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" Secouez-vous, les psychiatres ! "
(Bernard Kouchner, 4es Rencontres de la psychiatrie, 28.02.01)
Nous n’avions pas besoin de l’injonction de notre ministre, mais il n’empêche ! Nos Assemblées générales du 24 mars furent des moments d’échanges et de confrontations vifs mais aussi, par la relecture du passé, éclairants pour l’avenir. Les rapports moraux des secrétaires généraux furent approuvés sans opposition particulière ; et les lignes politiques, elles, furent précisées et renforcées.
À l’AFP, un nouveau Conseil a été élu qui a retenu la candidature de Jean-Michel Havet au Secrétariat général, et la mienne à la Présidence, Jean-Yves Cozic restant notre Trésorier. Nos choix profonds (dont témoignaient déjà nos activités 2000) seront poursuivis par un Bureau très engagé et enrichi de nouvelles personnalités. La ligne " maison " s’affirme, se conforte ; notre vertex théorique reste psycho-dynamique ; eh oui, nous sommes psychiatres ! La spécificité de l’identité du psychiatre, à travers confrontations, publications et témoignages scientifiques à tous les niveaux de la société, est notre raison d’être. Membres d’une Association scientifique, nous entendons continuer à en assurer les exigences de pensée.
C. V.
Président de l’Association Française de Psychiatrie
Au SPF, j’ai l’honneur et la lourde tâche de succéder à Simon-Daniel Kipman qui, après deux mandats successifs, ne souhaitait pas se représenter à la Présidence, et je le remercie de tout le travail accompli durant ces années. Avec Claude Mandry au Secrétariat général et Jean-Yves Cozic qui reste Trésorier de chacun de nos deux organismes, nous avons mis en place un Bureau plus étoffé où, les champs d’étude et d’intervention étant nombreux et souvent urgents, chacun trouvera sa place spécifique. Nous comptons sur tous pour prendre en charge et faire avancer les différents dossiers. Je remercie à nouveau ici chacun des Conseillers, ancien ou nouveau, pour son engagement et son dynamisme ; ensemble, nous formons une équipe soudée et compétente qui, j’en suis sûr, saura affronter, le moment venu, les difficultés que nous rencontrons trop fréquemment encore dans nos divers modes d’exercice.
P. S.
Président du Syndicat des Psychiatres FrançaisLes relations entre nos deux institutions AFP et SPF seront assurées à la fois par les liens anciens de travail qui unissent nos deux équipes et, de manière plus fonctionnelle, par les vice-présidents communs qui, avec les secrétaires généraux, assureront les échanges et la continuité.
Comme je cherchais un titre à cet article, celui de l’excellent petit livre de Pierre Delion Psychose toujours...(1) m’est revenu en mémoire. Au-delà du jeu des mots, je me demande si cette réminiscence n’est pas le fruit d’un rapprochement inconscient entre la demande répétitive souvent déniée du psychotique, et nos discours eux-mêmes répétitifs et souvent ignorés ou bafoués.
Bref ! Je vais encore parler des psychothérapies et de l’agitation qu’elles provoquent. Pas une association qui n’inscrive ce thème comme sujet de débat dans les mois à venir ; le politique s’en mêle dans la diversité de ses options ; les médias en font leurs shows en étalant complaisamment diversités et différences ; les groupements professionnels s’émeuvent. On interroge les augures "maison" ou étrangers, on va mettre en place des groupes de réflexion, on agite le spectre des invasions sectaires, etc.
Est-ce que nous n’assistons pas là, à travers cette inflation, à un nouvel épisode de la dégradation de la Psychiatrie, commencée il y a déjà de nombreuses années ? En effet, on sent bien qu’à travers toutes les raisons alléguées, dont beaucoup sont sérieuses, le doute sur les capacités réelles des professionnels, en ce domaine, s’est installé, au point que toutes réponses desdits, pour une fois assez unanimes, sont taxées de corporatisme, d’intégrisme ou autres douceurs de ce genre... Il faut s’ouvrir, dit-on, ne pas rester sur des habitudes dépassées et, en fin de compte, l’affaire est trop sérieuse pour qu’on la confie..., comme la guerre, aux généraux ! Il est donc probable qu’on va s’acheminer vers un type de solution qui morcellera un peu plus, faute de pouvoir aller au fond des choses et, par peur de frustrer tel ou tel, on s’entendra sur les formations nécessaires... Alors, on se retournera vers l’Université impériale, "instance tierce et laïque", qui dira ce qu’il faut faire, sous son contrôle bien sûr.
Les décideurs en seront soulagés, les ouvertures seront assurées, et l’on pourra sans réticence accueillir le grand nombre des intéressés, grâce à la garantie d’une formation labellisée qui ouvrira la porte à une professionnalisation qui ne le sera pas moins.
À ce propos, pourquoi la nécessaire formation psychologique des étudiants en médecine et son ouverture sur les sciences humaines, sont-elles restées aussi squelettiques ? Pour ne pas bousculer des habitudes acquises on créera plus facilement un nouveau diplôme... Pourtant, il y a gros à parier que si cette ouverture avait pu être réalisée, le problème des "psychothérapies" se présenterait différemment.
D’autre part, est-on conscient que lorsqu’on touche à une partie d’un système c’est l’intégralité du fonctionnement de celui-ci qui s’en trouve modifiée ? Or, depuis des décennies, nous sommes nombreux à réclamer qu’une politique forte en matière de Santé mentale et Psychiatrie soit définie. Autant en emporte le vent, la puissance politique a d’autres chats à fouetter, et elle se contente de donner l’illusion d’une action dans des démarches parcellaires qui ne résolvent rien, quand elles n’aggravent pas la bonne marche de l’ensemble. Ce sera le cas, si l’on traite ce problème des psychothérapies de manière isolée.
Et, dans tout cela, que dit Monsieur Tout-le-Monde, le souffrant lambda ? Il ne semble pas que l’on s’en préoccupe beaucoup ! Pourtant, lors des Etats généraux de la Santé, sa perplexité était apparue clairement devant l’organisation de notre système "psy" qu’il qualifia de "totalement obscur"... Comme était obscure aussi la compréhension des différences existant entre les catégories professionnelles actuelles : psychiatres, neurologues, psychologues, psychanalystes, etc., à l’origine, pour partie, d’un réel sentiment d’insécurité.
Peut-on croire que la création d’une nouvelle profession leur apportera une clarification ? On peut en douter.
"Psy... cause toujours !", des années de réflexion, d’expériences, de pratiques ne suffiront sans doute pas à endiguer le flot montant de la démagogie et des fausses réponses à ce problème de l’intime.
B. J.
Paris(1) Delion (P.) : Psychose toujours..., Scarabée Éd., Paris, 1984.
Notre assemblée générale du 24 mars a revêtu une importance particulière dans la mesure où elle coïncidait avec d’importants changements annoncés. En effet, Simon-Daniel Kipman, après sept années passées à exercer les fonctions de Secrétaire général puis six à celles de Président, avait décidé de se retirer.
De même, Christian Vasseur avait décidé de mettre fin, après six années, à ses fonctions de Secrétaire général.
1 - Rapport moral
Christian Vasseur a présenté le rapport moral qu’il avait rédigé et qui avait été publié dans notre numéro de février (cf. N° 102). En tant que rapport moral de fin de mandat, il s’agissait plus d’un acte intellectuel individuel que, comme nous en avions l’habitude, d’un acte collectif. Ce fut le rapport moral du Secrétaire général et non pas celui du Bureau, même s’il avait été préparé au cours de réunions communes. Il fut adopté à l’unanimité, moins deux abstentions.
2 - Rapport financier
Jean-Yves Cozic, trésorier commun de l’AFP et du SPF, présenta son rapport financier qui s’avère positif, malgré la nécessité où nous fûmes en 2000, d’engager, sans retour, nos finances pour participer au congrès du Jubilé.
La discussion tourna autour de la question de notre indépendance financière. C’est dans ce sens que J-Y. Cozic proposa une légère augmentation de la cotisation, afin que nous continuions à répondre aux obligations légales qui veulent que toute Association loi de 1901 voie ses ressources, pour l’essentiel, liées aux cotisations de ses membres. Le rapport financier fut adopté à l’unanimité, et la cotisation portée de 990 F à 1 035 F.
3 - Élections
Les résultats des élections des Conseillers dans les différentes Régions furent portés à l’attention des membres de l’Assemblée générale. Le nouveau Conseil ainsi mis en place procéda ensuite à l’élection du président. Après un débat, deux candidatures furent proposées au suffrage : celle de Christian Vasseur, comme il l’avait annoncée, et celle spontanée de Michel Botbol. Christian Vasseur fut élu à la majorité absolue des membres présents et représentés. Jean-Michel Havet fut élu Secrétaire général et Jean-Yves Cozic se vit reconduit dans ses fonctions de Trésorier.
