N°94
AVRIL 2000
Sommaire
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BRAVO,
LES PSYCHIATRES !
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Par votre engagement dans les fédérations syndicales hospitalières, grâce à votre détermination, vous avez arraché au Ministre de lEmploi et de la Solidarité un accord qui engage lavenir de tous les hospitaliers. Merci, Pierre (1) ! Merci, Rachel (2) !
Qui sétonnera de cette victoire ?
Ceux qui pensent que les psychiatres sont les parents pauvres de la médecine ?
Ceux qui préfèrent les pleurs aux combats ?
En vérité la psychiatrie est porteuse dun grand projet pour lhôpital de demain.
Parce quêtre psychiatre cest allier science et humanisme, parce que les psychiatres ont inventé -avec le secteur- la médecine de réseau, parce quils respectent la demande et sont attentifs aux filières de soins, parce que leur mission sétend -bien au-delà du soin aux malades- à des objectifs de santé mentale, ils font de la psychiatrie lexemple à suivre.
Cet accord, vous lavez obtenu par lunion, soutenus que vous étiez par lensemble des psychiatres : hospitaliers, associatifs, libéraux. Alors nous vous disons : continuez ! Continuez à rester solidaires et faites-nous franchir ensemble un pas de plus !
Le protocole dit en effet que nous seraient offertes, afin de nous "impliquer davantage dans les processus décisionnels", des formations spécifiques au management et à la gestion. Eh bien non, ce nest pas de formation à la gestion dont nous avons besoin ; chacun son métier. Cest une place différente pour les praticiens hospitaliers que nous revendiquons. Nous demandons à être représentés dans les équipes de direction, pour faire que lhôpital de demain ne soit pas seulement un dispensateur de soins évalués au coût par pathologie, mais une véritable institution au service de la santé des personnes et des populations, évaluée alors au prix de son rayonnement, de la qualité de son accueil, de son travail déquipe et de son efficacité.
Et alors, seulement, tous les médecins sy retrouveront.
Jacques-David BEIGBEDER
Les Mureaux
(1) Pierre
FARAGGI, praticien hospitalier, psychiatre, Président de la CHG (Confédération
des Hôpitaux Généraux). Retour
(2) Rachel BOCHER, praticien hospitalier, psychiatre, Présidente de lINPH
(Intersyndicale Nationale des Praticiens Hospitaliers). Retour
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DIDIER
ANZIEU (1923-1999)
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Didier Anzieu est mort le 25 novembre 1999 après une longue maladie de Parkinson progressivement invalidante. Il laffronta avec un courage admirable qui lui permit de poursuivre jusquau bout, malgré les obstacles, son activité danalyste et certains travaux.
D. Anzieu fut un ami, un collègue analyste et un compagnon de recherche active au CEFFRAP.
Normalien, agrégé de philosophie, assistant de D. Lagache en Sorbonne, puis professeur de psychologie à Strasbourg, puis à Nanterre, D. Anzieu fut aussi et avant tout un psychanalyste, et de premier plan. Cest en tant que tel quil proposa de nouveaux concepts éclairant la dynamique de la cure certes, mais aussi les particularités des fonctionnements psychiques des personnalités aux limites incertaines : ainsi en fut-il du "Moi-peau", des "enveloppes psychiques", des "signifiants formels", "du transfert paradoxal", etc. Mais léventail des recherches et travaux entrepris par D. Anzieu déborde largement le champ de lanalyse. Didier Anzieu était animé du désir dexplorer de nombreux champs à la lumière de la psychanalyse, et en sy engageant personnellement.Jénumèrerai ici quelques-uns des domaines de sa recherche : il fut lhomme des techniques projectives, il fut celui du psychodrame psychanalytique, en deux étapes délaboration différentes, il fut à la pointe de la formation des psychologues, il fut lauteur du "Corps de luvre". Dans cet ouvrage, il décrit les étapes qui vont de lorigine de luvre, au cur de la psyché de lauteur dans un jaillissement créateur, jusquà son achèvement, son détachement et la séparation nécessaire à la vie de luvre.
Dans "Becket et le psychanalyste", Anzieu montre limplication de sa personne à tous les niveaux de sa recherche. Dans ce livre, il entrelace les uvres de Becket, leur auteur dans sa vie et ses liens, son analyste Bion, et la psyché même de Didier, telle quelle est sollicitée en résonance fantasmatique. Cet ouvrage ne pouvait être que le travail dun analyste et dun grand analyste (auteur à loccasion de contes fantastiques). Sans doute Anzieu a-t-il été en mesure de réaliser cet ouvrage après lexpérience quil fit dans la préparation de son "auto-analyse de Freud" et la découverte de lintrication profonde entre les patients hystériques, leurs rêves et ceux de S. Freud, et la pathologie de Freud. Ainsi était ouverte la voie où se rencontrent deux psychés en lien profond et en découvertes mutuelles. Lautoanalyse de Freud eut un grand succès national et international. Il allait donc de soi que, parallèlement à ces ouvrages, Anzieu fut conduit à souligner que dans les métiers "relationnels" que sont les nôtres, le fonctionnement psychique du clinicien et du thérapeute est impliqué, et quil aura un effet (quil le sache ou non) sur le déroulement des échanges dans les consultations et dans les traitements. Doù la nécessité pour le clinicien de sy préparer et de se sensibiliser à la dimension personnelle qui intervient dans son travail.
Cest ainsi quAnzieu souligna limportance des expériences personnelles de psychodrame et aussi de participation à des petits groupes avec psychanalystes, à des séminaires réunissant plusieurs petits groupes, où les effets de liens de chacun à chacun des autres, et au groupe et aux autres groupes et à lensemble puissent être repérés dans leurs variétés et leurs impacts.
D. Anzieu fonda le CEFFRAP en 1962 à des fins dexplorer avec des psychanalystes le fonctionnement préconscient/inconscient des petits groupes. Ceux qui vécurent cette période gardent le souvenir de moments de travail clinique et de recherche (sur leur propre groupe) où le sérieux, lélaboration et lhumour (ah, les calembours dAnzieu) organisaient nos échanges.
Il publia en 1975 "Le groupe et linconscient" ouvrage qui fut suivi de deux éditions nouvelles apportant chacune les modifications théorico-cliniques que son expérience lui dictait.
Il prolongea ses recherches sur les petits groupes en favorisant le développement des psychothérapies psychanalytiques de groupe, celles des familles, et en ouvrant le champ des interventions danalystes dans les institutions.
Didider Anzieu ne fut pas psychiatre mais à la psychiatrie et aux psychiatres, il apporta une somme de théories et de pratiques dont nous pouvons le remercier. Nous le perdons et sommes dans la peine, mais il nous laisse un immense héritage.
André MISSENARD
Paris
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LES
FLANCS DE L'AVENTIN
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Il y a quelques contradictions entre le souci de revêtir la toge de lin blanc et pur, qui signale léthicien, et la nécessité de porter la salopette pleine de cambouis des combats politiques ; il y a tension entre le moraliste et le diplomate, même sils sont daccord sur le fond. Ces tensions, ces " conflits " se retrouvent dans toutes les institutions et, bien sûr, dans nos réunions.
Ce nest pourtant pas compliqué si - comme je le disais - on est daccord sur le fond, sur les bases théoriques et idéologiques de nos actions. Il suffirait de sortir de cette classification tentante et peut-être inévitable, selon laquelle " si lun est bien, lautre est mal ". Les psychiatres devraient savoir léviter pour leurs propres actions, puisquils sont censés pouvoir dépasser cette morale dichotomique face aux discours et aux comportements des malades.
