluation professionnelle élaborés par lANAES. Elle prendra en compte les recommandations de bonne pratique, les référentiels de pratiques, et les références médicales. Elle sera organisée localement par la section delUnion. Le (ou les) médecin(s) habilité(s) pourra(ont) consulter les dossiers médicaux rendus anonymes. Après une phase contradictoire, ils formuleront par écrit au médecin concerné leurs conclusions et leurs recommandations visant à lamélioration de ses pratiques. Lorsque le cycle de lévaluation sera terminé, lUnion informera le Conseil départemental de lOrdre. Lorsque lévaluation aura été satisfaisante sans réserve, lUnion adressera à ce médecin et au Conseil départemental une attestation qui pourra être utilisée par le médecin dans les limites du Code de déontologie. Lorsque lévaluation aura mis en évidence des faits mettant en jeu la sécurité des patients, les médecins évaluateurs le signaleront au médecin et proposeront des mesures correctrices. En cas de refus par le médecin, les médecins évaluateurs seront tenus de transmettre immédiatement un constat circonstancié à lOrdre des médecins.
Remarques :
- Cest lANAES qui habilite les médecins évaluateurs ; ceux-ci doivent être eux-mêmes évalués et formés. Il est prévu quils soient dexercice libéral (mais leur spécialité nest pas mentionnée) et le directeur de lAgence peut définir des modalités particulières au cas où ils ne le seraient pas. On peut penser quil sagit là dune mesure visant à empêcher le blocage de linstitution par un manque de vocations de médecins évaluateurs, mais cette particularité peut aussi être dangereuse.
- Globalement, cette évaluation paraît "douce" et conviviale puisque le médecin doit la demander, quil reçoit des pairs à son cabinet, quelle est contradictoire et que la seule sanction est labsence dattestation, lorsque le médecin na pas satisfait sans réserve à lévaluation de sa pratique. On peut néanmoins craindre quau fil du temps, le fait de ne pas avoir demandé lévaluation ou, a fortiori, de lavoir demandée et de navoir pas satisfait à ses exigences, pourrait nuire aux médecins.
- Dun autre côté, ce projet rejoint une proposition que la profession a faite : création dun secteur optionnel à honoraires majorés et remboursés sous certaines conditions. Il existe déjà des certifications facultatives dans dautres pays, comme aux USA (ou même en Europe, parrainées par lUnion européenne des médecins spécialistes). Ces attestations peuvent être utiles pour solliciter un emploi salarié, une fonction dexpert auprès dune compagnie dassurance. Il est certain quune telle attestation serait un bonus pour un médecin qui, en cas de privatisation de lAssurance maladie, voudrait être agréé.
- La mise en place de cette évaluation individuelle risque cependant de prendre beaucoup de temps : créer un guide dévaluation, ladapter à chaque spécialité, former des évaluateurs, sur une liste dattente... Gageons quil faudra bien cinq à dix ans pour que le système puisse produire un nombre significatif de "promus" ! Par contre, la publication des guides dévaluation aura sans doute un effet démulation sur lensemble de la profession.
2. Lévaluation collective des pratiques
Beaucoup plus facile à organiser par les Unions, lévaluation collective vise à permettre à chaque praticien de confronter ses pratiques à celles de ses confrères ou à des référentiels validés par lANAES. Elle peut se faire sous forme de réunions associant des médecins dactivité similaire en vue de lanalyse de cas cliniques ou de lanalyse des écarts entre lactivité de ces médecins et les références. Cette forme de réunion, de type " cercle de qualité ", existe dans de nombreuses professions (en particulier dans lindustrie), mais aussi pour les médecins dans certains pays (la Suisse, par exemple, où les assurances paient les médecins pour se réunir, estimant que cette dépense est largement compensée par les gains résultant de leur pratique, sans autre mesure coercitive). Ces réunions seront, elles aussi, conduites par les médecins évaluateurs cités précédemment.
3. Lanalyse de lévolution des dépenses
Lanalyse de lévolution des dépenses doit être réalisée trimestriellement par les sections des Unions à partir des données transmises par les Unions régionales des Caisses dAssurance maladie. Cette fonction de présentation et de comparaison de lactivité et des prescriptions, spécialité par spécialité, reprend ce qui se faisait dans les Commissions conventionnelles paritaires locales des Caisses primaires, commissions ne se réunissant plus en raison du vide conventionnel. Ces réunions devraient permettre dexpliquer aux Caisses lorigine de lévolution ou du dérapage de certaines dépenses, mais serviront surtout de justification aux lettres-clé flottantes. Globalement, les membres de la commission portent un regard nuancé sur ce décret : il est intéressant puisquil essaie de formaliser une évaluation des soins ; par contre, il est nettement orienté vers une évaluation quantitative et formelle. Même dans lévaluation individuelle des médecins, cest davantage le respect des textes réglementaires qui est observé plus que lefficacité des soins, la qualité du geste thérapeutique ou celle de la relation médecin-malade. On peut craindre davantage lutilisation tendancieuse de ce décret que son application "à la lettre" : la hiérarchisation des médecins et le fait de détourner leur activité thérapeutique vers une attention exagérée aux pratiques référentielles, risquent de nuire à leurs qualités découte et dadaptation aux besoins des patients.
Le décret risque aussi de convenir à déventuels assureurs privés en leur préparant des médecins "évalués". Pour la petite histoire, on pourra noter la rémunération des médecins habilités : elle sera au maximum de 3 C par heure de travail. Serait-ce un repère pour de futures négociations tarifaires ?
Ce décret impose dans limmédiat une action syndicale dans deux directions :
- le principe de lévaluation étant imposé, les psychiatres se doivent dêtre présents dans lélaboration des guides et des référentiels concernant leur exercice ; cela se fera à travers lAssociation française de psychiatrie et la Fédération qui désigneront des experts à lANAES ;
- les psychiatres se doivent aussi dêtre présents au niveau des Unions professionnelles régionales, si possible en étant élus, au moins en votant et en soutenant la CSMF qui les représente (cf. les élections du 29 mai).
Michel EISELE
Vice-Président
Le Prix Charles Brisset 1999 :
Le Trou du Rat
de Jacques TEPHANY
Edition Buchet Chastel
TÉPHANY est un conteur...
... celui quon aimerait entendre sous les platanes dun village du Vaucluse quand " le soleil brille fort et donne à notre pénombre une sorte de lumière intérieure ";
... celui qui par courtoisie nous parle en français gardant du provençal, à demi-cachées, ses ailes doiseau chanteur et coloré.
Sur la place, il y a un conteur et peut-être sur le mur "une vieille affichette, image de deux clowns qui se tapent sur le ventre"..., mais les clowns sont morts tous les deux à Auschwitz.
Sur la place, il y a un conteur. Après les massacres et la terreur et la trahison, plus de clowns, plus de bateleur. Reste le récit dune épopée brève et dune longue nostalgie. De mille morts le conteur recrée la vie. De ses paroles, de ses gestes sélève un vol doiseaux poètes qui narguent les corbeaux, les prédateurs, les " esthètes de la terreur ".
TÉPHANY est un conteur...
O lecteur homme de cabinet et de bibliothèque, tu ne sais plus lire avec ta voix..., tu las désappris depuis bien longtemps et tu nentends plus la voix du texte entre les lignes.
Pourtant Le Trou du Rat ça parle, ça dit à qui veut lentendre quil ne sagit plus dun récit de " styliste " : " Ce nétait ni Stendhal ni Chateaubriand qui menchantaient, cétait le plaisir de Berguier à men entretenir ", et le plaisir de relire ensemble quand tout paraît sêtre apaisé, une phrase de Céline (il faut sen méfier comme de la peste) : " et puis il sest passé des choses et encore des choses quil nest pas facile de raconter à présent à cause que ceux daujourdhui ne les comprendraient déjà plus ".
Louis Gassin évoque un tout autre Voyage au bout de la nuit, son voyage au Trou du rat et ce nest certes pas un rat de bibliothèque.
Ami lecteur, lisons ensemble à voix haute ou, comme à la veillée, à mi-voix. Cela commence par " Nous "... et sachève, 150 pages plus loin : "Nous nous sommes toujours vouvoyé avec Berguier".
Vous découvrez, lecteur, la brutalité..., labsurdité dune rafle et tout de suite les personnages sont en place :
ceux qui cognent, cravachent,
frappent, saffairent à torturer,
et ceux qui souffrent, subissent,
hurlent de douleur,
et la chair est à vif,
et le texte parlé, de ses phrases courtes revêt les corps, se moule sur les mouvements violents qui les agite, enveloppe de noir, darmes et de casques les lourds automates de la mort.Ici et là, les pointillés du texte, son halètement -cest à couper le souffle- exhibent les déchirures, les plaies, les labours des corps suppliciés. Sombre archange, le traite Lamblard officier des Waffen SS règle ces atrocités sous les fresques dun plafond de bordel peint danges nus, de chairs damour, roses, blondes.
Tout ira sous terre..., ils sont faits comme des rats..., psalmodie le chur.. quon imagine autour du conteur.