4 - Conseils d’administration
Le conseil d’administration invita alors les Conseillers, particulièrement prêts à participer à son action, à se déterminer. Ainsi fut constitué un Bureau provisoire qui se réunira, pour la première fois, le samedi 19 mai en matinée. Dans l’immédiat, iI est apparu qu’il n’était ni indispensable, ni urgent de se précipiter pour distribuer des postes de vice-président ou de secrétaire général adjoint. En revanche, nous aurons le 19 mai une séance de brainstorming pour définir les nombreuses tâches auxquelles le nouveau Conseil et le nouveau Bureau auront à s’atteler. Chacun aura alors loisir de se déterminer par rapport à ses propres investissements.
La tâche la plus urgente était la préparation de nos prochaines Journées nationales des 18 et 19 janvier 2002, consacrées aux psychothérapies.
Lors du conseil d’administration du lendemain, le 25 mars, commun avec le SPF, nous sommes convenus de l’importance de réunions communes, que nous avons donc programmées. La pensée scientifique n’est pas indépendante de la pratique qui, elle-même, s’appuie sur cette pensée.
J-M. H.
Secrétaire Général
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l'Association des Psychiatres Stéphanois
et l'ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIE
co-organisent
le samedi 12 Mai 2001
à SAINT-ETIENNE (château de Saint-Victor-sur-Loire)une deuxième Journée d'études sur le thème :
PENSER LA PSYCHOSE "AVEC" :
LA TRITHERAPIE DU PATIENT PSYCHOTIQUE,
"La psychothérapie, les psychotropes, l'institution".La psychose, en dépit des différents abords dont elle a été lobjet, a démontré sa force de résistance à la thérapeutique. Un abord dans les trois dimensions psychothérapique, médicale et institutionnelle, nest-il pas à être pensé en leur conjonction ? Cest en nous appuyant sur les travaux de D.W. Winnicott, et plus particulièrement son texte sur "la crainte de leffondrement", mais aussi sur ceux de W.R. Bion et dautres auteurs contemporains, que nous évoquerons labord psychanalytique de la psychose, en conjonction donc avec les abords médicamenteux et institutionnel.
9 H Accueil par le Dr Danièle GUILLAUME, psychiatre, Présidente de lAPLS. 9 H 15 Allocution douverture par le Dr Christian VASSEUR, psychiatre, psychanalyste SPP, Secrétaire Général de lAFP.
9 H 30 Sous la présidence de Christian VASSEUR : Dr Jacques DUFOUR, psychiatre, chef de service CHS de Bassens, Chambéry, psychanalyste SPP : " La Trithérapie du patient psychotique ".
Modérateur : Dr Christine LAMOTHE, psychiatre, psychanalyste SPP.11 H Pause. 11 H 30 Table ronde et Discussion avec la salle, animées par les Drs J. DUFOUR, C. LAMOTHE, C. VASSEUR. 12 H 30 Déjeuner sur place. 14 H Deux Exposés cliniques : " Quand la crainte de leffondrement est du côté du thérapeute ".
Mme Anna-Sophie GRANAT, interne en psychiatrie, et Mme Michèle GALLAND, infirmière psychiatrique.
Dr Christophe AIMO, psychiatre, et Dr Françoise BOURGEOIS, psychiatre.15 H Table ronde et Discussion avec la salle, animées par les Drs J. DUFOUR, C. LAMOTHE, C. VASSEUR. 16 H 15 Clôture des travaux. Renseignements et inscriptions (300 F) auprès du secrétariat AFP : 147, rue Saint Martin - 75003 PARIS
Tél : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - E.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
Comité dorganisation : Dr Christophe AIMO, Dr Chantal ARTINIAN, Dr Françoise BOURGEOIS, Dr Catherine DELÉAGE, Dr Catherine GAUTHEY, Dr Danièle GUILLAUME, Dr Christiane KOLEDA, Dr Michel MARCON, Dr Philippe MERLEY.
La Revue PSYCHIATRIE FRANÇAISE
et l’ASSOCIATION FRANÇAISE DE PSYCHIATRIEproposent
les Conférences de L’HÔTEL DE LAMOIGNON
(24 rue Pavée, 75004 Paris)L’HOMME QUI PARLE
Depuis quarante ans, le langage est au cœur de nos débats scientifiques. Qu’avons-nous appris durant cette période ? Qu’ont apporté la linguistique, la psychiatrie, la psychanalyse, la neurologie et la théorie littéraire à notre connaissance de l’homme qui parle ? Toutes et aucune de ces disciplines n’ont le dernier mot sur la question du langage. Les psychiatres pensent, avec et à travers le langage, la pathologie et la thérapeutique. Nous pensons qu’il est temps de confronter à nouveau ces différentes recherches.
Pour cela, nous proposons un cycle de Conférences-Débats, durant trois années successives, où nous discuterons avec différents spécialistes qui présenteront leurs travaux.
Yves MANELA
PROCHAINE CONFÉRENCE
Lundi 21 Mai 2001, à 20 H 30 TRÈS PRÉCISES :
Pratique du lyrisme en poésie Master-class, sous la direction de Jean GILLIBERT,
avec quatre comédiens qui exceptionnellement, se tiendra
à l’Atrium musical Magne hôtel de Brossier 12, rue charlot 75003 Paris.Tarif : 120 F la séance
L’Union Internationale d’Aide à la Santé Mentale,
l’Association Française de Psychiatrie
avec le concours de
la Société de Psychiatrie d’Aquitaine
la Société d’Hygiène Mentale d’Aquitaine
et -T-R-A-I-TJournées de formation
les VENDREDI 8 et SAMEDI 9 JUIN 2001
Université V. Ségalen - Bordeaux 2
146, rue Léo Saignat - 33000 BORDEAUX"QU’EN EST-IL DU COURANT PSYCHODYNAMIQUE
DANS LA PSYCHIATRIE ACTUELLE ?"La psychiatrie officielle tend de plus en plus à enlever sa parole et sa place "au fou". Le tout-symptomatique et le tout-biologique sont de plus en plus pratiqués, au détriment du temps long de l’écoute attentive préconisée et développée par la psychiatrie dynamique.
Reconsidérer les notions historiques théoriques et pratiques concernant le "courant psychodynamique en psychiatrie" ou encore la "psychiatrie dynamique" paraît, donc, un motif très actuel de réflexion et de recherche.
Le courant psychodynamique, tout au long du XIXe siècle et d’une partie du XXe siècle, a tenté et permis de dépasser les conceptions d’un trouble, d’une maladie psychiatriques exclusivement dépendants de l’anatomo-pathologie, du biologique, des neurosciences.
De même, la psychiatrie dynamique permet de dépasser une attitude purement classificatoire, entomologique, à l’image du courant mondialisé américain avec ses DSM III et IV.
Dans la pratique, les différents courants de la psychodynamique réclament tous une écoute attentive, voire spécifique, du patient et, pour la plupart, débouchent sur des propositions de psychothérapie.
A la fin du XIXe siècle, les découvertes psychanalytiques ont ouvert de nouvelles perspectives, psychodynamiques certes, mais créant un courant original, en ramenant au premier plan la psychogenèse des maladies mentales. Le mouvement psychanalytique a connu des développements considérables. Il a pu pénétrer dans les institutions psychiatriques en imprégnant de sa marque l’étude psychopathologique des maladies mentales.
Pendant plusieurs décennies, la psychanalyse, la psychiatrie dynamique et la psychiatrie plus dépendante de modèles organiques, ont connu de nombreux échanges et ouvert des terrains d’entente, le meilleur exemple en étant sans doute les Journées de Bonneval, organisées par Henri Ey.
La cassure actuelle qui semble s’élargir entre une psychiatrie inspirée par les neurosciences et une psychiatrie d’inspiration psychanalytique, ne permet guère de renouveler les échanges, ni de retouver les terrains d’entente que le courant psycho-dynamique, vivace jadis, favorisait.
Au niveau des pratiques, les disparités de conception entre les équipes, les institutions au sein de secteurs ou des réseaux, créent un malaise préjudiciable au patient.
Ces questions seront donc présentées, débattues et enrichies d’une réflexion sur l’histoire de notre discipline.
Réunie une dernière fois sous la direction de Simon-Daniel Kipman qui avait annoncé qu’il ne présenterait plus sa candidature après six années de mandat, l’Assemblée Générale débute par une réunion des Missions d’études de l’exercice salarié et de l’exercice libéral puis la proclamation de la liste des Conseillers régionaux élus. Le Président félicite les candidats élus et réélus et se réjouit de l’intérêt que de nombreux nouveaux adhérents témoignent à l’action syndicale en s’étant présentés au suffrage de leurs confrères.
1. Rapport Moral
Pierre Staël, Secrétaire Général, présente le Rapport moral au nom du Bureau (publié in extenso dans le N° 102) en insistant sur la difficulté de l’action pour un Syndicat de spécialité qui doit défendre ses adhérents à la fois contre l’extérieur (les Caisses, le gouvernement, l’Administration…) et l’intérieur, c’est-à-dire les autre médecins, dans le cadre politique actuel d’enveloppes budgétaires fermées. Après discussion, le Rapport moral est adopté à l’unanimité moins une abstention.