Simon-Daniel KIPMAN
Paris
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LES
PSYCHOTHERAPIES ET LA LOI
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"Il y a tout
avantage à ne pas subir lévolution spontanée des
idées
et des choses et à rechercher des actions constructives,
entreprise ambitieuse qui ne saurait être que collective"
Théophile KAMMERER
Un débat de fond au 2e sous-sol de lAssemblée Nationale, où Freud aura reconnu les siens...
Le parallèle pourra sembler de très mauvais goût, mais il en est un peu de ce débat comme de celui sur leuthanasie : légiférer ou non ? Poussons le bouchon plus loin : dans un contexte polémique, les traitements psychiatriques exclusivement chimiques reçoivent volontiers des appellations désobligeantes, que nous connaissons tous. Et si les psychothérapies étaient fondamentalement lalternative à leuthanasie psychique que nous sommes parfois injustement accusés de pratiquer ?
Ce nétait bien sûr pas le propos de la réunion du jeudi 23 mars dernier à lAssemblée Nationale, co-organisée par Christian Vasseur, Secrétaire général de lAFP, et notre confrère Bernard Accoyer, Député de Haute-Savoie, à la suite dun projet préparé depuis plusieurs mois, et adopté lors de notre conseil dadministration du 22 janvier. La salle qui nous accueillait était pleine, le secrétariat avait du refuser des personnes qui voulaient sinscrire jusquau dernier moment : cest dire que lenjeu a été perçu comme essentiel.
De ce point de vue, les intervenants à la tribune nont pas déçu lauditoire, et nous saurons gré à Jean-Jacques Kress davoir présidé la table ronde des aspects théoriques avec tout le tact que nous lui connaissons. La plupart des participants ayant été annoncés dans notre numéro de février (cf. N° 92 p. 17), nous ne pouvons les citer tous ici. Mais nous reprendrons quelques phrases qui nous ont semblé souligner des aspects importants du problème traité.
Cest ainsi que Madame Dominique Clerc Maugendre a insisté sur le temps que prenait tout processus de spécialisation, sur linterdépendance -en tout cas dans notre pays- entre la psychiatrie et la psychanalyse, et sur la nécessité de poser une bonne indication thérapeutique. Le Professeur René Roussillon rappelait les trois domaines "en concurrence" dans le champ des psychothérapies : cognitivo-comportemental, systémique-interactionniste, psychodynamique-psychanalytique. Il soulignait aussi la complémentarité du savoir-faire et du savoir-être, et a posé la question des procédures dévaluation du savoir-être. Le Professeur Patrick Guyomard souhaitait quon ne dissocie pas la réflexion sur les psychothérapies dune réflexion sur ce quétait devenue la pratique de la psychiatrie. Il semblait attaché à différencier la psychothérapie de la psychanalyse, pour que celle-ci reste psychanalytique. Cela sentend mais est souvent réduit à laffirmation posée comme garante de sa pureté, que la psychanalyse nest pas thérapeutique. Cette idée soulage peut-être les " polybalafrés du divan ", mais inquiète ou excite ceux qui en attendent quelque chose, et intéresse de manière ambiguë tous ceux qui, dans le champ de la santé mentale, ne veulent ou ne peuvent pas comprendre la place de la psychanalyse (ou encore veulent la prendre...). Une compréhension du psychisme qui méconnaîtrait que la mise en lien, la Bindung, ou la symbolisation soient du côté du "mieux", serait assurément bien curieuse.... De là, on peut comprendre lembarras des pouvoirs publics, peut-être pas si désintéressés que ça en face de nos contradictions et perplexités. Heureusement, à lAssemblée nationale, elles nexplosèrent pas, et Bernard Accoyer a réélaboré sa proposition de loi au fur et à mesure des interventions (cf. Communiqué).
Le Docteur Daniel Grunwald représentait le Conseil National de lOrdre des Médecins, et a dénoncé un usage souvent parfaitement anormal du titre de psychothérapeute, sectaire et charlatanesque. LOrdre souhaiterait un éclairage pour mieux définir son attitude : peut-on envisager que le titre de psychothérapeute soit ajouté à certains professionnels de santé, en évitant toute ambiguïté, de manière à garantir la qualité des professionnels, tout en répondant à la demande de clarification des patients ?
Parlant au nom de la FFP, le Professeur Jean-François Alillaire soulignait, de la salle, la grande confusion médiatique à propos des psychothérapies, et estimait que seule la profession de psychiatre, avec sa garantie médicale, avait lampleur souhaitable pour assurer diagnostic, indication thérapeutique et réalisation thérapeutique. Notre ami Alain Ksensee faisait remarquer quil ne se reconnaissait pas dans les internes actuels, en raison de la pauvreté de leur expérience psychothérapique. Un autre collègue sinquiétait des psychothérapeutes autoproclamés, quil comparait au boucher de la rue Daguerre qui sinstallerait comme neurologue, au motif dune communauté de viande tranchée... Pour lui, ni le DSM ni les stages cliniques ne formeraient à la psychothérapie. Une autre intervenante sest assez violemment indignée quil ny eût que des psychanalystes à la tribune. Christian Vasseur lui a répondu, ainsi quaux autres sceptiques, "quil était tombé dedans [la psychanalyse] quand il était petit", et quil assumait ses convives et son plan de table : "La psychiatrie française sest faite par imprégnation de la psychanalyse, cest un fait historique", à quoi nous ajouterons aussi nos nombreux aînés fondateurs et hospitaliers qui étaient membres du PCF, et pour certains aussi psychanalystes... Lhistoire de la psychiatrie nous donnerait ainsi raison de refaire une halte (bienfaisante ?) du côté du politique, sans même quil sagisse de choix partisans : noublions pas que cest à linitiative législative dun élu du peuple que nous devons la tenue de ce débat, étape nécessaire même si elle nest pas encore suffisante, sur le chemin de la reconnaissance de notre travail tant syndical quassociatif. Pour sa part, François Kammerer a rappelé lurgence quil y avait à protéger les patients à propos des titres, que cétait une question de santé publique, le débat sur ce quétait la psycho-thérapie relevant lui des associations scientifiques. Madame Jeannine Chasseguet-Smirgel a rappelé le nom de quelques célèbres médecins non-psychiatres mais psychanalystes, qui pourraient se retrouver hors-la-loi...
La Secrétaire dÉtat à la Santé était représentée par le Docteur Olivier Obrecht, qui est brièvement intervenu pour parler des inquiétudes quavait suscitées la proposition de loi au ministère. Il estimait quil fallait laisser la psychanalyse vivre sa vie de "grand-mère", ce qui a bien sûr tinté aux oreilles de certains dentre nous : si la psychanalyse a un âge vénérable, les fils de Freud ne se sont pas montrés aussi fatigués que cela(1)... Ce quasi faire-part est dailleurs peu compréhensible, sauf à y voir les effets des erreurs de ceux qui parmi nous confondent débats internes et externes. Cela profite toujours aux résistances à la psychodynamique, doù quelles viennent. Il y a enfin un autre aspect à cette question : a-t-on déjà reproché à un chirurgien dêtre un successeur dAmbroise Paré ? Il ny eut pour nous quun Freud et quun Lacan, et ils ne sont historiquement pas si loin de nous...
Bernard Accoyer a insisté sur le problème de sécurité sanitaire et de droit des malades quil avait voulu soulever en déposant sa proposition de loi.