Lauteur, sil sait presser la parole, hâter le pas des bourreaux, bousculer le récit, sait encore "carder", tisser sa trame. Ainsi le Rat nous fait signe dune étape à lautre tandis que le soleil...
"la bâche est fermée, il fait sombre mais de courts rayons de soleil se posent sur des visages, des mains comme dinfatigables oiseaux".
Le soleil... et la métaphore, le symbole vivifient le second acte du conte où lon ira, comme une initiation, jusque sous terre dans le royaume des morts.
Que les bourreaux manquent de peu leur cible et voici Gassin, seul, habitant dun corps en ruine.
Sujet dun monde en perdition, dune Apocalypse, il senfouit dans la fange, senterre dans un cimetière de campagne, rampe au creux dune faille géologique "le Trou du rat".
"Le Corps, la mère, la Terre sont les racines de la conscience", écrivait Hüsser. Le corps défait se blottit dans une matrice doù surnagent le rêve, les souvenirs denfance, la tendresse maternelle. Entre mort et vie, les "limbes" du Lubéron évoquent un certain Robinson qui, dans les entrailles de son île, redécouvrait loriginaire.
Mais Michel Tournier griffe et gratte sa page dans la tradition du "styliste", Jacques TEPHANY "conte"... et si les phrases sallongent elles gardent la mesure du souffle et linflexion du geste qui les courbe.
Cependant, dans cette histoire de nuit, de forêts, de montagnes, les phrases se regroupent en bouquets de petits bonheurs et de grands élans du verbe qui se fait fougères, lune ou chevreuil.
"Deux yeux sont dans la nuit couronnés de branches et détoiles comme un masque cloué au ciel avec deux naseaux palpitants
Un chevreuil veille sur moi ",Et puis tout à coup cela déboule en staccato :
" Oublié...
Tant de souffrances et de peurs...
Tout oublié...
Cest incroyable...
Oublié...
Tout.
Mais maintenant je me souviens ".Le rat sarrache au plus profond de son histoire. Il se hisse vers le soleil qui sécoule à grands jets droit dans la gorge. Né de la terre, sorti de ses entrailles, il émet des cris denfant.
Le versant du salut, cest limage de cette femme sous le grand platane dune terrasse, une maison... et puis le galop de la belle Delage, celui de la locomotive Haut-le-pied, les coursiers de la délivrance.
"Nous avons dit "je" tout du long... jusquau moment où les événements par chance nous ont reliés les uns aux autres".
Le conteur nous ramène à lamitié du chirurgien qui guérit Gassin de ses blessures. Cest encore la guerre, les corps déchirés : médecin, ou presque, Gassin aide Zuccharelli : cest le monde du "nous", du soin, de la compassion... de la vengeance aussi : non pas "ma" vengeance mais bien plutôt "Notre vengeance".
Cinquante ans plus tard, ils parlent, ils se parlent, Berguier et lui, des vies ... des rencontres, des amours, des morts.
Le conteur prolonge dune coda le temps du récit et Berguier prend ici toute... sa stature.
Il est là... toujours là, il était "déjà là", comme lanalyste de Lacan..., comme le peintre dans le tableau des Ménines : "Un dernier détail idiot : nous noussommes toujours vouvoyé avec Berguier". Un moment, vous écartez les livres des "stylistes" ; le conteur, dites-vous, a su vous toucher !
Nous remercions lAlliance Solvay Pharma et Pharmacia & Upjohn qui soutient le Prix depuis huit ans et qui a fait réaliser une édition spéciale de 8.000 exemplaires du Trou du Rat, remise par leurs collaborateurs à chaque psychiatre qui leur en fera la demande.
Michel DEMANGEAT
Président du JuryLes membres du jury 1999 étaient Jacques-David Beigbeder, Jean-Louis Brenot, Claire Brisset, Rossella Castro, Michel Demangeat, Serge Frajerman, Jean-Louis Griguer, Simon-Daniel Kipman, Jean-Pierre Rumen, Annie Triniac, Christian Vasseur, Florence Depery (Solvay Pharma), Véronique Jamagne (Pharmacia & Upjohn).
LA DÉCOMPOSITION
"Oui !"(1)
Oui, cest bien, comme tous sy attendaient, cest bien "La décomposition" de Anne F. Garréta(2) qui na pas obtenu le Brisset.
Je dis "le" Brisset, comme on dit "le" Goncourt, parce que si nous voulons un peu décho dans les gazettes(3) il faut commencer par y croire nous-mêmes : il faut "se croire". Et nous avons, nous les jurés du Brisset, fait de ce point de vue un effort méritoire : nous avons fréquenté la même cantine que les Goncourt.
Seul des livres en compétition "La décomposition" aura déchaîné les passions, seul il aura entraîné cette " hainamoration " si particulière qui auréole certaines uvres. Et que seraient, ô mânes de Hugo, de Gauthier, dArtaud, une littérature, un théâtre sans tumulte, consensuels ? Un grand défi pour le troisième millénaire ? Ici, le scandale cest de pourfendre à nouveau cet increvable : le Roman, de tenter dachever ce que Proust a si bien entamé, et de lachever précisément sur le texte de "A la recherche du temps perdu".
II sagira, pour cela, déradiquer les personnages, de trucider des tenants lieu de Swann, de Mme de Saint-Loup, de Françoise, de Bergotte après quils sont baptisés au terme dun subtil comput. Cest une mise en acte de la nomination comme mort de la chose, du baptême comme promesse de mort.
De Quincey et les Beaux-Arts, Breton et la Folie sont apostrophés pour avoir craint de poursuivre jusquà limmotivation. Immotivation psychologique du meurtre qui aura à référer au seul signe et à son immotivation linguistique. La littératuerie népargne rien. Surtout pas nos illusions, nos explications psychologiques, romanesques, cette inflation du Moi dans laquelle nous nous leurrons comme se leurrera Françoise qui, à ce seul Sésame : "Cest moi , ouvre la porte à son assassin.
Nous voici donc amenés à "quelque manière nouvelle dappréhender lintimité, le mystère des êtres", comme le souhaitait le Président du Jury pour notre prix : prix littéraire de psychiatres qui peuvent bien rêver à un acte décriture qui passerait "là où les discours philosophiques et psychologiques ne passent pas", comme Michel Serres laffirmait quelque jour, et qui conférerait un caractère dévidence à notre constitution par ce nouage de signifiant, dimage et de viande appelé dans son ensemble et en chacun de ses constituants, à la décomposition.
La mort infligée aux supports de lidentification proustienne ne prendrait pas toute sa valeur sans la possibilité nouvelle deffacement radical quoffre lenregistrement des textes sur Internet. Là, on touche au fantasme sadien danéantissement, de seconde mort, de celle quon tenta dinfliger à Heine qui figure ici anonymement comme on le fit figurer dans les manuels de lère de la peste brune. Mais la vieille chanson de la Lorelei, tapie dans les mémoires (vives?) revient et annule ce projet. La réminiscence contredit à linstallation de la mort comme maître, de la même façon quobsession et hystérie se contredisent, en faisant couple, pour aboutir à cette unification sexuée que nous présente lauteur en son apparence, comme en son expression : au neutre.
Sa splendide et diabolique adresse décriture permet enfin à Garréta de convoquer à son sabbat toute la littérature, demprunter tous les styles, tous les masques comme on évoque les esprits pour les contraindre à répondre.
Et à moi Desnos souffle que Rrose Sélavy admire "La décomposition" mais ne sait si elle admirera la position dès quon la lui fera valoir...
Jean Pierre RUMEN
Ajaccio(1) Racine (J.) : Athalie, Acte 1, Scène 1, Paris, 1691.
(2) Bernard Grasset, Paris, 1999.
(3) NdT : impact médiatique.
Liste des associations nationales de psychiatres de l'Union Européenne et des pays associés
Listing of the National Associations of Psychiatrists from the European Union and from Associate members
LAssociation Française de Psychiatrie (AFP) et le Syndicat des Psychiatres Français (SPF) ont le plaisir de vous présenter la première liste des Associations Nationales de Psychiatres dans lUnion Européenne, avec leur nom officiel, leurs dirigeants et leurs adresses. Cette liste nest exhaustive que pour les pays de lUnion Européenne, car de nombreux autres pays européens ne nous ont pas répondu ou nont pas les structures nécessaires. Cette liste constitue un moyen déchange et de communication indispensable dans une Europe de plus en plus communautaire. Elle demandera à être mise à jour régulièrement et nous espérons pouvoir le faire grâce à laide de tous ceux qui y ont déjà contribué et que nous remercions ici. Nous espérons quelle correspondra à vos attentes.
The "Association Française de Psychiatrie" and the "Syndicat des Psychiatres Français" are very glad to present you the first listing of the National Associations of Psychiatrists in the European Union, with their official name, addresses and leaders names. This listing is not limited, excepted for the countries of the European Union, because many others countries did not answer or did not have similar structures. This listing constitutes an indispensable way of communication and exchange in a more communitary Europe. It will demand to be up-dated and we hope to have the possibility to do it with the collaboration of all of you who participated in the work of this first listing. Thank you to all of you and we wish that this listing will be useful to each other.