2. Rapport financier
Jean-Yves Cozic, Trésorier commun de l’Association et du Syndicat, présente le rapport financier, caractérisé par un excédent malgré une légère baisse des cotisations en 2000, après plusieurs années de hausse régulière. Après diverses explications, le rapport financier est adopté à l’unanimité. J-Y. Cozic propose une légère augmentation de la cotisation 2001 afin d’accroître les possibilités d’action syndicale, de prévoir les conséquences financières de la RTT du personnel du secrétariat, et de maintenir une réserve de trésorerie pour parer aux aléas. Après discussion, le montant 2001 est voté à 235 , à l’immense majorité (trois contre, quatre absentions).
3. Discussion générale
La discussion générale passe en revue différents points de l’actualité et de l’action syndicale. Une fois de plus, les participants à l’Assemblée Générale insistent sur la nécessité de parfaire la circulation de l’information du Syndicat vers ses membres prioritairement (en complément de l’information destinée à l’ensemble des psychiatres par le biais de La Lettre de Psychiatrie Française), éventuellement par Internet. Une communication plus large des problèmes de la psychiatrie vers l’ensemble de la population et des décideurs est aussi suggérée. S-D. Kipman approuve cette demande en rappelant que le SPF, seul Syndicat de psychiatres à représenter l’ensemble des professionnels, est aussi le seul à pouvoir véritablement proposer une réflexion prospective sur l’évolution de la profession et des besoins en santé mentale.
P. Staël demande des votes circonstanciés à l’Assemblée Générale sur trois points précis :
- Recours en Conseil d’Etat contre les décotes tarifaires. Bien que les décotes décidées par le gouvernement en août 2000 n’aient concerné que des spécialités techniques, le Bureau propose à l’Assemblée Générale d’appuyer cette action de la CSMF afin de stigmatiser le principe même des lettres-clés flottantes. P. Staël rappelle le tir de barrage élevé à l’époque par le SPF, d’autant que la prochaine spécialité concernée par les dépassements d’enveloppe aurait dû être la psychiatrie. À l’unanimité (moins trois abstentions), l’Assemblée Générale approuve ce recours en Conseil d’État.
- Principe d’un changement de statuts. Depuis l’origine, le SPF est une Association Loi 1901. Afin de bénéficier dorénavant des avantages et de la sécurité propres aux Syndicats professionnels (loi de 1884), Roger Salbreux et la Commission juridique proposent une modification statutaire. A l’unanimité, l’Assemblée Générale accepte le principe de cette modification qui demande néanmoins d’être adoptée par une Assemblée Générale Extraordinaire.
- Désignation d’un Conseil de Famille. Prévu dans les statuts, le Conseil de Famille est chargé d’arbitrer les litiges éventuels survenant entre des membres du Syndicat.
À l’unanimité, l’Assemblée Générale approuve à ce titre la nomination d’anciens Présidents et Secrétaire général : Théophile Kammerer, Jean-Jacques Kress, Stéphane Geier.
Après une nouvelle discussion générale sur l’avenir de la psychiatrie (place dans la cité, récession démographique…) et sur la nécessité d’y adapter l’action syndicale, S-D. Kipman clôt l’Assemblée Générale à 18 heures.
M. E.
Mulhouse
Le Centre National des Professions de Santé (CNPS) annonce, pour le mardi 12 juin, à Paris, une manifestation de l’ensemble des professions de santé afin d’exiger la mise en œuvre d’une maîtrise médicalisée des dépenses de santé et l’abandon du système actuel bloquant la revalorisation des lettres-clés (y compris le CPsy).
Tenez-vous prêts !
Nouveau Secrétaire général élu, j’ai à vous faire un compte rendu du Conseil syndical du dimanche 25 mars.
Je tiens d’abord à remercier les anciens conseillers syndicaux pour le travail qu’ils ont accompli, et à souhaiter la bienvenue aux nouveaux élus.
Je voudrais en particulier remercier Michel Eiselé et Pierre Staël qui m’ont incité à me présenter aux élections du Conseil syndical, il y a trois ans. Conseiller récent, peu d’entre vous me connaissent.
Psychiatre d’exercice exclusivement libéral, j’exerce dans les Vosges, à Épinal, département surtout connu pour ses hommes politiques, son directeur de CPAM, les enfants martyrisés ou assassinés, sa "bête".
Je suis venu tard à une représentation nationale car j’ai préféré m’occuper d’abord de mes enfants.
Je suis membre de la CSMF, secrétaire départemental, vice-Président régional ; je vous ai représentés depuis trois ans au Comité directeur de l’UMESPE. Membre du Bureau à ce titre, j’étais dans une position d’amateur qui me convenait. Quand Pierre Staël m’a demandé de me présenter au poste de Secrétaire général, j’ai un peu paniqué : étant né pendant des vacances, le manque de vacance m’angoisse ; en outre, je ne suis pas un chaud partisan du " centralisme démocratique " et tiens à ma relative autonomie de pensée. Cela écrit, je pense que les psychiatres ont intérêt à rappeler leur existence aux autres médecins, aux autres professionnels de santé et à participer à leurs côtés.
Je suis donc partisan d’ouvertures non seulement vers des libéraux, mais, déjà, vers tous les modes d’exercice, même si je les connais mal. J’ai –comme chacun– été psychiatre hospitalier, et j’ai eu une activité salariée dans mes débuts. Je n’ai pas été universitaire. J’ai beaucoup à apprendre. Lors de l’Assemblée Générale de l’APF, il a été question de l’ouverture au monde.
Là, il s’agit de quelque chose du même ordre. Je suis en apprentissage. Vous l’avez bien lu, il y a beaucoup de " je " là-dedans ; il va falloir que j’arrête de penser en libéral, que je me mette à penser en psychiatre. Que je passe, une nouvelle fois, du "je" au "nous".
Le conseil syndical du 25 mars s’est résumé à la mise en place d’un bureau dont la composition vous donnera l’idée de l’ampleur de la tâche. Rassurez-vous, depuis trois jours je fais face.
Avant de vous livrer la composition du Bureau, je remercie les psychiatres lorrains qui nous ont fait une nouvelle fois confiance, à Pierre Staël et à moi.
C. M.
Secrétaire général SPF
Une délégation du CASP a été reçue, le 22 Mars 2001,
par la Direction des professions médicales et des personnels médicaux hospitaliers,
de la DHOS.TRIBUNE LIBRE
II faut être réaliste : malgré un certain succès, on ne peut pas dire que nous ayons vraiment réussi à mobiliser fortement les PH à Temps Partiel.
Eux-mêmes continuent de m’apparaître comme assez peu mobilisables ; ou alors, pour y parvenir, il faudrait pouvoir soutenir un énorme travail syndical de liaison, de réseau, de tracts et de courriers.
Au moins, le mouvement a réussi jusqu’à présent à faire en sorte que l’on parle un peu plus des Temps Partiel. Ceci dit..., il ne nous est guère renvoyé – en particulier par les collègues Temps Plein – qu’une compréhension bienveillante, mais pas un réel soutien engagé.
Et cela m’apparaît logique –d’une certaine façon– puisque ces mêmes collègues Temps Plein sont souvent désenchantés ou en prise aux mêmes questionnements que nous quant à l’évolution de la psychiatrie, et à celle de l’organisation des soins et de leurs moyens.
On passe, là, d’une logique de défense catégorielle à une logique plus globale, et il est très difficile d’en rester à une défense purement catégorielle, seul moyen pourtant de faire vraiment bouger les choses pour ce qui concerne le statut actuel des Temps Partiel. C’est bien pourquoi le discours de notre interlocuteur, M. Patrice Blémont, est désarmant : il est désarmant parce que convaincant dans sa manière de resituer le "global".
Quels sont nos moyens d’actions, mais surtout que veut-on ? Les Temps Partiel sont-ils vraiment prêts à se battre, collectivement, pour l’amélioration de leur retraite ? Combien d’entre eux sont prêts à durcir le mouvement, et de quelle façon ?
Combien seraient vraiment prêts à déposer, ensemble (encore une fois ensemble, c’est-à-dire en même temps, le même jour) une demande de mise en disponibilité, par exemple ?
On voit en tout cas se dessiner l’extinction progressive des collègues PH à Temps Partiel ayant la double activité publique / libérale, ce qui est en contradiction totale avec la politique affichée de développement des liens ville / hôpital.
V. P.
Paris
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE du 26 MARS 2001 à SAINTE-ANNE A DÉCIDÉ :
- L’arrêt de la grève des gardes et astreintes ;
- Une demande de rendez-vous avec le Cabinet du Ministre, pour le 28.05.
- La grève des Temps Partiel le 28 Mai 2001, et aussi :
- des Assemblées générales locales, au cours de la semaine précédente, pour faire remonter les doléances ;
- une Assemblée générale à Sainte-Anne, le 28.05 à 11 H, en présence des présidents des quatre intersyndicales des praticiens hospitaliers ;
- une Manifestation devant le Ministère de la Santé (8 avenue de Ségur), le 28.05 à 14 H.