Le Professeur Roger Mises est revenu sur les critiques faites à la formation des psychiatres, en rappelant que certaines universités faisaient dindéniables efforts en ce domaine. Il a rappelé aussi avec force que le découpage théorie/pratique ne sappliquait pas aux psychothérapies, les deux versants étant indissociables, la pensée théorique permettant au thérapeute dapporter des réponses à la singularité de la rencontre. Il a insisté aussi sur les nouvelles formes daide psychothérapique aux enfants : dépistage, médiations et thérapies brèves ne sont pas réductibles à leur technicité ; une formation polyvalente et étendue est donc exigée.
Fort dune expérience de forum citoyen sur la santé, le Docteur Bernard Jolivet a opportunément rappelé que le système de soins psychiatriques restait encore pour le public dune grande opacité, ce qui pouvait conduire les usagers à dautres recours. Il déplorait aussi quil ny ait toujours pas de politique densemble de la santé mentale, et se faisait lécho dune préoccupation sécuritaire des patients : à qui se confier devant latomisation des fonctions et la dilution des titres ? Madame Marilia Aisenstein a décrit le fonctionnement de lhôpital de la "Poterne des Peupliers", avec la spécificité dune approche psychosomatique, à laquelle participent médecins et psychologues.
Le Docteur Christine Lamothe a su donner une note plus légère au terme de ce débat long et argumenté : "Le soin psychothérapique fonctionne comme un couple amoureux... Le risque zéro nexiste pas, et on ne peut légiférer ce qui fait quun patient choisisse un thérapeute plutôt quun autre", pas plus quon ne peut vraiment lexpliquer.
Au milieu de toutes les insécurités du monde contemporain, la psychothérapie offre la fragile sécurité dune prise de parole en toute confidentialité : toute nouvelle loi devrait sattacher avant tout à protéger cette possibilité, la question de la part du plomb(2) de la suggestion et de lor pur de lanalyse ne devant pas faire écran à lurgence dun débat maintenant largement amorcé : sagit-il dune nouvelle version du fameux passage de lenfer psychique à la place publique ?
(1) A lire chez Freud :
(2) Les voies nouvelles de la thérapeutique psychanalytique, PUF, 1953, 6° éd. 1977. La traductrice, Anne Berman, a pris la liberté de parler de mêler à lor pur de lanalyse [le] plomb de la suggestion directe, alors que Freud parlait de cuivre (Kupfer), et employait le verbe [reichlich... zu] legieren, qui renvoie directement à la pratique de lalliage en orfèvrerie. Renseignement pris, lor est en effet régulièrement un alliage de cuivre, or et argent (les homéopathes sy retrouveront donc aussi...), la quantité de cuivre donnant à lor sa tonalité plus ou moins rouge ou rose. De même ladverbe reichlich, qui signifie copieusement, abondamment, à profusion, pourrait suggérer que le fondateur de la psychanalyse nétait évidemment pas dupe des concessions à faire.
La
psychothérapie et la loi :
une rencontre longtemps évitée
Chacun de ceux qui ont pris la parole lors de cette rencontre ont eu à faire un considérable travail de concision, de synthèse et de sélection pour dégager les dimensions fondamentales de lactivité psychothérapique et en dire lessentiel des exigences. Etait-ce la qualité des intervenants, la nature du lieu, la présentation adéquate du projet ou le rapport à la solennité de la loi et de sa genèse ? Nous avons eu le sentiment dune clarification nécessaire et dune synergie positive pour que nous avancions dans ce domaine dordinaire si confus.
Il sest dégagé un accord ferme sur la nécessité, pour la pratique de la psychothérapie, dune formation reposant à la fois sur la connaissance et sur lexpérience. La connaissance concerne la psychopathologie, les théories du fonctionnement psychique, la spécificité des méthodes psychothérapiques et de leurs liens aux théories, ainsi que lexistence de possibilités thérapeutiques alternatives.
Lexpérience est celle de la clinique de la relation de soin face à la souffrance psychique et de la capacité de discerner les indications pour chaque méthode employée en regard de la singularité subjective.
Furent aussi explorées les ambiguïtés de la psychothérapie dont le champ est si vaste et composite entre le trouble mental dune part, la relation daide et laspiration au mieux-être
dautre part, ainsi que les oppositions entre les diverses théories du fonctionnement psychique. Fut enfin posé, selon des orientations diverses, le problème des rapports entre la psychanalyse et les psychothérapies. Toutes ces ambiguïtés contribuent à laisser le public dans lignorance et la perplexité, elles sont pour lessentiel à lorigine des pratiques abusives en psychothérapie.
Le dialogue ainsi amorcé entre les responsables des diverses institutions et ceux qui ont en charge lélaboration législative devrait contribuer à clarifier la question de lhabilitation à pratiquer la psychothérapie pour les professionnels de la santé mentale sans quelle ne se fige en un titre.
De plus, dès maintenant, leffort de réflexion ainsi engagé devrait avoir pour effet dinciter les responsables de la formation des psychiatres et des psychologues à situer plus nettement la part de la formation psychothérapique au sein des cursus de ces disciplines.
Jean-Jacques KRESS
Brest
Deux points de vue syndicaux
I Nous nétions pas, au SPF, demandeurs de la proposition de loi sur lusage du "titre de psychothérapeute". Mais nous pensons que, vu les circonstances et les fortes montées en ligne des psychothérapeutes non-médecins européens, Christian Vasseur et le Conseil de lAFP ont eu raison de ne pas laisser passer cette occasion de mettre enfin à plat cette question rémanente et toujours reportée des psychothérapies et de leur pratique. Cela a dailleurs permis au Conseil du SPF dadopter une attitude dobservation et ainsi de pouvoir intervenir sur un plan différent et plus syndical. Nous apprécions également que lAssociation se soit préoccupée avec rapidité, détermination et diligence dun problème de pratique quotidienne, dont limportance dans la pratique psychiatrique de consultation nest plus à rappeler, notamment dans sa composante libérale.
Les risques de dérapage dun tel colloque étaient importants et redoutés. Mais cette réunion fût dune tenue de haut niveau, tant par la qualité des intervenants que par la réflexion qui sy est dégagée. On pouvait regretter luniformité des courants théoriques représentés, mais Christian Vasseur sen est expliqué comme résultant dun choix stratégique volontaire et réfléchi.
Cette réunion a eu au moins deux mérites :
Mais les choses nen sont pas pour autant terminées. Nous nen sommes quau début. Dautres propositions de loi sur les psychothérapeutes ou les psychothérapies existent et rien ne peut préjuger de ce qui sera voté à lautomne, lors de la loi de modernisation du système de santé. Par ailleurs, un certain nombre de points soutenus par le SPF restent en suspens, comme la dévolution de la prescription des psychothérapies et la non-confusion entre celles pratiquées par les psychiatres dans leur dimension globale, médicale et psychiatrique, et celles pratiquées par dautres. De plus, quelle sera la position médicale et éthique de lOrdre national des Médecins ? Quelle sera la position de la DGS et du gouvernement ?
À suivre, avec vigilance .
Pierre STAËL.
Secrétaire général SPF.
II Entamer une discussion sur les psychothérapies autour dune table réunissant des psychiatres est souvent une gageure : on y risque migraine et dispute avec ses meilleurs amis. Dans ce sens, le débat organisé par Christian Vasseur à lAssemblée Nationale a dérogé à la règle. Daprès tous les participants, les exposés ont été dune valeur scientifique incontestable et le climat consensuel. Il est vrai que ny avaient été invités que des psychanalystes universitaires ou des chercheurs authentiques.