Harald SONTAG
Strasbourg
Chargé de mission Europe
SPFCOUNTRIES OF THE EUROPEAN UNION
PAYS DE LUNION EUROPÉENNE
1 AUSTRIA AUTRICHE 9 ITALY ITALIE 2 BELGIUM BELGIQUE 10 LUXEMBURG LUXEMBOURG 3 DANMARK DANEMARK 11 NETHERLAND PAYS-BAS 4 FINLAND FINLANDE 12 PORTUGAL PORTUGAL 5 FRANCE FRANCE 13 SPAIN ESPAGNE 6 GERMANY ALLEMAGNE 14 SWEDEN SUÈDE 7 GREECE GRÈCE 15 UNITED KINGDOM ROYAUME-UNI 8 IRELAND IRLANDE
COUNTRIES OUT OF THE EUROPEAN UNION
PAYS HORS UNION EUROPÉENE
1 CROATIEN CROATIE 6 NORWAY NORVÈGE 2 CYPRUS CHYPRE 7 POLEN POLOGNE 3 CZECH REPUBLIC TCHÉQUIE 8 SLOVENIA SLOVÉNIE 4 HUNGARY HONGRIE 9 SWITZERLANDSUISSE 5 MALTA MALTE
UNION EUROPÉENNE
EUROPEAN UNION
1.
AUSTRIA AUTRICHE
ÖSTERREICHISCHE GESELLSCHAFT FÜR NEUROPSYCHIATRIE DES KINDES UND JUGENDALTERS
ASSOCIATION AUTRICHIENNE DE NEUROPSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Landeskrankenhaus - Klagenfurt, Abteilung f. Neuropsychiatrie d. Kindes u. Jugendalters, St. Veiter Strasse 47, A - 9020 KLAGENFURT Tel : 00 43 46 35 38 22 510 - Fax : 00 43 46 35 38 23 019 - e.mail : gspiel@edu.uni-klu.ac.at
President : Prof. Ernst BERGER - Secretary : Prof. Georg SPIEL ÖSTERREICHISCHE GESELLSCHAFT FÜR NEUROLOGIE UND PSYCHIATRIE
ASSOCIATION AUTRICHIENNE DE NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE
Maria Theresien Schloessl, Z-H- Fr. Mag. Holter, A - 1190 WIEN - Tel : 00 43 1 368 34 55 330 - e.mail : ognp@ins.at
President : Prof. Dr H-G. ZAPOTOCKY - Secretary : Doz. Dr W. SCHOENY
2.
BELGIUM - BELGIQUE
BELGISCHE BEROEFSVERENIGING VOOR NEUROLOGEN EN PSYCHIATERS
ASSOCIATION PROFESSIONNELLE BELGE DES NEUROLOGUES ET DES PSYCHIATRES
Avenue de la Couronne 20, B 1050 BRUXELLES - Kroon Laan 20, B 1050 BRUXELLES - Tel : 00 322 649 2147 - Fax : 00 322 649 2690 - e.mail : INFO@GBS-VBS.ORG - ANN@GBS-VBS.ORG
President : Prof. Dr Paul LIEVENS - Secretary : Dr Vincent MARTIN3.
DANMARK - DANEMARK
DANSK PSYKIATRISK SELSKAB
ASSOCIATION DANOISE DE PSYCHIATRIE
Psykiatrisk Hospital, i Aarhus, Skovagervej 2, DK-8240 RISSKOV - Bispebjerg Hospital, Bispebjerg Bakke 23, DK-2400 KØBENHAVN NV - Tel : 00 45 8617 7777, 00 45 8617 2760, 00 45 3531 6199 - Fax : 00 45 8617 7342, 00 45 3531 6179 - e.mail : Ph.Ph.1.br@aaa.dk - naylor@dadlnet.dk
President : Dr Bent ROSENBAUM - Secretary : Dr Anne Stub NAYLOR DANSK BØRNE - OG UNGDOMSPYKIATRI SELSKAB
ASSOCIATION DANOISE DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Skolepsykiatrisk Center, Gl. Kalkbraenderivej 13, DK-2100 KØBENHAVN Ø - Tel : 00 45 3526 9850 - Fax : 00 45 3526 9852 - e.mail : jens.buchhave@dadlnet.dk
President : Dr Jens BUCHHAVE - Secretary : Dr Anne Stub NAYLOR4.
FINLAND - FINLANDE
SUOMEN PSYKIATRIYHDISTYS
ASSOCIATION FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE
FINNISH PSYCHIATRIC ASSOCIATION
Address : Arkadiankatu 21 B 20, FIN 00100 HELSINKI - Tel : 00 358 9 494050 - Fax : 00 358 9 409663 - e.mail : psy@psy.fi - internet : http://www.psy.fi
President : Prof. Johannes LEHTONEN - Secretary : Dr Antti HEMMI SUOMEN LÄÄKÄRILIITON VALTAKUNNALLINEN ALAOSASTO SUOMEN LASTENPSYKIATRIT
SOCIETE FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
c/o Suomen Lääkäriliiton, Mäkelänkatu 2 PL 49, FIN 00501 HELSINKI - Tél : 00 358 9 393091 - Fax : 00 358 9 3930794 - e.mail : hannu.westerinen@sll.fimnet.fi - terhi.pajunen@soster.hel.fi
President : Dr Hannu WESTERINEN - Secretary : Dr Terhi PAJUNEN SUOMEN LASTENPSYKIATRIYHDISTYS - BARNPSYKIATERFÖRENINGEN i FINLAND
ASSOCIATION FINLANDAISE DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Address : Lastenpsykiatrias, Klinikka Oys, FIN 90220 OULU - Tel : 00 358 08 315 5121 - e.mail : irma.moilanen@oulu.fi
President : Dr Irma MOILANEN - Secretary : Dr Anne KUNELIUS5.
FRANCE - FRANCE
ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE (AFP)
SYNDICAT DES PSYCHIATRES FRANÇAIS (SPF)
147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tel : 00331 42 71 41 11 - Fax : 00331 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
President : Dr Simon-Daniel KIPMAN - Secretary : Dr Christian VASSEUR (AFP) - Dr Pierre STAËL (SPF) ASSOCIATION FRANÇAISE DES PSYCHIATRES PRIVÉS
SYNDICAT NATIONAL DES PSYCHIATRES PRIVÉS
141 rue de Charenton, 75011 PARIS -Tel : 00331 43 46 25 55 - Fax : 00331 43 46 25 56 - e.mail : info@afpep-snpp.org
President : Dr Gérard BLES - Secretary : Dr Jean-Jacques LABOUTIERE ÉVOLUTION PSYCHIATRIQUE
Institut Marcel Rivière, CHS La Verrière, 78321 LE MESNIL ST DENIS - Tel : 00331 39 38 78 01 - Fax : 00331 39 38 77 04 - e.mail : Evolution.Psychiatrique@wanadoo.fr
President : Dr Jean GARRABE - Secretary : Dr Richard RECHTMAN FÉDÉRATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
9 rue Brantôme, 75003 PARIS - el : 01 48 04 73 41 - Fax : 01 48 04 73 15 - e.mail : ffp@internet-medical.com
President : Prof. Jean-François ALLILAIRE - Secretary : Dr Michaël ROBIN SOCIÉTÉ LINFO PSY
SYNDICAT DES PSYCHIATRES DES HÔPITAUX
CH, 33410 CADILLAC - Tel : 00335 56 76 52 94 - Fax : 00335 56 76 54 89 - e.mail : Nicole.Garret@wanadoo.fr
President : Dr Pierre FARAGGI - Secretary : Dr Nicole GARRET GLOANEC SOCIÉTÉ MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE
Hôpital de la Salpétrière, Service Psychiatrique, 47 boulevard de lhôpital, 75013 PARIS - Tel : 00331 46 05 57 25 - Fax : 00331 46 04 92 72 - e.mail : j.f.allilaire@PSL.AP-HOP-PARIS.fr
President : Prof. Daniel WIDLÖCHER - Secretary : Prof. Jean-François ALLILAIRE6.