Pour les praticiens hospitaliers, la retraite à 68 ans !
A peine les Praticiens Hospitaliers commençaient-ils à voir se concrétiser les améliorations statutaires du 13.03.00 (prime d’activité publique, nouvelle grille des salaires, reprise d’ancienneté, etc.) que la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des soins (DHOS) exposait ses projets à propos de l’Aménagement et la Réduction du Temps de Travail (ARTT), désigné du technocratique vocable Organisation et Aménagement du Temps Médical à l’Hôpital, en abrégé : OATMH.
Dans ses premières propositions, Monsieur Couty envisageait, semble-t-il, de régler la question en accordant :
- dix jours de congés supplémentaires par an,
- une semaine de 44 heures (en comptant les gardes et astreintes, sans réelle compensation, mais en excluant les activités d’intérêt général),
- la possibilité de travailler jusqu’à 68 ans (superbe progrès social !),
- et aussi des modifications qui entraînent un véritable démantèlement de notre statut.
Tout cela est inacceptable et la Confédération des Hôpitaux Généraux l’a clairement exprimé en envisageant, d’emblée, en l’état actuel des discussions, une grève à partir du 19 avril 2001.
Quant à la proposition de créer de nouveaux postes de PH, elle équivaut à jeter de la poudre aux yeux compte tenu des problèmes démographiques, actuellement majeurs, qui iront en s’accentuant. L’état préoccupant des postes non pourvus dans les établissements hospitaliers et celui du personnel, en conséquence surchargé, intéressent-ils les services du Ministère ?
Le Ministre lui-même, dans son discours devant la Conférence Nationale de Santé, a insisté sur le nécessaire développement d’une culture de Santé publique. Fort bien ! Mais il n’a pas cité la Santé mentale parmi ses priorités (cancer, maladies cardio-vasculaires, diabète, asthme, insuffisance rénale chronique, mucoviscidose, sida et hépatites, programmes spécifiques en faveur des jeunes, des femmes, des personnes âgées et de l’outre-mer, etc.). Malencontreux oubli !
Nous restons, au Syndicat des Psychiatres Français, attachés à une approche globale et généraliste de la psychiatrie articulant les diverses pratiques, et nous continuons d’agir pour la défense de la Santé mentale. Pour cela, nous nous associons aux consignes de la CHG d’appel à la grève à partir du 19 avril.
J-Y. C.
Chargé de l’exercice public
Le SPF et l’AFP s’associent à la démarche en cours cherchant à maintenir (malgré une directive européenne acceptée maintenant par le Parlement) les conditions actuelles de protection des femmes enceintes, en France, notamment :
- congés de maternité,
- suivi médical pour la mère et le nourrisson,
- interdiction de licenciement,
et vous invitent à remplir et renvoyer un bulletin AVANT le 3 MAI 2001.
Bulletin à découper et à retourner à :
Entente internationale des travailleurs et des peuples - 87 rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris
Tél : 01 48 01 88 29 - Fax : 01 48 01 89 26 - E.mail : ILC.entente.FT@wanadoo.fr
Le drame de l’affaire Pasquiou comme celui de l’affaire Prufaut (Montpellier), comme tant de drames semblables ignorés des médias et du public, mais non pas des familles durement touchées ni des soignants qui les accompagnent, interpellent la société sur les moyens qu’elle se donne pour les éviter.
Et s’il faut désigner des responsables, voire des coupables, c’est sans conteste l’État et les Conseils généraux qu’il faut vilipender. L’État, parce qu’il n’accepte de créer des structures spécialisées pour enfants autistes qu’au compte-gouttes, bien en deçà des besoins repérés ; les Conseils généraux parce qu’ils refusent de financer les établissements spécialisés pour adultes autistes, à hauteur des moyens nécessaires pour une prise en charge spécifique digne d’une société avancée.
Si les chercheurs s’affrontent à coup de théories plus ou moins valides, voire fumeuses, c’est que l’autisme n’est pas une maladie univoque dans ses causes, mais probablement une pathologie empruntant à des secteurs très différents de la médecine (psychiatrie, neurologie, biologie, génétique, etc.) dont le manque de cohésion entre eux rend sa résolution plus aléatoire. Aucun autiste ne ressemble vraiment à un autre, sinon par un petit tronc commun de symptômes qui permet d’en faire un diagnostic approximatif.
Aucune des solutions proposées, souvent très contrastées, au moins autant que les théories qui les supportent, n’est satisfaisante. Certaines, qui ont des effets remarquables chez les uns, aggravent la situation et l’état des autres. Il reste qu’il nous faut bannir l’isolement dans lequel semble se complaire l’autiste et accompagner quotidiennement la famille sur son chemin de croix. Le seul intérêt affectif et relationnel qu’on porte sur lui engage déjà l’autiste dans une démarche thérapeutique.
Mais pour cela, il faut des institutions à taille humaine, il faut soulager les familles, soutenir les personnels éducatifs et soignants, ne pas lésiner sur les moyens humains ni sur ceux de la recherche médicale. L’autisme est une maladie "orpheline", et les autistes avec leurs familles sont des abandonnés des pouvoirs publics.
D’une manière générale, les enfants handicapés mentaux et les adultes handicapés psychiques sont délaissés non pas des orientations d’une politique générale généreuse et dynamique, mais des moyens financiers qui y sont affectés. Il n’y a aucune commune mesure entre les moyens attribués aux grandes maladies chroniques invalidantes (comme les cardiopathies, les séquelles d’accidents, voire les maladies neurologiques au long cours) et ceux parcimonieusement distribués dans des enveloppes médico-sociales départementales à l’usage des handicapés mentaux. La déficience mentale intéresse peu les pouvoirs publics et l’opinion, comme en témoigne la dramatique et malheureuse affaire des disparues de l’Yonne.
R. L.
Dijon(1) Publié dans le courrier des lecteurs du Quotidien du Médecin, 20.03.01.
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Dans le souci de développer une certaine interactivité avec ses lecteurs (les adhérents du SPF et de l’AFP, plus les abonnés directs et institutionnels), la Rédaction de Psychiatrie Française souhaite ouvrir dès son prochain numéro une rubrique Situations cliniques (qui pourrait aussi bien s’intituler Situations critiques...), où un(e) collègue fera le récit d’un cas particulièrement difficile ou marquant de sa pratique, et de la thérapeutique retenue (1). Ce récit circulera au sein de la Rédaction afin qu’un ou plusieurs de ses membres en propose(nt) un commentaire argumenté.
Il ne s’agit évidemment pas de supervision écrite, ni de contrôle des connaissances, ni de FMC " validante ", mais d’une fenêtre ouverte sur les situations nouvelles ou déroutantes que nous sommes amenés à rencontrer en clinique quotidienne et qui sortent des autoroutes nosographiques pour nous entraîner – parfois à notre corps défendant... – dans le maquis de la psyché contemporaine. Cette formule reste dans le droit fil de l’histoire de cas, qui demeure la pierre angulaire et biséculaire de notre réflexion de psychiatres, et ceci même si elle n’est pas transposable en termes statistiques, ce que d’aucuns nous reprochent régulièrement...
Quant au commentaire de la Rédaction, il va de soi qu’il s’élaborera dans un esprit de parfaite collégialité et à parité, et la publication des deux volets se fera, d’un commun accord, après une navette des textes.
Il n’est pas question de critiquer ou de juger la pratique ou l’attitude d’un(e) collègue, mais de donner un éclairage différent et complémentaire à la situation rapportée.
La Rédaction de Psychiatrie Française se tient donc à la disposition de toute personne ayant envie... de se jeter à l’eau, sachant qu’il s’agira davantage de peupler une paisible et riante mare à canards qu’une piscine d’entraînement olympique.
J-Y. F.
Rédacteur(1) Envoi par mail (psy-spfafp@wanadoo.fr), ou par disquette (Psychiatrie Française : 147, rue Saint-Martin - 75003 Paris),de deux à quatre pages dactylographiées de 25 lignes (1 500 signes/page).
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- Jean-Louis BRENOT : Quelle utopie ? (Editorial)
- Olivia TODISCO : Y a-t-il une utopie de l’érotisme ?
- Simon-Daniel KIPMAN : L’ange de l’utopie
- Roger GENTIS : La mondialisation selon Georges Kien
- Michel CRAPLET : L’institution psychiatrique, mise en scène architecturale des utopies sociales
- Alain VANIER : Le système de nulle part et d’aucun temps
- François ROUSTANG : L’utopie du changement (Entretien)
- Anne CADIER : L’accouchement sous X, une forme d’utopie
- Serge TISSERON : Curiosités de cabinet (B.D.)