Que nous apporterait une loi réservant la psychothérapie aux psychiatres et aux psychologues dûment formés ? Peu de chose pour les psychiatres. Les psychiatres salariés bénéficient depuis longtemps du concours des psychologues dans leurs services. Pour les psychiatres libéraux, la reconnaissance du travail thérapeutique des psychologues entraînerait des réactions plus ambiguës. Dans la pratique actuelle, ces deux professions peuvent parfois se sentir en concurrence, la ligne de démarcation les séparant paraissant bien être, pour une certaine clientèle, le remboursement ou non de lacte par la Sécurité Sociale. Si les psychologues devaient obtenir le remboursement de leurs actes, la crainte pour les psychiatres pourrait être moins celle dune perte de clientèle, que celle dune baisse de la valeur de lacte psychothérapeutique quil faudra bien codifier, limiter et évaluer.
Dans beaucoup de pays européens, les actes thérapeutiques des psychologues sont remboursés mais, dans ces pays, la démographie psychiatrique est bien plus faible et la fonction des psychiatres davantage orientée vers la consultation. On peut cependant penser que dici dix ou vingt ans, avec le maintien du numerus clausus actuel, la situation deviendra plus tolérable en France. Mais la pratique psychiatrique aura alors changé de visage.
Réserver la pratique des psycho-thérapies aux psychiatres et aux psychologues, objet principal de la proposition de loi, protégera-t-il les patients de la population des guérisseurs, des charlatans ou des sectes ? Rien nest moins certain car les dénominations protégées nempêche en rien les pratiques sous un autre nom. Les médecins le savent bien.
Pour être véritablement efficace, une loi sur la psychothérapie devrait pouvoir non seulement définir les différentes formes de psychothérapies, mais ce quil en est de la psychothérapie du psychiatre, du médecin, du psychologue, des infirmiers, etc Elle devrait aussi pouvoir définir en quoi certaines de ces pratiques sont thérapeutiques et dautres visent le développement personnel. Bon courage !
Comme nous le pressentions, légiférer dans ce domaine est délicat. LAssociation Française de Psychiatrie qui se veut partie prenante, à juste titre, dans cette aventure quelle na pas souhaité, nen a que plus de mérite. Elle y gagnera peut-être un regain dintérêt pour la formation en psychothérapie des psychiatres !
Michel EISELE
Vice-Président SPF
Le 23 mars, à lAssemblée Nationale
Dautres le rapportent par ailleurs, la réalisation fut belle et se déroula sans accroc. Ne vit-on pas un législateur réélaborer sa proposition de loi au fur et à mesure des témoignages des scientifiques concernés, en présence des représentants de la DGS intéressés et de celui de lOrdre National des Médecins tout à fait attentif !
Bien sûr, il est trop tôt pour en apprécier toutes les conséquences, mais il nempêche ; les autorités scientifiques de la psychiatrie, de la psychologie, et de la formation psychanalytique ont redégagé le vertex théorico-clinique originaire des psychothérapies, et lont fait entendre en un lieu symboliquement significatif. Laccord des intervenants (cf. Communiqué) est élémentaire, raisonnable, ouvert et devrait permettre à tout soignant opérant dans le champ de la santé mentale, et surtout et dabord à tout sujet en demande, de sy retrouver.
La question de la formation aux différentes techniques psychothérapiques reste le domaine prioritaire de lUniversité, en collaboration avec les Sociétés Savantes reconnues. A eux tous de continuer de qualifier et de structurer un soin médical dont la méconnaissance par la société et les pouvoirs publics devait être levée. Cest chose faite.
Je tiens à remercier le Conseil de lAFP qui, le 22 janvier, a décidé de sassocier à ma décision, détoffer la démarche de réflexion dun homme politique confronté à son devoir de législateur dans un domaine qui nous concerne. Comme nous le savons maintenant, dautres propositions concernant un statut du psychothérapeute étaient en préparation et nous étions exclus de leur élaboration, et pour cause ! Co-organiser un débat, même scientifique, à lAssemblée Nationale, avec un député, et de lopposition qui plus est, na pas été sans émouvoir ceux qui, inconsciemment ou non, sont marqués par une idéologie politique, un profil de carrière ou même des ambitions politiques.
Or, dans les affrontements qui sannoncent, il sera capital, pour continuer à être crédibles, que les acteurs du débat qui nous représenteront aient la santé publique pour seul souci et que leurs arguments soient scientifiques.
Dans cette idée, jai été particulièrement heureux de la présence et de laccord du Secrétaire général du Syndicat des Psychiatres Français, Pierre Staël, et de son équipe rapprochée Jean-Yves Cozic, Michel Eisele, François Kammerer, Harald Sontag La vivacité de mon engagement à soutenir lélaboration de la proposition de loi de Bernard Accoyer a peut-être été cause dune certaine circonspection prudente de départ, mais le déroulement des travaux du Colloque la levée.
Et puis, nos anciens étaient là. Si au départ du projet ils avaient émis des réserves, elles furent progressivement apaisées par nos débats internes préparatoires : échanges écrits et téléphoniques, réunion "à la maison" entre les intervenants et Bernard Accoyer que chacun voulait sentir (et inversement), et conférences téléphoniques pour coordonner les interventions. Bernard Jolivet, grand baroudeur en santé publique, Jean-Jacques Kress, homme de concision, de pondération et de fermeté, et Roger Misès dont lesprit et le talent habillent la fermeté, surent garder au débat la hauteur de vue dune vraie discussion scientifique.
Et puis, les intervenants étaient solidement charpentés et surent le faire entendre.
Jadresse ici encore un salut amical et reconnaissant à Christine Lamothe et à Jacques-David Beigbeder qui ont constamment réfléchi, discuté et étoffé avec moi cette action, ainsi quà tous les vieux compagnons de route dont la présence fut un soutien ; hé oui, lentreprise était à risques !
Enfin, notre secrétariat fut une fois de plus impeccable, en tenant de bout en bout le cadre qui avait été fixé concernant, entre autres, les invitations. Annie Triniac et Céline Robin Massé encaissèrent sans broncher lagressivité de tous ceux qui jugeaient leur présence indispensable. Or, étant donné les termes de la proposition de loi Accoyer, javais réservé les invitations aux psychiatres et aux psychologues cliniciens, avec une priorité aux membres de lAFP/SPF.
Merci à tous,
À suivre, très prochainement
Christian VASSEUR
Secrétaire Général AFP
Communiqué
(1) :
Droits des malades
et sécurité sanitaire
Le 23 Mars sest tenu à lAssemblée Nationale un colloque intitulé "Les psychothérapies et la loi", à linitiative de Bernard Accoyer, Député de Haute Savoie et de Christian Vasseur, Secrétaire général de lAssociation Française de Psychiatrie.
Les travaux ont été marqués par une série dinterventions particulièrement denses de la part dun plateau de spécialistes et duniversitaires de haut niveau : Mme Marilia Aisenstein, Dr Jean-Louis Baldacci, Pr Catherine Chabert, Mme Dominique Clerc Maugendre, Dr Jean Cournut, Dr Daniel Grunwald, Secrétaire général adjoint du Conseil National de lOrdre des Médecins, Pr Patrick Guyomard, Pr Jacques Hochmann, le Dr Bernard Jolivet, Pr Jean-Jacques Kress, Pr Roger Mises, Pr René Rousillon, Pr Daniel Wildlöcher.