GERMANY - ALLEMAGNE
DEUTSCHE GESELLSCHAFT FÜR PSYCHIATRIE, PSYCHOTHERAPIE UND NERVENHEILKUNDE
ASSOCIATION ALLEMANDE DE PSYCHIATRIE, DE PSYCHOTHÉRAPIE ET DE NEUROLOGIE
c/o Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie, Pauwelsstraße 30, D-52074 AACHEN - Tel : 00 49 241 80 896 33 - Fax : 00 49 241 88 884 01 - e.mail : Psychiatrie@post.klinikum.rwth.aachen.de
President : Prof. Dr med. H. SASS - Secretary : Prof. Dr med. phil. P. Hoff BERUFSVERBAND DEUTSCHER NERVENÄRZTE
ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES NEURO-PSYCHIATRES ALLEMANDS
Hammer Land Str. 1a, D-41460 NEUSS - Tel : 00 49 2131 22 099 20 - Fax : 00 49 2131 22 099 22
President : Dr Günther CARL - Secretary Dr Roland URBAN BERUFSVERBAND DER ÄRZTE FÜR KINDER UND JUGEND PSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE IN DEUTSCHLAND
ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES PSYCHIATRES DENFANTS ET DADOLESCENTS ALLEMANDS
Lütticher Str. 512a, D-52074 AACHEN - Tel : 00 49 241 739 60 - Fax : 00 49 241 794 19 - e.mail : CKDMOIK@aol.com
President : Dr med. Christa SCHAFF DEUTSCHE GESELLSCHAFT FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
ASSOCIATION ALLEMANDE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Klinik für Psychiatrie und Psychotherapie des Kindes und Jugendalters der Phillips-Universität, Hans-Sachs-Str. 6, D-35033 MARBURG - Tel : 00 49 6421 28 62 58 - Fax : 00 49 6421 28 89 75 - e.mail : dgkjp@pots.med.uni-marburg.de
President : Prof. Dr med. Bernhard BLANZ - Secretary : Prof. Dr med. Andreas WARNKE BUNDES ARBEITSGEMEINSCHAFT DER LEITENDEN KLINIKÄRTZE FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
SOCIÉTÉ PROFESSIONNELLE FÉDÉRALE DES CHEFS DECLINIQUE EN PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Psychiatrische Klinik, D-74189 WEINSBURG - Tel : 00 49 7134 752 17 - Fax : 00 49 7134 755 00
President :Dr J. JUNGMANN - Secretary : Dr B. BLOCHMANN7.
GREECE - GRÈCE
HELLENIC PSYCHIATRIC ASSOCIATION (ELLINIKI PSYCHIATRIKI ETAIRIA)
ASSOCIATION PSYCHIATRIQUE GRECQUE
Athens University, Vasilissis Sophias 52, GR-11528 ATHENS - Tel : 00 30 172 89408 / 172 91389 / 172 36710 - Fax : 00 30 172 42032 - e.mail : gnchrist@compulink.qy
President : Prof. George CHRISTODOULOU - Secretary : Prof. George TRIKKAS8.
IRELAND - IRLANDE
IRISH DIVISION OF THE ROYAL COLLEGE OF PSYCHIATRISTS
SECTION IRLANDAISE DU COLLÈGE ROYAL DES PSYCHIATRES
123 St Stephens Green, IR-DUBLIN 2 - Tel : 00 353 1 4022346 - Fax : 00 353 1 4022344 - e.mail : irishdiv@eircom.net
President : Dr G-J. CALVERT - Secretary : Dr D. OROURKE9.
ITALY - ITALIE
SOCIETA ITALIANA DI PSICHIATRIA
SOCIÉTÉ ITALIENNE DE PSYCHIATRIE
Pier Maria Furlan, Dipartimento Di Salute Mentale, Ospedale San Luigi Gonzaga, Regione Gonzole, I-10043 ORBASSANO (TO), Plazza Donatori Del Sangue 3, I-10155 TORINO - Tel : 00 39 11 9026504, 00 39 11 9026505, 00 39 11 201044 - Fax : 00 39 11 9026595, 00 39 11 2426846 - e.mail : psic@cisi.unito.it
President : Prof. Gaspare VELLA - Secretary : Dr Carmine MUNIZZA10.
LUXEMBURG - LUXEMBOURG
SOCIÉTÉ LUXEMBOURGEOISE DE PSYCHIATRIE, NEUROLOGIE ET PSYCHOTHERAPIE
Dr. Paul RAUCHS, 42 rue Tony Neuman, L-4221 LUXEMBOURG - Tel : 00 352 46 63 33 - Fax : 00 352 46 63 33 - e.mail : eprauchs@pt.lu
President : Dr Chrétien JACOBY - Secretary : Dr Patrick GONDOIN11.
NETHERLAND - PAYS-BAS
DUTCH NATIONAL ASSOCIATION FOR PSYCHIATRY
ASSOCIATION NEERLANDAISE DE PSYCHIATRIE
Nederlandse Vereniging voor Psychiatrie, Postbus (PO-box) 20062, NL-3502 LB UTRECHT - Tel : 00 31 30 2823 303 - Fax : 00 31 30 2888 400 - e.mail : nvvp@xs4all.nl
President : Prof. Dr W van TILBURG - Secretary : Dr D. VANDENBERGHE SEKTIE KINDER-EN JEUGDPSYCHIATRIE VAN DE NEDERLANDSE VERENIGING VOOR PSYCHIATRIE
SECTION DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT DE LASSOCIATION NÉERLANDAISE DE PSYCHIATRIE
c/o Paedologish Instituut, P.O. Box : 303, NL-1115 ZG DUIVENDRECHT - Tel : 00 31 20 698 21 31 - Fax : 00 31 20 695 25 41 - e.mail : Harry@psy.vu.nl
President : Prof. Dr Frits BOER - Secretary : Dr Harrie van LEEUWEN12.
PORTUGAL - PORTUGAL
COLÉGIO DE PSIQUíTRIÁ DE ORDEM DOS MEDICOS
COLLÈGE DE PSYCHIATRIE DE LORDRE DES MÉDECINS
Ordem dos Medicos, Avenida Almirante Gago Countinho 151, P-1700 LISBOA - Tel : 00 351 21 84 27 100 - Fax : 00 351 21 84 27 101
President : Dr João Amilcar DE BENGASA CARDOSO TEIXEIRA13.
SPAIN - ESPAGNE
ASOCIACIÓN ESPAÑOLA DE NEUROPSIQUIATRIA
ASSOCIATION ESPAGNOLE DE NEUROPSYCHIATRIE
Address : Villanueva 11,E-28001 MADRID - Tel : 00 34 91 431 49 11 - Fax : 00 34 91 431 49 11 - e.mail : aen@pulso.com
President : Dr Mariano HERNÁNDEZ - Secretary : Dr José VAZ SOCIEDAD ESPAÑOLA DE PSIQUIATRIA
SOCIÉTÉ ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE
Aptdo de correos (PO Box) 36.137, E-28080 MADRID - Tel : 00 34 91 73 46 335 - Fax : 00 34 91 33 45 142 - e.mail : ebg@intersep.org
President : Dr Salvador CERVERA-ENGUIX - Secretary : Dr Jeronimo SAIZ-RUIZ SOCIEDAD ESPAÑOLA DE PSIQUÍATRIA Y PSICOTÉRAPIA DEL NIÑO Y DEL ADOLESCENTE
SOCIÉTÉ ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Plaza De La Noguerola 7, E-25007 LLEIDA - Tel : 00 34 973 24 44 83 / 00 34 94 424 8371 - Tel : 00 34 973 24 44 83 / 00 34 94 460 0835 - e.mail : alasa@fica.deusto.es
President : Dr Alberto LASA - Secretary : Dr J. BARO ASOCIACION ESPAÑOLA DE PSIQUIATRÍA INFANTO-JUVENÍL
ASSOCIATION ESPAGNOLE DE PSYCHIATRIE INFANTO-JUVÉNILE
Calle Guadiana 17, E-28002 MADRID - Tel : 00 34 98 536 16 13 - Fax : 00 34 98 554 06 29
President : Dr José Luis ALCÁZAR - Secretary : Dr Majura PALANCA ASOCIACION ESPAÑOLA DE PSICOTERAPÍA
ASSOCIATION ESPAGNOLE DE PSYCHOTHÉRAPIE
Calle Islas Filipinas 52-8°, E-28003 MADRID - Tel : 00 34 98 536 16 13 - Fax : 00 34 98 554 06 29
President : Dr José Luis GONZÁLEZ DE RIVERA - Secretary : Dr José Luis PEDREIRA-MASSA14.
SWEDEN - SUÈDE
SVENSKA PSYKIATRISKA FÖRENINGEN
ASSOCIATION SUÉDOISE DE PSYCHIATRIE
Psykiatriska Kliniken, Jakobsbergs Sjukhus, S-17731 JÄRFÄLLA - Tel : 00 46 708 29 44 82 - Fax : 00 46 858 01 01 19 - e.mail : henrikn@psyk.ks.se
President : Dr Henrik NYBÄCK - Secretary : Dr Åsa BJÖRKMAN SVENSKA FÖRENINGEN FÖR BARN - OCH UNGDOMS PSYKIATRI
ASSOCIATION SUÉDOISE DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Bup-Kliniken, Centrallasarettet, S-72189 VÄSTERÅS - Tel : 00 46 21 173141 - Fax : 00 46 21 174141 - e.mail : Gunilla.Ljungman@ltvastmanland.se
President : Dr Gunilla LJUNGMAN - Secretary : Dr Bruno HÅGGLÖF - Dr Monika OLSSON15.
UNITED KINGDOM - ROYAUME UNI
ROYAL COLLEGE OF PSYCHIATRISTS
COLLÈGE ROYAL DE PSYCHIATRIE
17 Belgrave Square, UK-LONDON SWI - Tel : 00 44 171 235 2351 - Fax : 00 44 171 245 1231
President : Prof. John COX - Secretary : Mrs Vanessa CAMERONPAYS HORS UNION EUROPÉENE OU ASSOCIÉS
COUNTRIES OUT OF THE EUROPEAN UNION
1.