- Miguel de AZAMBUJA : Rêver la vie
- Yves BUIN : La politique comme utopie
- Paul COURT : Utopies
- Jean-Yves FEBEREY : Les nouvelles utopies agrestes, l’exemple des Alpes-Maritimes
- Henri GRIVOIS : Psychose naissante et naissance de la psychose
- Jean GILLIBERT : "Je suis" : une utopie
André DUNIN : Actes gratuits (Nouvelle)
AU JOUR LE JOUR
ENVIES DE LIRE
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• Lettres de 1925 à 1975 et autres documents -
Hannah Arendt, Martin Heidegger,
Gallimard, 220 F (33,54 )• La phénoménologie de l’opinion publique : la théorie hégélienne -
Agemir Bavaresco,
L’Harmattan, 85 F (12,96 )• En Serge Lebovici, le bébé : ma grande aventure de Monsieur Bébé -
Patrick Ben Soussan, Sylvain Missonnier et al.,
Spirale. Vol. 17,
Erès, 65 F (9,91 )• Face au traumatisme : approche psychanalytique, études et témoignages -
Gérard Boukobza,
L’Harmattan, 130 F (19,82 )• Secrets et confidents : au temps de l’adolescence -
Alain Braconnier, Colette Chiland, Marie Choquet,
Masson, 145 F (22,11 )• L’aveu : histoire, sociologie, philosophie -
Jacques Chiffoleau, Danièle Cohn, Bruno-Marie Duffé, Renaud Dullong et al.,
PUF, 148 F (22,56 )• L’évolution créatrice d’Henri Bergson : investigations critiques -
Yvette Conry,
L’Harmattan, 170 F (25,92 )• Pourquoi les hommes ont peur des femmes ? Essai sur le féminin érotico-maternel -
Jean Cournut,
PUF, 155 F (23,63 )• Foi et savoir, suivi de Le siècle et le pardon -
Jacques DERRIDA, Michel Wieviorka,
Seuil, 39 F (5,95 )• Paul Ricœur, les sens d’une vie -
François Dosse,
La Découverte, 140 F (21,34 )• La jouissance et la domination : des perversions sexuelles aux perversions morales -
Alberto Eiguer,
Odile Jacob, 130 F (19,82 )• L’autisme infantile -
Pierre Ferrari,
PUF, 42 F (6,40 )• Essai sur l’accélération de l’histoire -
Daniel Halévy,
Ed. de Fallois, 100 F (15,24 )• Rompre avec la vengeance : lecture de René Girard -
Denis Jeffrey,
Presses Univ. Laval, Ste Foy (Canada), 98 F (14,94 )• Recherche d’hier, recherche de demain ? -
Pierre Joliot,
Odile Jacob, 130 F (19,82 Euros)• Psychogenèse des maladies mentales -
Carl Gustav JUNG,
Albin Michel, 180 F (27,44 )• Différence culturelle et souffrances de l’identité -
René Kaës, O. Ruiz Correa, Olivier Douville et al.,
Dunod, 160 F (24,39 )• La symbolicité ou le problème de la symbolisation -
Angèle KREMER-MARIETTI,
L’Harmattan, 130 F (19,82 )• La philosophie médiévale -
Alain de Liberia,
PUF, 42 F (6,40 )• L’argumentation : droit, philosophie, et sciences sociales -
Pierre Livet (sous la dir.)
L’Harmattan, 110 F (16,77 )• Les structures lacaniennes des psychoses : Séminaire 1983-1984 -
Charles Melman,
Association freudienne, 180 F (27,44 )• L’homme devant l’incertain -
Ilya Prigogine (sous la dir.),
Odile Jacob, 195 F (29,73 )• Pour solde de tout compte : notes acerbes sur la philosophie française du XXe siècle -
Patrick Rödel
Edition du Passant, 45 F (6,86 )• L’approche thérapeutique de la famille -
Gérard Salem,
Masson, 185 F (28,20 )• L’esthétique -
Tudor Vianu,
L’Harmattan, 250 F (38,11 )• Une certaine idée de la folie -
Edouard Zarifian,
Éd. de l’Aube, 69 F (10,52 )• Langages du très jeune enfant -
Revue Psychanalyse et enfance
(Ctre A. Binet) N° 28,
Éd. du Monde interne, 160 F (24,39 )• Comment parlons-nous aux enfants -
Revue Psychanalyse et enfance
(Ctre A. Binet) N° 29,
Éd. du Monde interne, 160 F (24,39 )
L’AFMSM s’est fixée pour but de promouvoir, de favoriser et de développer les soins et aides diverses auprès des malades mentaux malgaches :
- par une coopération scientifique et de formation entre des intervenants français et malgaches en santé mentale,
- par une aide technique, médicale et logistique.
L’action de l’AFMSM s’accompagne de recherches et d’échanges interculturels sur les déterminants psychopathologiques de la maladie mentale, dans le respect de la culture et des traditions, et en tenant compte des réponses déjà existantes afin de préserver le lien social des malades avec leur environnement.
L’action de l’AFMSM pourra se développer en relation avec le Centre Collaborateur OMS qui aide à la santé mentale à Madagascar.
Son projet est le suivant :
1. L’AFMSM est née du constat des conditions, extrêmement difficiles, de prise en charge, d’accueil et de vie des malades mentaux à Madagascar en général (et à Tuléar en particulier), où la prise en charge des malades mentaux s’effectue :
a) dans des villages " toby ", tenus avec beaucoup de générosité et de dévouement par la communauté luthérienne (il y en a sept sur tout le territoire ; celui de Tuléar s’appelle Bétéla). Dans les " toby ", la carence en moyens cliniques et techniques comme le manque de formation spécifique en psychiatrie, limitent l’action du médecin, des infirmiers et des intervenants religieux, malgré leur bonne volonté et leur générosité ;
b) dans les hôpitaux publics, avec ou sans pavillons et lits réservés aux malades mentaux, où du fait de l’inexistence de structures d’accueil et de soins, la compétence de médecins, même spécialistes en neuropsychiatrie, et de quelques infirmiers psychiatriques est peu exploitée au service du traitement des malades mentaux et à l’organisation de soins extrahospitaliers.
2. L’AFMSM s’appuie sur les enquêtes épidémiologiques déjà entreprises (telle celle menée dans le cadre de l’OMS par l’équipe du Dr Roelandt) :
- si possible, en collaboration avec d’autres associations ;
- et en collaboration étroite avec des intervenants en santé mentale et les autorités locales malgaches,
Le projet de l’AFMSM est donc de développer à Madagascar l’objectif 2001 de l’OMS, notamment :
- de contribuer à l’amélioration de la situation de la santé mentale en informant et en sensibilisant l’opinion sur les problèmes de santé mentale ;
- de contribuer au développement des possibilités d’accueil, de traitement et de réinsertion des malades mentaux afin de mettre fin à l’exclusion dont ils sont victimes.
Dans ce but, l’AFMSM se propose :
- de développer, en France, des actions de sensibilisation, d’étude, de réflexion, de contact et de collecte de moyens ;
- de les mettre à disposition des médecins et des intervenants malgaches, afin de leur donner des possibilités supplémentaires d’exercer leur compétence au profit des malades mentaux ;
- d’aider au développement d’actions d’information et de formation, à Madagascar ;
- d’aider au développement des liens entre les différents intervenants malgaches, pour une meilleure utilisation de la compétence de chacun et une meilleure circulation des informations ;
- d’aider à l’amélioration des conditions de vie des malades mentaux à Madagascar.
L’adhésion à l’Association Française et Malgache de Santé Mentale (200 FF ou 26 ) est à envoyer à l’AFMSM :
- chez le Dr M. Vanin, 38 av. Albert Ier de Belgique, 38000 Grenoble, Tél. 04 76 85 36 50 - M.VAN@wanadoo.fr
- ou chez le Dr V. Steffen-Vincent, 2 rue Menon, 38000 Grenoble, Tél. 04 76 51 74 77.
Les personnes intéressées par ce projet sont conviées
à une réunion, avec projection d’une vidéo,
le vendredi 29 juin, à 20 H 30,
au siège de l’AFP : 147, rue Saint-Martin, 75003 Paris (Code 3728).
Je suis fou. Me voilà dans mon bureau de la rue Sainte-Isaure, à la fois pressé et affolé de le culotter comme le fond d’une théière, que, déjà, la douce inquiétude des choses m’enveloppe, et les déchaînements de l’esprit qu’elle engendre toujours chez moi. Hier, j’ai fait un saut ici. J’étais avec mon fils de 4 ans. Je savais avoir laissé un paquet de cigarettes sur la table basse. Je le croyais presque plein, mais il ne contenait que trois cigarettes. Tiens tiens me dis-je, j’aurais fumé plus que dans mon souvenir. Une foule de pensées fantastiques me sont venues à l’esprit, mais je les ai chassées, occupé que j’étais à installer la suspension Arts déco que j’avais chinée la veille chez un brocanteur de la rue Ramey.
Un peu plus tard, la soif m’a fait ouvrir le frigo. En constatant que le thermostat était au maximum, de nouveaux " tiens tiens " m’ont taraudé. J’ai demandé à mon fils s’il avait tripoté le thermostat du frigo ces jours derniers. Il m’a juré que non. Alors...