Ce colloque avait été organisé à la suite du dépôt, par Bernard Accoyer, le 13 octobre 1999, dune proposition de loi n° 1844 co-signée par 81 députés qui visait à réserver lusage du titre de psychothérapeute à des personnes titulaires de diplômes universitaires car, actuellement, quiconque le souhaite peut visser sa plaque de "psychothérapeute" et prétendre "soigner". Les débats avec une assistance nombreuse et active de spécialistes psychiatres et psychologues, ont dégagé plusieurs axes de réflexions et propositions. De lavis quasi unanime, ce vide juridique constitue un réel danger pour la santé mentale, la santé publique et la sécurité sanitaire ainsi quune atteinte aux droits des malades.
Ces derniers devraient en effet pouvoir être clairement informés sur la compétence et le sérieux des thérapeutes car la situation actuelle rend possible toutes les dérives, notamment financières, physiques, voire sectaires.
Les psychothérapies doivent être considérées comme un véritablement traitement. A ce titre, cest leur prescription et leur application qui apparaissent comme devant être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires attestant dune formation institutionnelle garantissant une compétence théorique doublée dune expérience pratique et dun travail sur soi.
Au-delà du vide juridique, la situation actuelle soulève plusieurs problèmes : la formation universitaire qui mériterait dêtre revue, le nombre très insuffisant de médecins psychiatres, lévaluation et la prise en charge des soins psychiatriques par lAssurance Maladie. La question de la place des psychothérapies dans le panier de soins reste en débat.
Des représentants du cabinet du Secrétaire dEtat chargé de la Santé et de la Direction Générale de la Santé se sont déclarés intéressés par le thème du colloque et conscients de la nécessité de faire progresser ce problème ancien et beaucoup plus complexe quil ny paraît.
À partir des interventions prononcées, il sest donc dégagé lidée quil convient, non pas de créer un nouveau titre, mais de réserver la prescription et la conduite des psychothérapies à des médecins psychiatres et à des psychologues cliniciens. Il faudrait néanmoins prévoir pour ceux qui disposent dune solide expérience des psychothérapies, mais ne possèdent pas ces diplômes, une possibilité dévaluation des compétences et de validation.
À lissue de ce colloque, nombre de participants et les organisateurs souhaitent que la législation en matière de psychothérapies puisse évoluer, dans le but dassurer la sécurité des soins et la transparence.
Ce débat trouvera naturellement toute sa place dans le prochain projet de loi de modernisation sanitaire, qui affiche lambition de renforcer les droits des malades.
(1) Texte du communiqué diffusé à la presse par Bernard Accoyer, à la suite du Colloque du 23 mars.
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PENSER
LA PSYCHOSE
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L'ASSOCIATION DES
PSYCHIATRES LIBÉRAUX STÉPHANOIS
et L'ASSOCIATION FRANÇAISE
DE PSYCHIATRIE
Numéro
dagrément FMC : 11.75.25040.75
co-organisent le Samedi 20
Mai 2000, à Saint-Etienne
Penser la psychose, avec Francis Pasche, Le bouclier de Persée
Confrontés aux problématiques psychotiques dès notre formation de psychiatre à l'hôpital, c'est avec cette souffrance particulière que nous avons fait nos premières armes. Mais nous sentons-nous réellement armés ? Dans la mythologie grecque, Athena a armé le bras de Persée pour lui permettre de venir à bout de la Gorgone Méduse sans se laisser pétrifier.
Nous ferons appel aux concepts théoriques psychanalytiques développés par Francis Pasche, en particulier ceux du "Bouclier de Persée" et de l'"antinarcissisme" pour nous aider à traiter avec une perspective psychodynamique les souffrances psychotiques qui, précisément, mettent à mal notre appareil à penser. Ces concepts ont pour nous fonction de tiers symboliques. Marie-Lise Roux, psychanalyste, nous offrira son concours tant à travers l'héritage de Francis Pasche qu'à travers sa propre pratique et son expérience de l'approche corporelle chez le patient psychotique.
Cette journée, ouverte aux professionnels de la santé mentale, a pour objectif de stimuler la réflexion et l'échange clinique entre les praticiens qui ont en charge le soin des patients psychotiques.
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9 H : Accueil des participants, Danièle Guillaume, Présidente de l'APLS. 9 H 15 :Introduction, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP, Président de séance. 9 H 30 : Projection de film : L'interview de Francis Pasche, par Jacqueline Schaeffer, Marianne Persine. 10 H : Conférence : La psychose et la psychanalyse, à propos de l'uvre de F. Pasche : Marie-Lise Roux. Modérateur : Christine Lamothe. 11 H : Pause 11 H 30 : Discussion avec la salle. |
12 H 30 : Déjeuner sur place. 14 H : Trois exposés cliniques :
16 H 15 : Clôture des travaux, Christian Vasseur, Secrétaire Général AFP. |
| Comité d'Organisation : Chantal Artinian , Catherine Déléage, Catherine Gauthey, Danièle Guillaume, Michel Marcon, Philippe Merley |
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RESPONSABLE
MAIS PAS COUPABLE
LE PSYCHIATRE AU BANC DES ACCUSES |
Un soleil radieux sur Lyon, ce samedi 11 mars et pourtant les psychiatres nont pas regretté leur journée détude passée à lombre de la paisible demeure de Montchat. Je me propose dapporter mes impressions, loin de pouvoir traduire le plaisir éprouvé à lécoute des exposés denses, riches et dune limpidité qui pourrait faire penser que le sujet est extrêmement simple.
À lécrit, résumer lintervention de Bernard Lachaux sans le plagier est une gageure, mais je my "risque". La croyance des usagers de la médecine dans un progrès absolu des connaissances est telle quelle fait évoluer la notion dobligation de moyens à celle de résultats. Le psychiatre reste libre de ses soins mais a lobligation dinformer son patient et dobtenir son consentement ; bien quactuellement assez bien protégé, le psychiatre pourrait être amené à en donner la preuve. Le médecin était formé à la reconnaissance de ses compétences, il sengageait sur sa parole. Lévolution actuelle de la société favoriserait la désorganisation morale et, par croissance inverse, entraînerait lorganisation éthique. Lévaluation de la probabilité du risque évolue vers celle de la gravité du risque, et celle du risque grave vers lexceptionnel (défini théoriquement comme inférieur à 1 %). Il semble que la société, de surmoïque, évolue vers le mode narcissique et infantile : elle accepte de moins en moins les risques, à tel point de tous les mutualiser jusquà tendre vers le risque zéro. Celui-ci nexistant pas, il reste laléa thérapeutique pour lequel la société na pas encore légiféré, évoluant du droit pénal (faute et punition) vers le droit civil (dommage et réparation).
Lindemnisation coûte que coûte amène la recherche dun coupable, doù la notion de responsabilité sans faute. Non coupable dun préjudice envers son patient, le psychiatre pourrait bien être porteur dune responsabilité collective. Sa parole mise en doute est relayée par lécrit (en médecine, le premier consentement par écrit date de la loi sur lIVG, 1975). Le médecin se sentant suspecté est inquiet ; pourtant, la parade serait un consensus fort au sein de la profession. Ce qui éviterait limprévisibilité de la réponse des experts dans les situations délicates où ils donnent leurs impressions et leurs convictions.