CROATIEN - CROATIE
HRVATSKI LIJECNICKI ZBOR
HRVATSKO DRUSRVO ZAKLINICKU PSIHIJATRIJU
ASSOCIATION CROATE DE PSYCHIATRIE
Subiceva 9, HR-10000 ZAGREB - Tel : 00 385 1 4655 066, 00385 1 3780 666 - Fax : 00 385 1 3780 622
President : Prof. Dr sc Vera Folnegovic Smalc - Secretary : Dr sc Sladana Ivezic
2.
CYPRUS - CHYPRE
CYPRUS PSYCHIATRIC ASSOCIATION
PSYCHIATRIKI ETAIRIA KYPROU
ASSOCIATION CHYPRIOTE DE PSYCHIATRIE
Limassol Hospital, Limassol, CY-CYPRUS - Tel : 00 357 9 672285, 00357 5 725223 - Fax : 00 357 5 725290, 00357 5 305783
President : Dr Argyriou ARGYRIS - Secretary : Dr Yiannis KALAKOUTAS
3.
CZECH REPUBLIC - TCHEQUIE
PSYCHIATRICKA SPOLECNOST CESKÉ LÉKARSKÉ SPOLECNOST JEP
ASSOCIATION PSYCHIATRIQUE TCHÈQUE DES MÉDECINS SPÉCIALISTES
Ke Karlovu 11, CZ-12.821 PRAHA 2 - Tel : 00 420 2 29 31 31 - Fax : 00 420 2 29 75 19
President : Prof. Jirí RABOCH - Secretary : Dr Pavel BAUDIS4.
HUNGARY - HONGRIE
HUNGARIAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION
ASSOCIATION HONGROISE DE PSYCHIATRIE
Hüvösvölgyi 116, H-1021 BUDAPEST II - Tel : 00 36 1 2750000 - e.mail : furediprof@mail.matqv.hu
President : Prof. Istvan BITTER - Secretary : Dr Janós HARMATTA5.
MALTA - MALTE
ASSOCIATION OF MALTESE PSYCHIATRISTS
ASSOCIATION MALTAISE DES PSYCHIATRES
Medical School, University of Malta, M-GWARDAMANGIA - Tel : 00 356 239783 - Fax : 00 356 235638
President : Dr Joe VELLA BALDACCHINO - Secretary : Dr David CASSAR6.
NORWAY - NORVÈGE
NORSK PSYCHIATRISK FÖRENING
ASSOCIATION NORVÉGIENNE DE PSYCHIATRIE
Sognsvannsveien 21, N-0320 OSLO - Tel : 00 47 23 08 22 52 - Fax : 00 47 23 08 22 53 - e.mail : ho-psyk@online.no
President : Dr Bjarte STUBHAUG - Secretary : Dr Brit NORDGREEN NORSK BARNE - OG UNGDOMSPSYKIATRISK FÖRENING
ASSOCIATION NORVÉGIENNE DE PSYCHIATRIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
Akuttenhet For Ungdom, Ullevål Sykehus, Sognsveien 9B, N-0407 OSLO - Tel : 00 47 22 11 7700 - Fax : 00 47 22 11 7701
President : Dr Jannike ENGELSTAD SNOEK - Secretary : Dr Trond DISETH7.
POLEN - POLOGNE
POLSKIE TOWARZYSTWO PSYCHIATRYCZNE
ASSOCIATION POLONAISE DE PSYCHIATRIE
Al. Sobieskiego 1/9, PL-02-957 WARSZAWA - Tel : 00 48 22 842 4087 - Fax : 00 48 22 842 4087
President : Prof. Janusz RYBAKOWSKI - Secretary : Prof. Marek JAREMA
8.
SLOVENIA - SLOVÉNIE
SLOVENIAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION
ASSOCIATION SLOVÈNE DE PSYCHIATRIE
University Psychiatric Hospital, Studenec 48, SLO-1260 LJUBLJANA - Tel : 00 386 61 485 932 - Fax : 00 386 61 482 869 / 00 386 41 668 586
President : Prof. Slavko ZIHERL
9.
SWITZERLAND - SUISSE
SCHWEIZERISCHE GESELLSCHAFT FÜR PSYCHIATRIE UND PSYCHOTHERAPIE
SOCIÉTÉ SUISSE DE PSYCHIATRIE ET DE PSYCHOTHÉRAPIE
Neuengass-Passage 3, Postfach 895, CH-3000 BERN 7 - Tel : 00 41 31 311 0687 - Fax : 00 41 31 311 0688
President : Prof. Tedy HUBSCHMID - Secretary : Mme EGGIMANN SCHWEIZERISCHE GESELLSCHAFT FÜR KINDER UND JUGENDPSYCHIATRIE - PSYCHOTHERAPIE
SOCIÉTÉ SUISSE DE PSYCHIATRIE ET PSYCHOTHÉRAPIE DE LENFANT ET DE LADOLESCENT
c/o Studio Legale Juri & Celio, CH-6775 AMBRI - Tél : 00 41 91 966 2654
President : Dr med. Christian FÄH
Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ
du 26 au 30 JUIN 2000,
au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARISlASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE propose,
sur le thème des CLASSIFICATIONS
Argument :
Depuis leur origine, les psychiatres cherchent à construire un langage commun qui pourrait donner à leur discipline une garantie de scientificité. Un tel langage savérerait utile dans certains domaines comme lépidémiologie, les sciences fondamentales, les applications psychopharmacologiques. Cette recherche dun langage commun sest organisée autour des classifications. Lobjectif consensuel de cette démarche aboutit à un parti-pris déviter les différences conceptuelles et culturelles, daplanir les controverses théoriques et, au fond, dexpurger la clinique dune compréhension intime de la folie. Ces limites inhérentes à la recherche dun langage réduit à ce qui serait admis par tous sont-elles pertinentes ? Peuvent-elles être dépassées ? Des classifications peuvent-elles aller au-delà du symptôme pour samarrer à la psychopathologie ?
SEPT SYMPOSIA
Ouverture : C. Vasseur, Secrétaire Général AFP. J-M. Havet, Secrétaire Scientifique.
1. Science et conscience :
Présidents : S-D. Kipman, J. Mezzich, Coordonnateur : C. Vasseur, Intervenants : M. Czermak, B. Durand, J. Garrabé.2. Catégories et dimensions : pertinence et non-pertinence :
Présidents : C. Berganza, J-J. Kress, Coordonnateur : J-P. Thevenot, Intervenants : J-D. Guelfi, N. Sartorius, L. Waintraub.3. Évolution des classifications en psychiatrie générale :
Présidents : J-M. Havet, A.Okasha, Coordonnateur : J-Y. Cozic, Intervenants : F. Chapireau, B. Saraceno.4. Évolution des classifications en psychiatrie de lenfant :
Présidents : B. Martindale, R. Misès, Coordonnateur : A. Plantade, Intervenants : E. Belfort, B. Golse, C. Portelli, M. Rutter.5. Convergence et divergence autour de deux grands cadres nosographiques :
Présidents : P. Ferrari, M-C. Kastrup, Coordonnateur : C. Bursztejn, Intervenants : D. Cohen, J. Hochmann, S. Tordjman.6. Culture et psychopathologie :
Présidents : C. Berganza, G. Schmit. Coordonnateur : S. Villasenor, Intervenants : R. Cousin, M-R. Jorge, D. Moussaoui.7. Unité et diversité des classifications :
Présidents : M. Botbol, S. Villasenor, Coordonnateur : C. Berganza, Intervenants : M. Levent (SR), P. Smolik (SR), S. Lee (SR).QUATRE ATELIERS :
1. Fantasmes originaires, psychosomatique , et théories sexuelles classifiantes :
Président : C. Vasseur, Intervenant : F. Duparc, Discutant : C. Smadja.2. Les classifications entre interrogatoire et écoute, entre symptôme et structure :
Président : B. Jolivet, Intervenant : M. Demangeat, Discutant : J-P. Rumen.3. PMSI, lordre gestionnaire à lépreuve de la clinique :
Président : J-J. Kress, Intervenant : A. Amar, Discutant : C. Lamothe.4. Pathologies-limites de lenfant :
Président : S-D. Kipman, Intervenant : R. Misès, Discutant : M. Botbol.TABLE RONDE :
sous la présidence dA. Ksensee
avec les quatre Intervenants : A. Amar, M. Demangeat, F. Duparc, R. Misès.Clôture : S-D. Kipman, Président de lAFP.