Alors cette fois, je n’ai pas chassé les pensées fantastiques, d’autant qu’elles se télescopaient avec les toc-toc incongrus qui m’avaient fait ouvrir la porte d’entrée la semaine dernière, quelques heures avant la mort du père de ma femme. J’avais ouvert, le couloir était vide et sans lumière. Mes pensées fantastiques ont la couleur de ces folies désuètes que la littérature romantico-populaire du XIXe siècle a délavée jusqu’à la pâleur de l’effroi. Je me suis dit – rien que ça ! – que mon studio était hanté.
Des fantômes étaient venus la nuit fumer mes cigarettes, et monter le thermostat de mon frigo. Sûr et certain. C’est ainsi que les choses m’assaillent. Les récents travaux dans mon nouveau bureau ont libéré les énergies des matières, vieux chêne du plancher et l’âme des tomettes, et je ne sais quoi sur les murs. Je suis écrivain, oui ou non ? Ô mes labrènes, chères à Tomaso Landolfi, mes labrènes à la gorge ! Et cette suspension Arts déco anthropophage du passé, tout ce qu’elle a reçu du sol dans sa lumière japonisante et cotonneuse tamisée par son motif vieux rose, tout ce qu’elle a été contrainte de garder pendant des décennies dans son écrin d’A.D.N., sans pouvoir s’alléger dans la psychanalyse ! Ce que j’ai fait en quittant les lieux : j’ai ouvert un livre sur la tablette de la cuisine américaine – Noa-Noa, voyage à Tahiti, de Gauguin – en me disant que si demain je le retrouvais fermé, juré, j’irais consulter.
Le lendemain, aujourd’hui donc, le livre était ouvert. Ouf. L’asile, ce n’est que partie remise. Ou alors les fantômes auraient préféré Le Horla à Gauguin. Tout va bien : j’entre chez moi, comme une clé dans sa serrure. Je commence le culottage de ma théière.
Maintenant, pour que le cul de ma théière se teinte de la noirceur solide de la pisse - cette même pisse que les chiens lâchent par jets nerveux pour marquer leur territoire -, je n’ai plus qu’à écrire mon prochain roman, ici, dans mon bureau. Je n’ai à ce jour pas trouvé parade plus efficace contre l’asile.
V. de S.
Lauréat du prix Charles Brisset 1998 pour son premier roman Pharricide (Calmann-Lévy, Pocket), Vincent de Swarte est l’auteur de romans pour adolescents publiés chez Gallimard et Pocket, et de Requiem pour un sauvage (Pauvert, Pocket), prix Wepler 1999, mention spéciale du jury. Son dernier roman, Le Paradis existe (Pauvert, 2001) retrace le destin de villageois ukrainiens revenus vivre dans la zone interdite autour de Tchernobyl, quelques années après l’incendie du quatrième réacteur.
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Comme nous vous l’avons annoncé dans nos derniers numéros, le nouveau ministre de la Santé allemand, Ulla Schmidt, a décidé de supprimer les sanctions collectives contre les médecins, en cas de dépassement des prescriptions de médicaments par rapport au taux fixé par les gouvernements des Länder. Cette décision de bon sens est une façon de répondre à l’hostilité des médecins devant une situation qui pénalisait même ceux qui ont cherché à contrôler leurs prescriptions et à tenir compte des contraintes économiques de la collectivité, et elle tient aussi compte de l’inefficacité comptable et surtout du manque de légitimité de ce système. Cette décision est importante pour nous, médecins français, car depuis une dizaine d’années, nos gouvernements regardent ce qui se fait en Allemagne, avec les yeux de Chimène pour le Cid, et ont cherché à nous appliquer un traitement analogue. On peut espérer que le bon sens triomphera et que la responsabilité individuelle sera mise en avant, comme cela semble être maintenant le cas en Allemagne, car il serait illusoire de croire que les gouvernements européens ne continueront pas à essayer de trouver des solutions aux déficits des systèmes sociaux ; ceci s’avérera de toute façon nécessaire puisque les dépenses de santé font partie du déficit global de chaque État, et contribuent à la stabilité de la monnaie commune.
En Allemagne, les négociations ne font que commencer et les difficultés sont importantes devant un système de médecine libérale dont le coût de fonctionnement est élevé et dont ce sont les Caisses qui assurent le paiement en tiers-payant. De ce fait, toute restriction des dépenses aura des conséquences immédiates sur l’emploi du personnel paramédical (menacé de licenciement, en cas de restrictions trop importantes).
Espérons que le bon sens l’emportera et que, si modèle allemand il doit y avoir, il respectera les conditions d’une médecine de qualité.
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Une loi fédérale suisse avait envisagé, en 1981, la stérilisation des personnes mentalement déficientes mais capables de jugement, ceci avec leur consentement. Une nouvelle loi en 2000 permet une stérilisation des handicapés mentaux sans leur consentement, mais l’Académie Suisse des Sciences Médicales recommande maintenant qu’elle soit suspendue.
Or, cette loi fédérale pourrait être adoptée après deux ou trois ans de débat, du fait du système politique complexe de la confédération helvétique qui est un ensemble de vingt-six États indépendants les uns des autres pour ce qui concerne leur politique de santé. Actuellement, seuls trois d’entre eux (Argovie, Fribourg, Neuchâtel) ont adopté une législation définissant le contexte précis dans lequel ces stérilisations sont autorisées ; dans les autres, les stérilisations de personnes handicapées mentales sont possibles sans leur consentement : dans le canton de Zurich, par exemple, le Dr Hamstad a rapporté une vingtaine de cas.
H. S.
Strasbourg
En ce clair matin du 19 mars 2001, Céleste regardait pensivement le rivage bleuté qui se perdait dans la brume, à quelques mille mètres sous ses menus sabots fichés dans la boue de sa pâture, timidement reverdissante en cette veille de printemps. Sa queue se balançait en une mélancolique cadence de droite à gauche, et de gauche à droite, mais ce n’était ni pour chasser les mouches, encore rares en cette saison, ni même pour compter les points en ce lendemain d’élections municipales. Le maire de son village natal avait été confortablement réélu à la tête d’une liste unique, et le troupeau, le sachant bien disposé envers la gent bovine, entre autres parce que gros mangeur de fromage, restait donc serein. Si Céleste était pensive de la tête à la queue, c’est à cause de ce qu’elle avait appris sur une terrible maladie qui touchait veaux, vaches, cochons, moutons, et même les cousins sauvages de la forêt, mais qui épargnait ce grand coupable qu’est l’Homme, et surtout l’homme. Mais Céleste se défendait d’être féministe, foi de vache sage.
La curiosité érudite de Céleste lui fit découvrir que le premier à avoir décrit la "fièvre aphteuse", que les Anglais appellent "foot-and-mouth" (disease), était ce grand fripon de Girolamo Fracastoro, natif de la belle cité de Vérone, et ceci en 1546. Fripon, car ce médecin était aussi poète, et s’est rendu célèbre par Syphilis sive de morbo gallico, poème où il donna, dans un poème en latin, une description détaillée du "mal français" en 1530. "A chaque espèce ses misères", songea Céleste, mais aucune vache n’a jamais proposé qu’on abattît et brûlât tous les humains malades et suspects de cette maladie. Seul un journal satirique déclarait que "pour chaque paysan abattu, les moutons toucheront une indemnité de la Commission européenne". Mais Céleste n’était pas vindicative, et n’aurait pas voulu qu’on touchât un seul cheveu de son bon maître, tout chauve qu’il fût.
Non, ce qui rongeait Céleste, c’était ces massacres d’agneaux et autres ruminants et suidés qui n’y pouvaient mais, dans les campagnes de France et d’Angleterre. Elle se glaça en lisant sous la plume d’un certain Cavanna la description de "bûchers à la noire et puante fumée", "vision terrible qui fait penser à l’Inquisition". Et plus loin : "Là comme en d’autres catastrophes, on n’en parle qu’en termes de perte financière. Pas un mot de pitié pour l’abominable sort de ces vies qui ne sont que kilos de viande, que marchandise à suer du profit." Tous ces animaux sont des "condamnés à mort", "leur seule raison d’être tolérés, c’est leur mort future..." (Charlie-Hebdo, 07.03.01). Céleste sanglota, et espéra que cette calamité ne gravirait jamais les escarpements qui montaient jusqu’à son alpage. Pourquoi diable avait-on cessé de la vacciner chaque année, comme autrefois ? Elle se souvenait du passage régulier du vétérinaire, qui s’inquiétait de tuberculose et de fièvre aphteuse, et du soulagement de son maître lorsqu’il pouvait accrocher à la porte de l’étable la petite médaille annuelle certifiant la bonne santé du troupeau. C’était la faute à l’Europe, disaient les journaux, mais il n’est pas certain que le fléau aurait pu être évité, tant le virus circulait et se modifiait. Par contre, ce seraient bien des cochons d’humains qui auraient donné à leurs porcs d’élevage des restes de plateaux-repas contaminés de l’aéroport de Newcastle, au mépris de l’interdiction (Le Monde, 09.03.01). "Pour le cochon, tout est bon...". De là, l’épidémie se répandit comme traînée de poudre.