Jacques Hochmann a présenté les usages et les mésusages de la notion de traumatisme en psychiatrie qui serait considéré comme un parasite, quil faudrait extraire et faire disparaître par la catharsis, et de la punition du coupable pour que la victime puisse sen sortir et guérir. Comment passer du traumatisme réel au traumatisme de la séduction, de linénarrable que le sujet ne peut mettre en mots à la réparation symbolique ?
Ensuite plusieurs ateliers se sont mis en place :
Depuis 1992, applicable depuis 1994, de médical, le secret est devenu professionnel avec la notion de secret partagé. Comment respecter lintime de lautre avec linterprétation du droit ?
Ceci renvoie à la notion précédente de consensus fort.
Cest au cours de cette journée très réussie, organisée par les maîtres duvre C. Lamothe et G. Ribes, présentée par C. Vasseur, que le Prix littéraire Charles Brisset 1999 a été décerné par lAFP au roman de Jacques Tephany, Le Trou du rat, paru chez Buchet/Castel (cf. N°93, pp. 13-14).
Catherine SAINT-QUENTIN
Saint Clair de la Tour
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Association
Française de Psychiatrie |
LAssemblée générale annuelle sest tenue le 25 mars, la fièvre parlementaire du 23 autour de la psychothérapie nétant pas encore tombée (cf. pp. 4 à 8), Simon-Daniel Kipman sest inquiété de laccent mis ces dernières années sur la FMC, qui avait un peu brouillé limage de lassociation. La FMC nétant plus une urgence qui nous prend à la gorge, le temps semblait venu de donner les orientations pour lannée à venir et de préciser les références scientifiques.
Son rapport moral venant de paraître (cf. N° 92, pp. 8-10), Christian Vasseur en a donné lecture en précisant quelques points. En ce qui concerne notre collaboration avec lAssociation Mondiale de Psychiatrie pour les Journées du Jubilé en juin prochain, il a clairement rappelé que nous y agissions à compte dauteur, et a remercié Jean-Yves Cozic pour sa vigilance dans la préservation de léquilibre financier. Il est revenu aussi sur le Colloque à lAssemblée nationale du 23 mars, en nous apprenant quil y avait désormais cinq propositions de loi au sujet des psychothérapies à la DGS, ce qui confirme le bien-fondé de la décision de CA le 22 janvier : aller à lAssemblée revenait à nous affirmer, là où le silence devenait suicidaire. Christian Vasseur a remercié chaleureusement les participants aux tables rondes sortis de nos "rangs", en particulier Bernard Jolivet, Jean-Jacques Kress et Roger Mises, qui avaient demandé un temps de réflexion avant de sengager dans la démarche initiée à partir de la proposition de loi de notre confrère député B. Accoyer.
J.J. Kress sen est très librement expliqué, indiquant quil avait suivi la tradition douverture héritée de Théophile Kammerer et de Lucien Israël, et quil sétait trouvé très satisfait du déroulement des opérations à lAssemblée. Il a évoqué les points de tension (mise en accusation régulière des universitaires quant à la formation dispensée, psychiatrie globalement en perte de vitesse, Associations de psychanalyse qui piétinent régulièrement la psychothérapie...), tout en insistant sur les exigences de la pratique psychothérapique (connaissances, expérience de la relation de soin, part de la subjectivité), "territoire dambiguïtés" sil en est...Pierre Staël, secrétaire général du SPF, a rappelé son inquiétude préalable au Colloque dans une enceinte "politique", mais en a aussi apprécié la bonne tenue. Le SPF milite en effet depuis de longues années pour que soit reconnue à la consultation du psychiatre sa dimension psychothérapique.
Même sil ny eut aucun dérapage à déplorer dans les débats, Yveline Lorho sest déclarée troublée par les propos du Dr Obrecht sur la psychanalyse, cette vieille dame (cf. Les Psychothérapies et la loi)... Ce fut aussi le sentiment de Michel Botbol, qui estimait que les oreilles ministérielles qui demandaient des avis étaient en réalité celles dhommes daction. Lélargissement de la concertation pouvait aussi bien être le prétexte à un retour en arrière, le choix final seffectuant sur les positions les plus conservatrices. Michel Eisele a souligné lévolution démographique en cours, conduisant à la raréfaction des psychiatres, et celle concomitante des psychothérapies que, par voie de conséquence, ils assureraient de moins en moins.
C. Vasseur a maintenu sa position sur le choix exclusif de psychanalystes à la tribune du Colloque pour défendre la psychothérapie telle quil lentendait (et quelques autres avec lui...) : il ne fallait en aucun cas que la tribune explose sous le feu des polémiques, doù la nécessité de critères de clarté et de références cliniques et théoriques indiscutables quant aux choix des invités... Jean-Michel Thurin est revenu sur la notion de compétence, qui est la capacité individuelle à mettre en uvre la psychothérapie et est à ce titre distincte de la connaissance comme de lexpérience.
S.D. Kipman a voulu tempérer les ardeurs militantes des uns et des autres, en rappelant que les positions politiques étaient traditionnellement dévolues au SPF, bras armé des positions scientifiques de lAFP.
Si celle-ci a été poussée à entrer dans le champ politique, ny a-t-il pas un risque de dévier de certaines positions de principe quelle sétait données ? De même, la répétition récente de difficultés de fonctionnement ne tient-elle pas à loubli de certains de ses rituels ?
C. Vasseur estimait que la crise de la psychiatrie en France appelait une réponse urgente, en particulier sur les psychothérapies. P. Staël sest réjoui de ce que lAFP ait su prendre un problème aussi essentiel à bras-le-corps.
Le rapport moral a été adopté à lunanimité des présents, moins deux abstentions.
Dans son rapport financier, Jean-Yves Cozic est revenu sur les ressources de lAFP, en particulier sur celles de la publicité dans La Lettre de Psychiatrie Française. Comme la confirmé A. Triniac, ces recettes sont très irrégulières, les laboratoires ne prenant dengagement que de mois en mois, avec des rentrées par conséquent insuffisamment prévisibles. Il est envisagé douvrir nos pages à de nouveaux annonceurs. Pour le budget prévisionnel 2000, J-Y. Cozic a préparé une enveloppe pour le Congrès mondial organisé avec lAMP, tout en nayant obtenu à ce jour aucune véritable assurance sur les retours financiers.
Les difficultés pour inviter des collègues étrangers disposant de peu de ressources ont été évoquées, pour aboutir à un constat amer sur la circulation des flux financiers, des voix et des postes à lintérieur et autour de lAMP. Beaucoup de participants ont exprimé critiques et réticences devant un système quils perçoivent comme un peu "limite". Des journées régionales ("Provinciales") sont prévues en 2000, et une hausse modeste de la cotisation contribuera à préserver notre indépendance.
Le quitus est donné au trésorier, dont la gestion rigoureuse et prudente est saluée par tous.
Cette Assemblée générale, pour avoir connu quelques moments vifs, restera malgré tout une manifestation de la continuité dans les actions entreprises par lAFP : si lattelage peut parfois donner limpression de tirer à hue et à dia, C. Vasseur na sans doute pas eu tort de rappeler que ce sont les candidats à lépuisement et à la lassitude qui se retrouvent souvent à tirer la charrue...
Jean-Yves FEBEREY
Nice
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ACTUALITE
PROFESSIONNELLE :
LE POINT |
Cet article étant, pour des raisons dédition, rédigé fin mars, il ne peut évoquer les événements survenus postérieurement.