Renseignements AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.frInscriptions, hébergements :
MTV Congrès du Jubilé International AMP
BP 38, 92502 Rueil Malmaison
Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85
E-mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr
Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ
du 26 au 30 JUIN 2000,
au Palais des Congrès
2 place de la Porte Maillot, 75017 PARISlASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE et
LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE PSYCHIATRIE DE L'ADOLESCENT,
co-organisent un Symposium sur
LES CONDUITES À RISQUE À LADOLESCENCELadolescence est un moment de grande vulnérabilité au cours duquel cest souvent dans la réalité concrète que sexprime en acte une souffrance psychique déniée dans ses composantes internes. Les conduites à risque, qui peuvent prendre des formes très variables, constituent un des modes dexpression les plus fréquents à cet âge.
Ce symposium se propose denvisager par ce biais la psychopathologie de ladolescence et ses spécificités préventives et thérapeutiques.
Présidents : Alain Braconnier (Paris), Simon-Daniel Kipman (Paris),
Coordonnateur : Michel Botbol (Paris),
Intervenants : Daniel Bailly (Lille), Philippe Jeammet (Paris), Per-Anders Rydelius (Stockholm), Enrico de Vito (Milan).
Renseignements AFP :
147 rue St Martin, 75003 Paris
Tél : 01 42 71 41 11 Fax : 01 42 71 36 60
E-mail : psy-spfafp@wanadoo.frInscriptions, hébergements :
MTV Congrès du Jubilé International AMP
BP 38, 92502 Rueil Malmaison
Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85
E-mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr
Comité d'Action Syndical
de la PsychiatrieCOMMUNIQUÉ
Le Comité dAction Syndical de la Psychiatrie qui rassemble les principales organisations de psychiatres de tous modes dexercice, public, associatif, libéral a désigné ce lundi 21 février 2000 son porte-parole :
Le Docteur Olivier BOITARD
Psychiatre des Hôpitaux au C.H.I Clermont de lOiseLe C.A.S.P. à la mesure de sa représentativité entend être présent sur tous les dossiers sensibles de la discipline : démographie des psychiatres, moyens du service public, loi de modernisation de la santé, droit et information du patient, révision de la loi de 90, réforme de la loi de 75, conditions dexercice en pratique libérale, place des psychiatres dans les institutions médico-sociales, statut et carrière des praticiens hospitaliers... Sur tous ces dossiers ainsi que sur lensemble du champ de la psychiatrie et de la santé mentale, le C.A.S.P. entend être reconnu comme linterlocuteur légitime des pouvoirs publics.
Il rappelle son attachement à lhôpital public, à lévolution de la politique de secteur, à la complémentarité en réseau des soins publics, libéraux et associatifs ainsi quà lorganisation actuelle de notre système de protection sociale fondée sur la solidarité nationale.
Le 22 février 2000
Union Syndicale de la Psychiatrie :
Syndicat National des Psychiatres Privés
Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux
Syndicat des Psychiatres Français
Syndicat des Médecins Psychiatres des organismes Publics, Semi-publics et Privés
Stop la violence
Le 14 janvier 1999, Stéphane Coulibaly est tué sur le quai de la gare de Bouffémont (Val-dOise), en essayant de séparer les protagonistes dune bagarre. Dès le lendemain, les jeunes de la ville se réunissent, et en février 1999 se constitue un collectif. Depuis un an, cette association na pas ménagé ses efforts sur le terrain, et nous avons rencontré à son siège parisien* Eva, Badri et Nicolas, qui en sont les permanents. Permanents dans laction avant tout, et dans la recherche de contacts aussi bien avec les jeunes des villes et quartiers quils visitent, quavec des professionnels (justice, enseignement, police) et dautres associations. Cest à ce titre quil nous a semblé important de les présenter à nos lecteurs, la violence et ses conséquences psychiques, individuelles et sociales, étant depuis longtemps au cur de nos préoccupations.
Il sagit en premier lieu de lutter contre "lautodestruction des jeunes", celle-ci se faisant largement par lautomobile et la drogue, conduite suicidaire, ivresses toxiques et bagarres.
Pour y parvenir, le moyen préconisé est la parole, ce qui ne surprendra, je lespère, aucun dentre nous... Il y a aussi un souci de prévention, qui sattache à démonter tous les mécanismes qui débouchent sur la violence ou lentretiennent. Parmi ceux-ci, le racket en milieu scolaire est particulièrement dénoncé, avec la spirale du silence imposé aux victimes sous peine de représailles, qui manquent rarement de se produire. Les élèves victimes de racket savent que sils parlent à un de leurs profs, ils sexposent à subir de nouvelles violences, et cest linfirmière scolaire qui découvrira brûlures de cigarettes, bras "tordus" et coups de lame. Mais là aussi, les élèves seront traités de "balance". Très souvent, lécole est vécue comme un lieu de peur et dangoisse, et cest lescalade des certificats médicaux pour justifier les absences. Parmi les personnes venues contribuer à laction de Stop la violence, on nous a signalé un "bled man" venu dAlgérie(1) et membre dun groupe de raï, qui a pu témoigner de la situation dans son pays : dans lenchevêtrement des histoires familiales, religieuses et politiques, on ne sait plus qui tue. Et cet homme de rappeler à quel point léquilibre et la paix dune société sont fragiles.
Lassociation sen prend aussi au culte de la prétention à être violent, tel quil sexprime dans les clichés de notre société : ils montrent que les bandits et les criminels y ont leur place, souvent " honorable ", ce qui conduit à une perte de confiance totale de nombreux jeunes envers ladite société. "A quoi bon se casser le cul pour la justice, si seuls les salauds sont heureux ?"
De leurs très nombreuses rencontres avec des jeunes de toutes les régions de France (plus de 200 en moins dun an...), les animateurs ont tiré une sorte de méthodologie : il sagit détablir un dialogue, même sil est parfois difficile à amorcer, de pratiquer un "diagnostic local", et de proposer des solutions sur mesure, ce que linstallation dun permanent local (un emploi-jeune) facilite grandement. Des contacts sont pris avec les représentants syndicaux de lEDF comme de la police (SNPT), avec des avocats, des établissements scolaires, des travailleurs sociaux... La philosophie pratique de Stop la violence est de (faire) bouger depuis la base, sans attendre dhypothétiques appuis et crédits, en raison de lurgence à apporter des réponses, même avec de petits moyens.
On laura compris, cette jeune association ne cherche pas à se faire mousser devant les caméras, elle souhaite avant tout répondre à toutes les personnes qui en ont assez de subir toute une gamme de violences, publiques et privées, en particulier les plus jeunes vivant en zone urbaine(2). Il ne sagit pas davantage de faire du " jeunisme démagogico-branché ", mais de proposer les modalités dun dialogue, jusque-là presque inexistant, entre habitants dun même lieu, pour quun respect basé sur la crainte et la jalousie cède la place à un respect selon létymologie, " regard en arrière ", " considération ". Souhaitons que dès cette année, des sympathisants de Stop la violence puissent se reconnaître dans certains aspects de notre bonne vieille SISM.
Jean-Yves FEBEREY
Nice* Stop la violence, 67-69, rue de la Fontaine-au-Roi, 75011 Paris, Tél : 01 43 38 57 13 - Fax : 01 43 38 57 10.
(1) A quoi rêvent les loups ? Yasmina Khadra, Juillard, 1999.
(2) Jours tranquilles à Belleville, Thierry Jonquet, Méréal, 1999.
Sur une noteLorsque le Canard Enchaîné se penche sur la santé
En écho au salutaire cri dalerte de Jean-Yves Cozic sur les hôpitaux (N° 92, p. 3), nous voudrions rapidement citer un article paru dans lédition du 9 février du journal satirique, et consacré à la santé. A partir de diverses interviews, un tableau accablant se dessinait : nouveaux traitements trop coûteux alors même que les recherches sont faites dans les services hospitalo-universitaires, fermetures de laboratoires, diminution des effectifs avec augmentation des infections nosocomiales, limitation de lactivité, autocensure thérapeutique et refus dimplanter des appareils au-delà dun certain âge en cardiologie... Le cynisme des bureaucrates nest par ailleurs jamais démenti, puisquun chef de service parisien sest vu répondre par la direction de lAssistance Publique, à propos des vacations bénévoles, que "si les médecins venaient à lhôpital et quils étaient bénévoles, cest que cela les intéressait".
Et pour finir, cette autre perle du Canard Enchaîné du 5 janvier : pour la "veille ministérielle" anti-bogue de lan 2000, il était prévu que les volontaires, retenus au Ministère de lEmploi et de la Solidarité auraient un supplément forfaitaire de 1.200 F pour une vacation de jour et de 1.600 F pour une vacation de nuit. En revanche, pour les personnels hospitaliers et les praticiens présents au cours de cette nuit déjà bien oubliée du 31 décembre, lindemnité forfaitaire, évidemment "non reconductible les années suivantes", était de 400 F. "Cest la Solidarité qui se moque de la Pitié-Salpêtrière", concluait larticle.
J-Y. F.
Penser la psychose
L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES LIBÉRAUX STÉPHANOIS
et L'ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
Numéro dagrément FMC : 11.75.25040.75
co-organisent le Samedi 20 Mai 2000, à Saint-Etienne
Penser la psychose, avec Francis Pasche, Le bouclier de PerséeConfrontés aux problématiques psychotiques dès notre formation de psychiatre à l'hôpital, c'est avec cette souffrance particulière que nous avons fait nos premières armes. Mais nous sentons-nous réellement armés ? Dans la mythologie grecque, Athena a armé le bras de Persée pour lui permettre de venir à bout de la Gorgone Méduse sans se laisser pétrifier.