Pour se consoler de tant de noirceur, Céleste se replongea dans la lecture d’une lettre de sa savante cousine de Guémené en Bretagne, qui dissertait sur une préparation, elle aussi menacée par le progrès et l’hygiène, l’andouille, et dont elle défendait la portée gastronomique et philosophique infinie. Le mot date de 1178, et vient du latin inducere, conduire à l’intérieur, mais aussi enduire, couvrir et même tromper... Quel programme ! La cousine expliquait que l’andouille devait vieillir accrochée au plafond, qu’on la dégustait après de longs mois de séchage, comme le foin, mais qu’au-delà de huit à neuf mois, sa dégustation relevait de l’exploit... Il fallait la dessaler longuement avant de la cuire à l’eau bouillante pendant trois heures, avec une poignée de foin au fond de la casserole pour absorber la graisse*.
De plus, "l’andouille ne supportait que la purée", comme accompagnement, tout comme "l’ampouille ne supportait que la durée", mystérieuse contrepèterie de sa facétieuse cousine.
"Quel plat étrange, quel travail...", se dit encore Céleste en repliant délicatement la lettre avant de la caler sous son bloc de sel, "surtout quand on pense que le monde est gouverné presque uniquement par des dépendeurs d’andouilles...".
*Renseignements dus à la Maison Rivalan-Quidu, faiseurs d’andouilles de père en fils à Guémené-sur-Scorff (Morbihan).
Comité de Rédaction : Jacques-David BEIGBEDER, Jean-Yves COZIC, Gilbert DIEBOLD, Jean-Yves FEBEREY, Jean-Louis GRIGUER, Jean-Michel HAVET, François KAMMERER, Christine LAMOTHE, Jean-Pierre RUMEN, Christian VASSEUR.
En ces temps où les colloques sur la violence sont à la mode, notre collègue Serge Tisseron(1) a eu l’opportunité de diriger une importante recherche sur les effets des images sur la génération des 11-13 ans, avec de nombreux collaborateurs utilisant, après la projection de séquences, le jeu de rôle et l’entretien individuel. Ce grand travail dément les idées reçues :
- "Les images violentes ne procurent pas vraiment du plaisir, la gestion de leur impact est beaucoup plus le résultat des relations de groupe que de leurs contenus, l’engagement du corps est aussi essentiel à l’élaboration pleine et entière de leurs effets que l’usage du langage et, enfin, les processus psychiques mis en jeu face à elles ne diffèrent pas selon l’origine sociale."
- Les images violentes provoquent des émotions désagréables. Les enfants éprouvent le besoin d’en parler pour en maîtriser les effets sur eux. Elles entraînent davantage de manifestations non verbales, font perdre les repères personnels et tendent à faire adhérer massivement à ceux du groupe. C’est pourquoi on ne peut se limiter aux contenus des images, mais on doit envisager leur impact sur chacun et la sensibilisation à la dynamique des groupes.
- L’éducation aux images à l’école peut amener à distinguer le contenu objectif de l’image de l’impression subjective qu’elle nous fait. Il faut apprendre aux enfants que les images (celles d’actualité comme celles de fiction) sont construites. Ordinateurs et logiciels de traitement d’images permettraient aux enfants d’être acteurs. Les enseignants doivent encourager les élèves à mettre des mots sur leurs éprouvés mais, pour beaucoup, cette mise en mots doit être précédée d’un jeu avec les images et de leur mise en scène en groupe, de manière ludique et créative.
- S. Tisseron préconise que des personnels éducatifs, autres que les enseignants, interviennent dans le cadre d’un ministère de l’Enseignement et de l’Éducation nationale pour accueillir les enfants avec leurs préoccupations et leur culture télévisuelle.
- Le rôle des parents est fondamental : "La recherche de l’authenticité dans nos relations familiales et professionnelles, est un élément déterminant de la relation que nos enfants noueront plus tard avec les images de toutes natures."
- Il n’est pas possible d’éviter le contact des jeunes avec les images violentes, réelles ou fictionnelles. Un gouvernement éclairé devrait faire porter son effort sur l’encadrement des groupes de jeunes : "Partout où il y aura des adultes pour engager les jeunes à reconnaître leurs émotions et leurs impulsions d’actes et les mettre en sens par des gestes, des images et des mots, les effets de la violence des images ne seront guère à redouter."
P.
(1)TISSERON (S.), Enfants sous influence, Paris, Armand Colin, 2000.
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à NICE, les 3 et 4 : XXXIes Journées Régionales de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie sur Gériatrie - Imagerie - Traitement. Renseignements : CANAL 55 CONGRÈS, Géronto Nice 2001, 191 bld Péreire, 75017 PARIS - Tél : 01 53 81 75 55 - Fax : 01 53 81 75 65 - E.mail : congres@canal55.com
à HYÈRES, les 10 et 11 : Congrès sur Lien familial, lien social. Lier, délier, relier. Renseignements : Serv. de psy. du Pr Delage, Hôp. d’Instruction des Armées Ste Anne, 83800 TOULON NAVAL - Tél : 04 94 09 92 10
à LILLE, les 10 et 11 : XXXIIIe Congrès français de criminologie sur Les soins obligés. Renseignements : AFC, Tél & Fax : 01 42 63 45 04 - E.mail : tournier@ext.jussieu.fr
à REIMS, le 11 : Colloque de l’Association Nationale de Prévention de l’Alcoolisme sur Les recommandations pour la pratique clinique en alcoologie : une culture commune pour quelles pratiques ? Renseignements : CDPA, 45 rue Libergier, 51100 REIMS - Tél : 03 26 47 75 57 - Fax : 03 26 88 97 29
à SAINT-ÉTIENNE, le 12 : Journée AFP /Ass. des Psychiatres Libéraux Stéphanois sur Penser la psychose : la trithérapie du patient psychotique. Renseignements : AFP, 147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 E.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr à LIMOGES, le 12 : 5e Colloque Européen des Unités d’Hospitalisation Mère-Bébé en Psychiatrie sur Premier chapitre de la vie. Soins relationnels précoces autour de la parentalité. Renseignements : CH Esquirol, 15 rue du Dr Marcland, 87025 LIMOGES Cedex - Tél : 05 55 43 11 00 - Fax : 05 55 43 11 11 - Site internet : http://www.inext.fr/abonnes/essorpsy
à PARIS, les 12 et 13 : Journées Internationales d’Etude et de Formation sur Correspondances. Ecriture, thérapie et lien social. Renseignements : Asphodèle, 55 bld de Charonne, Les Érables, 75011 PARIS - Tél & Fax : 01 46 59 26 18
à PARIS, le 15 : Séminaire du CTNERHI sur La représentation sociale et artistique du handicap au cinéma. Renseignements : Mme R. Martinez, CTNERHI, 236 bis rue de Tolbiac, 75013 PARIS - Tél : 01 45 65 59 40 - Fax : 01 45 65 44 94 - E.mail : ctnerhi@club-internet.fr - Site internet : http://perso.club-internet.fr/ctnerhi/
à MARSEILLE, les 18 et 19 : XIIe Colloque psychiatrique de Marseille sur Langage et psychopathologie : approche multidisciplinaire. Renseignements : Mme Rolando, Serv. du Pr Giudicelli, CHU Timone, 13385 MARSEILLE Cedex 5 - Tél : 04 91 38 75 14 - Fax : 04 91 38 47 22
à BREST, les 18 et 19 : Journées régionales de l’AFTCC sur Les thérapies comportementales et cognitives à l’aube du millénaire : perspectives et évolutions. Renseignements : Dr Guillerm-Marc, 21 rue Emile Zola, 29200 BREST - Tél & Fax : 02 98 46 76 03
à NICE, le 18 et 19 : Journées Nationales de la Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent sur La Violence. Renseignements : S. Hernandez - Tél : 04 92 03 03 26 - Fax : 04 92 03 04 43