1. TÉLÉTRANSMISSION
Comme annoncé, le SPF adresse un courrier personnalisé aux Directeurs de CPAM chaque fois quun adhérent nous signale avoir reçu une lettre dinjonction à la télétransmission ou de demande de remboursement de la prime de 9.000 F. De plus, dans le deuxième cas, il est indispensable que chacun écrive aussi personnellement à la Caisse selon les termes proposés dans notre courrier du 1er mars.
Par ailleurs, le Comité dAction Syndical de la Psychiatrie (CASP) auquel le SPF adhère vient de prendre une position commune à ce sujet sélevant contre lobligation de la télétransmission et rappelant les problèmes particuliers quelle soulève dans la pratique psychiatrique et auprès de nos patients (cf.CASP).
2. REVALORISATION DU STATUT DES PRATICIENS HOSPITALIERS
Au terme de rudes négociations un protocole daccord a été signé le 13 mars entre les Intersyndicales de praticiens hospitaliers et le gouvernement. Cet accord apporte dindéniables améliorations statutaires : revalorisation de la grille salariale pour les temps plein et les temps partiel et réduction de la durée des échelons ; prime pour les praticiens temps plein consacrant la totalité de leur pratique médicale aux activités de service public (cf. Editorial).
Ceci ne règle en fait pas tout des difficultés des hôpitaux, de la démographie médicale problématique, de la place du médecin à lhôpital, des missions toujours plus lourdes imposées à lhôpital public à qui il revient de plus en plus de jouer un " rôle damortisseur des effets de la crise économique ", pour reprendre lexpression de Gérard Vincent.
Le protocole daccord prévoit des groupes de travail avec les organisations syndicales à qui il appartiendra de faire progresser de nombreux points.
3. CONFÉRENCE NATIONALE DE LA SANTÉ
Quelques représentations syndicales ont été modifiées peu de temps avant la réunion de cette instance, fin mars. De façon plus générale, cest la mission même et les moyens de cet organisme créé il y a quatre ans qui sont remis en question, ainsi que son devenir.
4. PROJET DE LOI DE MODERNISATION SANITAIRE
Ce projet de loi qui devait être débattu au printemps est repoussé à lautomne. Il devrait contenir des dispositions sur le droit des malades, la régionalisation du système de santé et la réforme des études médicales.
5. STATISTIQUES
Dépenses remboursables des trois régimes à fin février 2000 par rapport à 1999 :
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HONORAIRES
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PRESCRIPTIONS
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Psychiatres Neuropsychiatres Psychiatres + Neuropsychiatres Ensemble des Spécialistes |
- 2,7 % - 11,1 % - 3,6 % + 0,6 % |
+ 9 % - 1,3 % + 7,5 % + 5,2 % |
Il est à nouveau constaté une diminution de lactivité des psychiatres libéraux qui se cumule depuis trois mois et qui ne correspond pas à laugmentation des demandes ressenties très manifestement sur le terrain. On peut se demander si lexplication ne se trouverait pas dans limportant retard pris par la plupart des CPAM dans la liquidation des feuilles de soins depuis la même période ! Ce qui repose à nouveau la question de la fiabilité des statistiques produites par la CNAM. Par contre, laugmentation importante du poste " prescriptions ", par rapport à lensemble des spécialistes, persiste.
6. MEDICO-SOCIAL et ARTT
Alors que nous nous réjouissons des avancées salariales et statutaires dont vont bénéficier nos confrères praticiens hospitaliers, le secteur social et médico-social reste une vive source dinquiétudes et nécessite une vigilance et une mobilisation accrues.
Le passage aux 35 heures seffectue souvent dans la difficulté, avec la diminution du temps médical et des conditions plus difficiles pour les psychiatres. La démédicalisation accrue, aggravée par la pénurie de psychiatres et les conditions précaires qui leur sont faites, posent un véritable problème de Santé publique.
Nous avons saisi, au plan syndical et intersyndical, les employeurs, les ministres de la Solidarité et de lEmploi et de la Santé et le directeur de lAction Sociale pour une rencontre rapide.
Le 24 mars, Pierre Staël et Jean-David Attia ont rencontré la CGT, à son siège confédéral à Montreuil, afin dexaminer nos convergences éventuelles. Nous reviendrons ultérieu-rement sur cette prise de contact avec cette grande centrale syndicale.
7. "LIVRE BLANC" DU COMITÉ DIRECTEUR POUR LA BIOÉTHIQUE du Conseil de lEurope concernant la protection et la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux particulièrement celles hospitalisées contre leur volonté en établissement psychiatrique. Ce Livre Blanc est une récapitulation des recommandations de 1983, 1994 et 1997 concernant les malades hospitalisés en HDT, et qui ne sont plus dactualité depuis les excès, puis la chute du communisme. Les autorités nationales sont chargées de consulter les Associations de chaque pays, et celles-ci sont invitées à présenter leurs commentaires aux questions posées par les juristes européens avant octobre 2000.
Pour mémoire, le Conseil de lEurope, bien quil ait son siège à Strasbourg, német que des recommandations qui peuvent ou non être ratifiées par les quarante et un Etats du Conseil de lEurope, à la différence du Parlement Européen dont les directives ont force de loi dans les quinze pays de lUnion Européenne.
8. COLLOQUE SUR "LES PSYCHOTHÉRAPIES ET LOI" À LASSEMBLÉE NATIONALE, LE 23 MARS
Cette réunion organisée par Christian Vasseur, sous légide de lAFP, à la suite dune proposition de loi à linitiative du Député B. Accoyer a été dun niveau soutenu et a permis de préciser et de clarifier cet important problème. (cf. Psychothérapies et la loi).
9. LASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SPF SEST TENUE LE 25 MARS
Ont été discutés lactualité professionnelle, les analyses les positions, et les actions du Syndicat (cf. ci-dessous).
Pierre STAËL
Jean-Yves COZIC
Jean-David ATTIA
Harald SONTAG
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Syndicat
des Psychiatres Français |
Lessentiel du travail de ce Conseil a été consacré au bilan de lAssemblée Générale tenue la veille, et à lactualité professionnelle.
Cette Assemblée Générale avait largement approuvé (unanimité moins une abstention) le rapport moral du Bureau présenté par le Secrétaire général, Pierre Staël. De même, elle avait adopté (unanimité moins une abstention) le rapport du Trésorier, Jean-Yves Cozic.
Psychiatrie
libérale
LAssemblée générale a confirmé nos réserves
sur la télétransmission, de fond pour certains, de modalités
dapplication pour la majorité.
Une revalorisation substantielle du CNPsy a été demandée, avec un effort particulier pour les premières consultations (bilan psychiatrique), les consultations familiales et les consultations durgence. Une cotation convenable de ces actes particulièrement longs et difficiles permettrait à la psychiatrie libérale de mieux prendre en charge les situationscorrespondantes et déchargerait les services durgence.
François Kammerer se fait le porte-parole de collègues impatientés par la politique ambiguë de lUMESPE qui sintéresse trop mollement aux spécialités cliniques, évoque trop complaisamment les limites du "panier de soins" et complique parfois les négociations avec les employeurs par sa méconnaissance du secteur salarié et médico-social. Les psychiatres seraient-ils mieux défendus sils se représentaient sous leur propre bannière, sous la forme dune "Confédération de syndicats psychiatriques", tel le CASP ? Le débat mérite réflexion et reste ouvert.