Nous ferons appel aux concepts théoriques psychanalytiques développés par Francis Pasche, en particulier ceux du "Bouclier de Persée" et de l'"antinarcissisme" pour nous aider à traiter avec une perspective psychodynamique les souffrances psychotiques qui, précisément, mettent à mal notre appareil à penser. Ces concepts ont pour nous fonction de tiers symboliques. Marie-Lise Roux, psychanalyste, nous offrira son concours tant à travers l'héritage de Francis Pasche qu'à travers sa propre pratique et son expérience de l'approche corporelle chez le patient psychotique.
Cette journée, ouverte aux professionnels de la santé mentale, a pour objectif de stimuler la réflexion et l'échange clinique entre les praticiens qui ont en charge le soin des patients psychotiques.
9 H : Accueil des participants, Danièle Guillaume, Présidente de l'APLS.
9 H 15 :Introduction, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP, Président de séance.
9 H 30 : Projection de film : L'interview de Francis Pasche, par Jacqueline Schaeffer, Marianne Persine.
10 H : Conférence : La psychose et la psychanalyse, à propos de l'uvre de F. Pasche : Marie-Lise Roux. Modérateur : Christine Lamothe.
11 H : Pause
11 H 30 : Discussion avec la salle.
12 H 30 : Déjeuner sur place.
14 H : Trois exposés cliniques :
- Romain, l'histoire dérobée : Céline d'Hondt,
- Un patient psychotique à l'Urgence Psychiatrique : Christophe Cellier, Pierre Dufeal, Pascale Gallon, Monique Zancanaro,
- Le rêve, appareil à songer : Catherine Deleage, Michel Marcon suivis chacun par une discussion avec Marie-Lise Roux et la salle. Modérateur : Christine Lamothe.
16 H 15 : Clôture des travaux, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP.
Comité d'Organisation : Chantal Artinian , Catherine Déléage, Catherine Gauthey, Danièle Guillaume, Michel Marcon, Philippe Merley
Grains de sel psychiatriqueUne fois nest pas coutume, ce grain sinspire du dernier bulletin de lOrdre des médecins qui a recueilli une série dentretiens sur une médecine pour le XXIe siècle.
La première attente de nos contemporains vis-à-vis de la médecine actuelle, cest que celle-ci leur évite des souffrances inutiles et quelle ne sacharne pas à les maintenir en vie en mauvais état car :
Tandis que daucuns accusent les médecins, le grand patron convié à donner son point de vue accuse la population dabus de consommation médicale : il se déclare pour la création dun système de sécurité sociale privé, car il pense que la qualité des soins nen sera que meilleure et il compte sur le marché et sur la concurrence pour faire progresser le système. On voit bien quil na pas lu le livre du grand journaliste américain victime dune hémiplégie : rapidement tombé dune prise en charge de luxe à presque rien, celui-ci na dû son salut quà une aide-soignante qui ne la pas abandonné quand il sest trouvé sans le sou.
Une députée socialiste interrogée parle de démocratisation, mais en commençant par un long laïus sur léthique ; elle parle dassocier les usagers, ce qui est mieux, mais nen donne pas les modalités ; enfin, se penchant sur les pays du sud, elle évoque les "industries pharmaceutiques dont on est en droit despérer un engagement vers une plus grande solidarité"... Compte là-dessus, et bois de leau !
Psychiatricus
Nice
Peine de mort aux USADans son édition du 18 février 2000, Le Monde rend compte de la visite de Jack Lang à un condamné à mort aux Etats-Unis, Odell Barnes, qui devrait être exécuté le 1er mars à Huntsville, "capitale de la mort" du Texas. Le dossier de ce condamné comporterait de nombreuses failles, linstruction aurait été bâclée et la défense incompétente (ce qui est souvent le cas pour les détenus les plus pauvres), et cest lAssociation française Lutte pour la justice qui a sollicité J. Lang. Celui-ci a déclaré que "les droits de lindividu sont placés sous la protection universelle", pour expliquer son "ingérence", quil convient de saluer ici-même avec son aspect "médiaticobenettonien" dénoncé par Philippe Val (Charlie-Hebdo du 23 février 2000), au milieu de tant de lâchetés récentes du monde politique français (on pense à la Tchétchénie).
Larticle rappelait que le Texas détenait le sinistre record du nombre dexécutions (206 depuis 1976, neuf en janvier et février 2000 dont celle dune grand-mère de 62 ans, et celle imminente(1) dOdell Barnes) qui sont actuellement pratiquées par injection, la chaise électrique "Old Sparky" ayant été reléguée comme pièce maîtresse du musée de la prison. Si le gouverneur de lIllinois a récemment suspendu les exécutions par peur de lerreur judiciaire, George W. Bush, gouverneur du Texas et candidat à la présidence, rétorque : "La culpabilité de chaque détenu exécuté ne fait aucun doute dans mon esprit".
De plus, lavocat Patrick Baudouin cite les exemples dun condamné qui avait vu son exécution différée de plusieurs mois, afin quon puisse sassurer quil était suffisamment sain desprit pour comprendre son châtiment, et dun autre à qui la dernière cigarette avait été refusée parce que le règlement intérieur de la prison interdisait de fumer... Il en appelait à nos amis Américains, pour que cesse dans leur pays lapplication de ce châtiment cruel et dégradant, soulevant au passage la contradiction quil y avait pour les Etats-Unis entre leur " interventionnisme humanitaire " à létranger, et leurs pratiques " domestiques " en justice pénale.
Jean-Yves FEBEREY
Nice(1) dont la presse nous a depuis appris qu'elle a malheureusement eu lieu.
Les chemins de la connaissance vous conduiront...
REUNIONS ET COLLOQUES
EN FRANCE
EN AVRIL 2000
à PARIS, le 1er : Colloque de PIMED sur Lamélioration de la qualité des dons de médicaments. Renseignements : PIMED - Tél : 01 42 41 29 22 - Fax : 01 42 41 80 60 Site internet : http://www.drugdonations.org
à PARIS, du 7 au 9 : Congrès 2000 sur Le corps, la thérapie, la vie. Renseignements : Dr. W. Zaruchas, 7 av. Frémiet, 75016 PARIS - Tél : 01 45 20 95 06 - Fax : 01 30 42 16 36
à NARBONNE, du 22 au 29 : LAssociation Psy - Via domitia organise une formation sur Lhypnose éricksonienne. Renseignements : Psivia, 520 bis rue de Jonquières, 11000 NARBONNE - Tél : 06 84 51 55 19
à PARIS, le 27 : Conférence sur La psychanalyse dans le processus civilisateur : une question freudienne. Renseignements : APF, 24 place Dauphine, 75001 PARIS Tél : 01 43 29 85 11 - Fax : 01 43 26 13 46
à PARIS, du 27 au 29 : Psychodrame en petits groupes organisé par le CEFFRAP sur Approche clinique en groupe de travail en psychiatrie. Renseignements : CEFFRAP, 3 place Edouard Renard, 75012 PARIS - Tél & Fax :01 43 40 16 09
MAI 2000
à MONTPELLIER, les 5 et 6 : Congrès de lAssociation Languedoc-Roussillon de Thérapie Cognitive et Comportementale sur Trouble panique, agoraphobie et troubles anxieux : évolution des concepts et des thérapeutiques. Renseignements : ALRTCC, Dr. N. Duchesne - Tél : 04 67 52 73 01
à PARIS, du 7 au 10 : VIIe Congrès de lAssociation Mondiale pour la Réhabilitation Psychosociale sur La Réhabilitation psychosociale : encourager la diversité et préserver
léquité. Renseignements : R. Onteniente, NHA Communication, 3 rue de la Boétie, 75008 PARIS - Tél : 01 42 66 46 46 - Fax : 01 42 66 45 45 - e.mail : nha.com@wanadoo.fr
à STRASBOURG, les 12 et 13 : ARCANES organise une formation sur La Paranoïa. Renseignements : Sté APERTURA, 9 place Kléber, 67000 STRASBOURG - Tél & Fax : 03 88 61 78 42 - e.mail : apertarc@club-internet.fr