à PARIS, le 19 : Journée d’Étude du Centre Alfred Binet sur Voies de sorties de l’Autisme ? Renseignements : CAB, 76 av. Edison, 75013 PARIS - Tél : 01 40 77 43 40 - Fax : 01 40 77 43 55
à FRONTEVRAUD L’ABBAYE, le 19 : 16e Journée Psychiatrique du Val de Loire sur Prescriptions, entre science et croyance. Renseignements : Ste Gemmes sur Loire, Secr. Du Dr Lhuillier, BP 89, 49137 LES PONTS DE CÉ CEDEX - Tél : 02 41 80 79 93 - Fax : 02 41 80 79 63 - E.mail : secteur7@ch-cesame-angers.fr
à PARIS, le 21 : Conférence de l’Hôtel de Lamoignon sur Pratique du lyrisme en poésie, sous la direction de Jean GILLIBERT. Renseignements : AFP, 147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - E.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
à ANNECY, du 23 au 27 : 30es Journées Franco-Suisses sur Formation à la relation soignant-soigné. Renseignements : Dr M. Sapir, 6 rue de l’Arrivée, 75015 PARIS - Fax : 01 42 64 54 56
à PARIS, du 24 au 27 : 61e Congrès des Psychanalystes de Langue Française sur La figurabilité. Renseignements : SPP, 187 rue St Jacques, 75005 PARIS - Tél : 01 43 29 66 70 - Fax : 01 43 29 10 77 - E.mail : congres@spp.asso.fr
à BORDEAUX, les 25 et 26 : Colloque de l’Evolution Psychiatrique sur Les psychopathies graves. Renseignements : L’Ev. Psy. - Tél : 01 39 38 78 01 - Fax : 01 39 38 77 04 - E.mail : Evolution.Psychiatrique@wanadoo.fr
à LYON, le 31 : Colloque du Laboratoire de Gérontopsychologie de l’Université Lyon 2 sur Libido et vieillissement. Renseignements : Mme M. Bonin - Tél : 04 78 77 44 58
à CHAMBÉRY, le 2 : Manifestation de EcoSystème Association sur Corps et couple. Renseignements : Colok’ Expo, Dr A. Chabert, ESA, CHS de la Savoie, 73011 CHAMBÉRY Cedex - Tél : 04 79 60 30 31 - Fax : 04 79 60 31 32
à BORDEAUX, les 8 et 9 : Journée AFP et Union Internationale d’Aide à la Santé Mentale sur Menace de ruine de la psychodynamique dans la psychiatrie actuelle. Renseignements : AFP, 147 rue Saint Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - E.mail : psy-spfafp@wanadoo.fr à AUXERRE, les 8 et 9 : VIIIe Congrès de psychothérapie de Groupe d’Enfants et d’Adolescents, du CIRPPA et de la SPGEA, sur La fonction du tiers dans les groupes. Renseignements : CIRPPA, 15 av. du Gal Rollet, 89000 AUXERRE - Tél : 03 86 48 23 08 - Fax : 03 86 46 50 03
à STRASBOURG, du 14 au 16 : XVIIes Journées annuelles de l’API sur Babel Blues - Frontières et identités de la psychiatrie infanto-juvénile de service public. Renseignements : Dr N. Steinberg, CH, 13 rte de Krafft, BPF, 67152 ERSTEIN Cedex - Tél : 03 88 64 45 21 - Site internet : www.ch-erstein.fr
à PARIS, le 15 : Colloque de l’ASM 13, du Serv. de Psy. Adulte de la Pitié Salpêtrière et de l’APEP Autour d’Otto Kernberg. Renseignements : Mme C. Thevenin, ASM 13, 11 rue Albert Bayet, 75013 PARIS - Tél : 01 40 77 44 48 - Fax : 01 45 83 28 77
à AIX-LES-BAINS, les 15 et 16 : 8e Colloque de la Société Française de Relaxation Psychothérapique sur Corps et mémoire. Renseignements : SFRP, Pr. Q. Debray, Hôp. Necker, 149 rue de Sèvres, 75743 PARIS Cedex 15 - Tél : 01 42 83 81 10
à GRENOBLE, le 16 : Journée sur Serge Lebovici : aujourd’hui et demain. Renseignements : AGAPÉ, 10 rue Augereau, 38000 GRENOBLE - Tél : 04 76 43 31 50 - Fax : 04 76 96 04 28
à PARIS, les 22 et 23 : Ier Forum International sur L’enfant, l’adolescent et le monde des images. Renseignements : SB Organisation, 33 rue de la Chapelle, 75018 PARIS - Tél : 01 42 09 99 18 Fax : 01 40 38 01 08 - E.mail : sborg@wanadoo.fr
à L’ISLE-SUR-LA-SORGUE, le 23 : Ve Journée d’Etude " Enfance et Polyhandicap " sur Saisir l’instant de la rencontre. Renseignements : IMED, Quartier St-Antoine, BP 108, 84803 L’ISLE-SUR-LA-SORGUE Cedex - Tél : 04 90 21 27 70 - Fax : 04 90 38 51 95
à PARIS, du 24 au 28 : 15e Congrès de l’Association Mondiale de Sexologie. Renseignements : Regimedia, 17 rue de Seine, 92100 BOULOGNE - Tél : 01 49 10 09 10 - Fax : 01 49 10 00 56 - E.mail : parisexo@regimedia.fr
à PARIS, du 28 au 30 : Ve Conférence Internationale Philosophie et Psychiatrie sur Douleur et dépression. Renseignements : Dr B. Granger, Hôp. Necker, 149 rue de Sèvres, 75743 PARIS Cedex 15 - Fax : 01 44 49 44 04 - E.mail : granger@necker.fr
à PARIS, le 29 : Projection d’une vidéo sur Les projets de l’Association française et malgache de santé mentale. Renseignements : AFP, 147, rue Saint-Martin, 75003 PARIS - Tél : 01 42 71 41 11 - E-mail : psy-spfafp@wanadoo.fr
à LA ROYA (Nice), les 7 et 8 : Colloque de l’Association Piotr-Tchaadaev sur Les utopies thérapeutiques. Renseignements : Dr J-Y. Feberey Tél : 04 93 89 86 95 - E.mail : jean-yves.feberey@wanadoo.fr
à LA NOUVELLE-ORLÉANS (USA), du 5 au 10 : Congrès annuel de l’APA. Renseignements : APA, 1400 K Street, N.W., WASHINGTON, D.C. 20005 - Tél : 202 682 6000 - Fax : 202 682 6850 - E-mail : apa@psych.org - Site Internet : www.psych.org
à LISBONNE (Portugal), du 31 mai au 2 juin : 3e Congrès Européen de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent de l’AEPEA sur Psychopathologie et parentalité(s). Renseignements : Convergences, AEPEA 2001, 120 av. Gambetta, 75020 PARIS - Tél : 01 43 64 77 77 - Fax : 01 40 31 01 65
à GAMMARTH (Tunisie), du 31 mai au 2 juin : IXe Congrès Panarabe de Psychiatrie sur Femmes et santé mentale. Renseignements : Serv. de psy. A, Pr A. Douki, Hôp. Razi, 2010 LA MANOUBA, TUNISIE - Tél : (216.1) 600 154 - Fax : (216.1) 750 103 - E.mail : saida.douki@gnet.tn
à BEYROUTH (Liban), du 1er au 3 : Dans le cadre du IXe Sommet de la Francophonie, Colloque de la Sté Libanaise de Psychanalyse sur Médecine, psychiatrie et psychanalyse. Renseignements : Nakhal & Cie, 30 rue Deparcieux, 75014 PARIS - Tél & Fax : 01 43 27 96 30 E.mail : nakhal@wanadoo.fr
à BUDAPEST (Hongrie), du 27 au 30 : Conférence de l’Association Européenne de Thérapie Familiale. Renseignements : Hungarian Family Therapy Association, 1125 Budapest Kutvölgyi ut 4. - Tél & Fax : 36 1 200 98 44 - E.mail : familyth@matavnet.hu
Attention, changement de lieu et de dates :
à HAMMAMET (Tunisie), du 10 au 16 : Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de Langue Française. Renseignements : Dr J. Burgonse, CHS de la Savoie, BP 1126, 73011 CHAMBÉRY Cedex - Tél : 04 79 60 30 36 - Fax : 04 79 60 31 88
à LONDRES (Royaume-Uni), du 9 au 13 : Congrès annuel du Collège Royal des psychiatres et l’Association Mondiale de Psychiatrie sur 2001, L’Odysée de la pensée : Science et soins. Renseignements : Conference Office, The Royal College of Psychiatrists, 17 Belgrave Square, London, SW1X 8PG, UK - Tél : 44 (0) 20 7235 2351 ext. 168 - Fax : 44 (0) 20 7259 6507 - E.mail : mkerby@rcpsych.ac.uk - Site internet : www.rcpsych.ac.uk/2001
La Lettre de Psychiatrie Française
147 rue Saint-Martin - 75003 Paris - Tél. : 01 42 71 41 11 - Fax : 01 42 71 36 60 - e.mail : psy-spfafp@wanadoo.frEditeur : Association Française de Psychiatrie / Syndicat des Psychiatres Français (A.F.P. / S.P.F.)
Tirage 13.600 ex. - Dépôt légal Avril 2001 - Prix au n°18 F - Commission Paritaire N° 72689.
Directeur de la publication : Simon-Daniel Kipman - Rédacteurs en chef : Jean-Yves Cozic, Jean-Yves Feberey
Comité de rédaction : Michel Eisele, Michel Gayda, Jean-Michel Havet, Jean-Jacques Kress, Romain Liberman, Claude Nachin, Madeleine Rivière, Pierre Staël, Christian Vasseur.
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