Secteur
médico-social
Jean-David Attia fait part de la déception des praticiens de ce secteur
: le protocole daccord du 29.09.99 sur les 35 H, favorable à la
profession dans la mesure où il évitait la baisse des prestations
médicales, na pas été agréé en temps
utile par le Ministère, ce qui laisse présager une absence de
dotation budgétaire et la nécessité dun recours en
Conseil dEtat. Cette incurie administrative de la Direction du Travail
est malheureusement fréquente et relève soit de lincompétence,
soit de la mauvaise foi. Une action intersyndicale est nécessaire et
sera immédiatement diligentée.
Jean-David Attia et Pierre Staël rendent compte de leur rencontre de la veille avec la CGT-cadres. Un bon accueil et des convergences intéressantes paraissent possibles, en tout cas davantage quavec la CFDT, trop proche actuellement de la politique gouvernementale.
Santé
Mentale France
Simon-Daniel Kipman donne un autre exemple de la "montée en
puissance" du mouvement psychiatrique associant lUnafam, les Croix
Marine, la Ligue Française pour la Santé Mentale, lAssociation
des Présidents de CME, la FNAPPsy et lAssociation Française
de Psychiatrie au sein de "Santé Mentale France".
Secteur
public
Jean-Yves Cozic exprime la satisfaction des jeunes collègues du public
dont la première partie de carrière est sensiblement revalorisée
par le protocole daccord du 13 mars. Il craint cependant que lattractivité
de la fonction reste freinée par les pertes de temps et la mauvaise ambiance
créées par les excès de procédures et de contrôles
administratifs, ressentis comme inutiles et responsables de nombreuses démissions
de chefs de service.
Par ailleurs, il persiste divers sujets de revendications tels les repos de sécurité, les gardes...
Michel EISELE
Vice-Président SPF
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MOTION
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Le Syndicat des Psychiatres Français, réuni en A.G. le 25 mars à Paris, apprécie le premier déblocage financier en faveur de lhôpital public et les mesures susceptibles daméliorer la carrière des praticiens hospitaliers. Cependant, ces mesures ne règlent pas les problèmes essentiels rencontrés par les hôpitaux :
toutes choses préjudiciables à la qualité des soins.
Les praticiens à temps partiel, malgré le concours unique, demeurent en situation précaire avec le quinquennat, linégalité de salaire et de retraite, et le SPF réclame la poursuite des négociations à leur sujet.
Le SPF attend louverture très rapide dune concertation susceptible de lutter contre la pénurie, en aggravation constante, de psychiatres dans les champs sanitaire, médico-social et social.
Le SPF attire lattention des pouvoirs publics, des usagers et des associations gestionnaires sur la démédicalisation galopante du secteur médico-social. Cette situation est aggravée par le passage aux 35 heures et par la réfutation ministérielle des avenants conventionnels susceptibles de maintenir en létat un plateau technique déjà gravement amoindri.
LA.G. mandate le Bureau national pour rencontrer au plutôt le Ministre de lEmploi et de la Solidarité ainsi que la DAS et tous les partenaires associatifs, afin de les informer largement de cette situation dramatique et dengager les négociations utiles.
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RAPPEL
UNIONS REGIONALES DES MEDECINS LIBERAUX : VOTEZ ! ELECTIONS au 29 Mai 2000 |
Le Conseil du SPF a proposé à ses adhérents et, au-delà, à tous les psychiatres, les priorités suivantes.
Il est impératif :
1.
de voter :
labstention est fautive, comme toujours dailleurs, car elle
entraîne une sur-représentation des positions minoritaires
et radicales. La participation au vote renforcera les Unions et les représentants
de la profession organisée ;
2.
de voter pour les listes présentant un psychiatre en position éligible
:
il ne sagit pas simplement dun vote corporatiste ; nous avons
expliqué plus haut la difficulté pour le fait psychiatrique dêtre
représenté par dautres spécialités ;
3.
de voter, à défaut de candidat psychiatre, pour les listes CSMF-UMESPE
:
les deux syndicats représentant les psychiatres libéraux,
aussi bien nous, le SPF, que le SNPP, adhèrent en tant qu"organisations
verticales" à la CSMF et à lUMESPE qui défendent
à la fois :
Rappelons quaux dernières élections la quasi-totalité des psychiatres avaient été élus sur les listes CSMF-UMESPE et, marginalement, sur celles du SML.
Michel EISELE
Vice-Président
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PARIS
- PALAIS DES CONGRES
FRANCE 26 - 30 juin 2000 |
ORGANISÉ PAR
ASSOCIATION MONDIALE
DE PSYCHIATRIE
FÉDÉRATION
FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ
De
la clinique à la recherche :
penser la psychiatrie
Le congrès du Jubilé de lAssociation Mondiale de Psychiatrie, organisé par la Fédération Française de Psychiatrie, sera un véritable congrès international puisquà ce jour 43 pays ont adressé des propositions de symposia, de communications et de posters sur tous les thèmes intéressant la psychiatrie.
La psychiatrie française ne reste pas à larrière plan : deux tiers des symposia sont organisés à son initiative ; ils seront complétés par de nombreuses communications libres et posters qui présenteront notre réflexion et nos pratiques (au total, plus de 900 interventions à ce jour).
Un débat qui sannonce de grande qualité et très fructueux
Vous pouvez encore faire des propositions de posters.
Une brochure de présentation complète, accompagnée du pré-programme, peut vous être adressée sur demande.
La liste des interventions dans les symposia et des communications orales ainsi que lensemble de leurs résumés est disponible sur Psydoc-France, le site internet de la Fédération Française de Psychiatrie http://psydoc-fr.broca.inserm.fr
Programme "en un clin dil"
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HEURE
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LUNDI
26 JUIN
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MARDI
27 JUIN
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MERCREDI
28 JUIN
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JEUDI
29 JUIN
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VENDREDI
30 JUIN
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| 08
H 00 09 H 00 |
Séance
plénière d'ouverture
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Cours
et Communications
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Cours
et Communications
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| 09
H 15 11 H15 |
Symposia
et ateliers
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Symposia
et ateliers
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Symposia
et ateliers
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Symposia
et ateliers
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| 11
H30 12 H 30 |
Conférence
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Conférence
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Conférence
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Conférence
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| 12
H 30 14 H 00 |
Déjeuner,
Discussion des posters
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Déjeuner,
Discussion des posters
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Déjeuner,
Discussion des posters
|
Déjeuner,
Discussion des posters
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| 14
H 00 16 H 00 |
Formation
médicale continue
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Symposia
et ateliers
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Symposia
et ateliers
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Symposia
et ateliers
|
Symposia
et ateliers
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16 H 30 18 H 30 |
Symposia |
Symposia
satellites |
Symposia
satellites |
Symposia |
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| 19 H 30 |
Cérémonie
solennelle d'ouverture
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Soirée
de Gala
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Éditeurs,
Café Littéraire, Cyberthéâtre
Des présentations douvrages par leurs auteurs, de sites et
de nouvelles technologies Internet auront lieu pendant le congrès sur
les espaces "Café Littéraire" et "Cyberthéâtre".
Retrait des inscriptions
et exposition :
Lundi 26 juin 2000 : de
14h00 à 17h00,
Mardi 27 juin, Mercredi 28 juin, Jeudi 29 juin : 08h00 à 18h00,
Vendredi 30 juin : de 09h00 à 16h00
Au cours du CONGRÈS INTERNATIONAL DU JUBILÉ
du
26 au 30 JUIN 2000, au Palais des Congrès
2
place de la Porte Maillot, 75017 PARIS
lASSOCIATION
FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE propose,
sur le thème des CLASSIFICATIONS
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Argument : |