à REIMS, les 12 et 13 : Journées Nationales de la SFPEA sur Crise(s) et pédopsychiatrie. Renseignements : Pr. G. Schmit, CHU de Reims, Serv. de pédopsy., Hôp. Robert Debré, av. Gal Koenig, 51092 REIMS - Tél : 03 26 78 72 24
à PARIS, le 13 : Journée détude du Ctre Alfred Binet sur Lautisme infantile. Renseignements : Ctre A. Binet, 76 av. Edison, 75013 PARIS - Tél : 01 40 77 43 40 - Fax : 01 40 77 43 55
à STRASBOURG, du 19 au 21 : Congrès Mondial de la Féd. Fr. de Psychomotricité sur Psychomotricité et bouleversements de la société à laube du IIIe millénaire. Renseignements : F.F.P., 5 rue Copernic, 75116 PARIS - Tél & Fax : 01 45 05 12 77 - e.mail : congres@psychomotricite.com
à SAINT ETIENNE, le 20 : Journée AFP/Ass. des Psychiatres Libéraux Stéphanois sur Penser la psychose, avec Francis Pasche. Renseignements : AFP, 147 rue Saint-Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr (cf. penser la psychose)
à CHARTRES, du 25 au 27 : XVIe Journées Nationales de lAPI sur Variations sur Motifs Scolaires. Renseignements : Dr. J. Constant, 1 rue Saint Martin au Val, 28000 CHARTRES - Tél : 02 37 30 30 93
à MARSEILLE, les 26 et 27 : XIe Colloque de lAss. Scientifique dEtudes et de Recherches en Psychiatrie sur Nouvelles stratégies thérapeutiques dans les psychoses : psychotropes et psychothérapies. Renseignements : Mme Rolando, Clinique de Psychiatrie, CHU Timone, 13385 MARSEILLE Cedex 5 - Tél : 04 91 38 47 21 - Fax : 04 91 38 47 22
à FONTEVRAUD, le 27 : 15e Journée psychiatrique du Val-de-Loire sur Le secret et la transparence. Renseignements : Secr. Dr Lhuillier, Sect. 7, Cesame - Ste Gemmes sur Loire, BP 89, 49137 LES PONTS DE CE Cedex Tél : 02 41 80 79 93 - Fax : 02 41 80 79 63 - e.mail : secteur7@ch-cesame-Angers.fr
EN JUIN 2000
à ANNECY, du 31 mai au 4 juin : 29e Journées franco-suisses pour médecins et soignants sur Formation à la relation soignant-soigné. Renseignements : Dr M. Sapir, 6 rue de lArrivée, 75015 PARIS
à PARIS, le 5 : Groupe du lundi de lAFP. Renseignements : AFP, 147 rue Saint-Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
à PARIS, les 15 et 16 : Colloque International de lASCISM sur Quelles compétences infirmières en psychiatrie en Europe ? Renseignements : M. Livet - Tél : 01 48 87 67 22 Fax : 01 69 05 97 13 - e.mail : Livet.ascism@wanadoo.fr
à PARIS, les 16 et 17 : Journées scientifiques de la Revue Adolescence, du Cedrate et de lARAPS sur Adolescence sous la guerre. Renseignements : GREUPP, Mme C. Martin, 9 rue Vaneau, 75007 PARIS - Tél & Fax : 01 45 51 60 03
à REIMS, les 23 et 24 : VIIe Rencontres de la CRIEE sur Actualité du trauma. Renseignements : G. Rodriguez, Ctre du Jour A. Artaud, 45 rue Jeanne dArc, 51100 REIMS - Tél : 03 26 40 01 23 - Fax : 03 26 77 93 14
à METZ, du 23 au 25 : 4e Congrès international de lARPPE sur Le rêve cent ans après. Renseignements : CMP Winnicott, 11 av. Leclerc-de-Hauteclocque, 57000 METZ Tél : 03 87 30 00 75 - Fax : 03 87 62 19 28
à CHALON-SUR-SAONE, le 24 : 3e Journée de Pédo-psychiatrie de Saône et Loire sur Parents, Enfants, Institutions. Renseignements : Mme Lanaud, Secr. de pédopsy., CHS Sevrey - Tél : 03 85 32 82 07 - Fax : 03 85 92 82 27
à PARIS, les 26 et 30 : Congrès international du Jubilé de lAssociation Mondiale de Psychiatrie sur De la clinique à la recherche : Penser la psychiatrie. Renseignements : Fédération Française de Psychiatrie, 9 rue Brantôme, 75003 PARIS. MTV Congrès du Jubilé Int. AMP, BP 38, 92502 REUIL MALMAISON - Tél : 01 41 39 88 82 - Fax : 01 41 39 88 85 - e.mail : wpa.jubileecongress@mtv.fr
à PARIS, du 27 au 29 : Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de langue française. Renseignements : Dr J.-P. Chabannes, Sect. 38G07, Ctre Hospitalier, BP 100, 38521 ST-EGREVE Cedex - Tél : 04 76 56 43 70 - Fax : 04 76 56 45 65
À LÉTRANGER
EN AVRIL 2000
à DAMAS (Syrie), les 2 et 3 : lAEPEA organise Les Journées francophones proche-orientales de psychiatrie de lenfant et de ladolescent. Renseignements : Mme C. Briot, SOCFI, 14, rue Mandar, 75002 PARIS - Tél : 01 44 88 25 25 - Fax : 01 40 26 04 44
à LONDRES (Royaume Uni), du 3 au 7 : 6e Congrès Mondial sur Innovations en psychiatrie 2000. Renseignements : 6th World Congress Secretariat, P.O. Box B135, Huddersfield HD1 1YG, United Kingdom - Tél : 01484 532102 - Fax : 01484 425699 - e.mail : worldforum@aol.com
à LAUSANNE (Suisse), du 6 au 8 : 43e Congrès de la Société Suisse de Psychiatrie de lEnfant et de lAdolescent sur Sens et non-sens de la violence. Nouvelles expressions, nouvelles approches. Renseignements : Mme F. Evrard, SUPEA, rue de Bugnon 23A, CH-1005 LAUSANNE - Tél : 0041 21 314 19 60 - Fax : 0041 21 314 19 61 - e.mail : françoise.evrard@inst.hospvd.ch
à HO CHI MINH VILLE (Vietnam), les 13 et 14 : Colloque Franco-Vietnamien sur " Qualité de vie, Dépression, Suicide... ", deux périodes de séjours sont possibles : du 10 au 15 avril ou du 7 au 17 avril. Renseignements : Dr Luong - Tél : 01 45 85 63 63 - Fax : 01 45 85 58 00
EN MAI 2000
à CHICAGO (USA), du 10 au 12 : 5e Atelier du Ctre Int. de Politique et Economie en S. Mentale sur 2000, la valeur de la psychiatrie. Renseignements : ICMPE, Via Daniele Cresp 7, 20123 Milano Italy - Tél & Fax : 39-02-5810 6901 - e.mail : info@icmpe.org
à CHICAGO (USA), du 13 au 18 : 51e Congrès annuel de lAPA. Renseignements : American Psychiatric Association, Office of International Affairs, 1400 K St., NW, Washington, DC 20005 - Tél : 202 682 6286 - Fax : 202 789
à TORONTO (Canada), du 28 au 31 : 6e Conférence de lAss. Int. Pour le Traitement des Délinquants Sexuels sur Regarde en arrière/Regarde en avant : Evaluation, Traitement et Résultats des recherches. Renseignements : Site internet : http://www.medacad.org/iatso/toronto.htm
EN JUIN 2000
à MONTREAL (Canada), du 1er au 4 : 60e Congrès des Psychanalystes de langue française sur Lidéal transmis. Renseignements : SPP, 187 rue Saint Jacques, 75005 PARIS - Tél : 33 1 43 29 66 70 - Fax : 33 1 43 29 10 77 - e.mail : congres.spp@infonie.fr
à SANTIAGO DE COMPOSTELA (Espagne), du 8 au 10 : 21e Congrès de lAssociation Espagnole de neuro-
psychiatrie sur Le savoir en Santé Mentale : certitudes, incertitudes et perspectives devant un nouveau siècle. Renseignements : Servicio de Psiquiatria, Hospital Xeral de Galicia, c/ Galeras, s/n. - Tél & Fax : 981 586 077 - e.mail : secreaen@xxicongresoaen.com
à LINZ (Autriche), du 15 au 17 : 19e Congrès de lAssociation psychiatrique Danubienne sur Perspectives pour les patients psychiatriques dans le nouveau millénaire. Renseignements : c/o pro mente Upper Austria, Ms Donabauer, Figulistraze 32, A-4020 Linz, Austria - Tél : 0043 732 656103 - Fax : 0043 732 651321 - e.mail : donausymposion@promenteooe.at
à BASSANO DEL GRAPPA (Italie), le 23 : 3e Exposition internationale sur Les bandes vidéos traitant des questions psychiatriques. Renseignements : Dr. Ricardo Bianco, CRT di Luino - Tél : 0332 539500 - Fax : 0332 539210
à MADRID (Espagne), du 23 au 27 : Réunion thématique de lAss. Mondiale de Psychiatrie sur La psychiatrie légale. Renseignements : Tilesa Opc, SL, Londres 17, 28028 MADRID - Tél : 34 91 361 26 00 - Fax : 34 91 355 92 08 e.mail : forensic@tilesa.es
La Lettre de PSYCHIATRIE FRANCAISE
147 rue Saint-Martin - 75003 Paris - Tél. : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.frEditeur : Association Française de Psychiatrie / Syndicat des Psychiatres Français (A.F.P. / S.P.F.)
Tirage 13.800 ex. - Dépôt légal Mars 2000 - Prix au n°18 F - Commission Paritaire N° 72689.
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